Analyses de phytoplancton toxique
- Date limite
- 23 novembre 2026 à 16 h
- Localisation
- Multiples
- Durée
- 1 an ; 3 reconductions tacites annuelles ; 48 mois maximum
- Budget
- Non précisé
Identification et dénombrement des flores toxiques
Le titulaire analyse par microscopie optique des échantillons d’eau du REPHY Sanitaire. Il identifie et dénombre notamment les taxons toxiques des genres Dinophysis, Phalacroma, Pseudo-nitzschia et Alexandrium, ainsi que les autres espèces toxiques visées par les prescriptions en vigueur. Les résultats doivent être produits au plus tard durant la semaine suivant le prélèvement.
Les seuils d’alerte sont exprimés en cellules par litre :
- Dinophysis et Phalacroma : alerte dès présence.
- Alexandrium catenella/tamarense : 5 000 cell/L, ou 1 000 cell/L dans l’étang de Thau ; autres Alexandrium : 10 000 cell/L.
- Gonyaulax spinifera, Lingulaulax polyedra, Protoceratium reticulatum, complexe Prorocentrum lima et Azadinium : seuil retenu de 10 000 cell/L en l’absence d’un seuil pertinent.
- Pseudo-nitzschia : 300 000 cell/L pour les groupes « fines », sigmoïdes et complexe americana-brasiliana ; 50 000 cell/L pour australis/seriata ; 100 000 cell/L pour les autres groupes décrits dans les prescriptions.
Toute autre espèce toxique visée doit également être dénombrée. Les listes peuvent être actualisées par la coordination REPHY. En cas de doute d’identification, le prestataire peut solliciter les experts de l’Ifremer.
Organisation des analyses et des résultats
Les besoins sont planifiés avec le titulaire, normalement au moins un trimestre à l’avance. Le prestataire remet un planning prévisionnel semestriel indiquant sa capacité hebdomadaire, d’au moins 15 échantillons pour une semaine complète sans jour férié. Il doit pouvoir en recevoir chaque semaine ; les besoins estimés pour 2027 sont de 100 à 400 échantillons sur l’année et de 0 à 25 par semaine. Le recours à la sous-traitance est surtout prévu au printemps et en été. Les demandes hebdomadaires et les capacités sont coordonnées avec les LER ; le prestataire confirme l’acceptation des échantillons et la date prévisionnelle de rendu.
Les échantillons sont prélevés généralement le lundi ou le mardi, exceptionnellement le mercredi ou le jeudi en cas de conditions défavorables. Une fraction de 250 mL est expédiée au laboratoire dans un flacon à col large en polypropylène ou chlorure de polyvinyle ; le LER conserve une autre fraction de 250 mL. Les échantillons sont fixés au lugol acide, conservés à l’abri de la lumière et au frais. À réception, le prestataire vérifie l’intégrité du colis et des flacons, leur étanchéité et leur remplissage à environ 80 %, l’identification du lieu et de la date, ainsi que la fixation. Toute anomalie est signalée au LER pour décision d’acceptation ou de refus et tracée sur la fiche de réception.
Les fiches paillasses sont transmises au LER au plus tard le vendredi avant midi, ou en temps réel si elles sont prêtes le mercredi ou le jeudi ; l’Ifremer est informé si aucun résultat n’est disponible le jeudi. Les résultats sont saisis directement dans Quadrige, d’abord Q2 puis Q3 PHYTOHYDRO lorsque la bascule aura lieu, sur FLORPAR et FLORSOMME. Selon le LER demandeur, la saisie peut aussi inclure le passage, le prélèvement, l’échantillon et les paramètres hydrologiques associés. Les saisies sont vérifiées par le prestataire, réalisées le jeudi avant 14 h puis actualisées le vendredi avant 11 h 30.
Le marché fonctionne par bons de commande établis en début de période trimestrielle, avec possibilité de commandes complémentaires. L’acte d’engagement prévoit un minimum annuel correspondant à 200 analyses sans saisie « passage/prélèvement/échantillon » et un maximum de 1 600 analyses avec saisie sur quatre ans. Les quantités estimatives utilisées pour l’analyse des offres sur quatre ans sont de 920 analyses avec cette saisie et de 380 sans cette saisie.
Matériel, qualité et habilitation
Le laboratoire dispose au minimum d’un microscope inversé à contraste de phase. Les caractéristiques préférentielles comprennent une source halogène de 50 à 100 W (100 W de préférence ou LED équivalente), un condenseur d’ouverture numérique d’au moins 0,3 à longue distance de travail, des objectifs x10, x20 et x40 avec ouvertures numériques respectives d’au moins 0,3, 0,40 et 0,60, des oculaires x10, un micromètre oculaire étalonné pour chaque objectif et une platine mobile à commandes coaxiales avec réglettes X/Y. L’épifluorescence est prévue avec excitation bleue et cube de type FITC/GFP ; un objectif achromatique x4 est accessoire. Un appareil photo numérique ou une caméra est recommandé sur au moins un microscope.
Les micromètres oculaires et les diamètres des champs font l’objet de contrôles métrologiques. Chaque microscope dispose d’un dossier constructeur et de registres de maintenance et de contrôles. Les consommables sont à la charge du titulaire, à l’exception des flacons de prélèvement et, si nécessaire, de l’eau de mer filtrée. Le titulaire nettoie les flacons et les restitue régulièrement à ses frais.
Les contrôles qualité et métrologiques suivent les prescriptions REPHY ; leurs résultats sont conservés dans le système documentaire du prestataire et communiqués au LER sur demande. La compétence repose notamment sur l’expérience d’identification du microphytoplancton littoral, les ressources documentaires, les échanges avec l’Ifremer, le tutorat et les doubles lectures. Avant le début des analyses, chaque personne impliquée doit être habilitée par le Comité Technique REPHY. Le maintien de l’habilitation suppose notamment le respect des méthodes et délais, une pratique sans interruption supérieure à un an, une participation au moins annuelle aux journées, formations ou essais inter-analystes, et des résultats conformes aux doubles lectures. Le titulaire suit également la formation de saisie Quadrige organisée par l’Ifremer et les formations liées à la prestation ; formations et frais associés sont à sa charge.
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