Aménagement et entretien de sentiers de randonnée
Aménagement, réhabilitation et entretien des sentiers
L’accord-cadre couvre les travaux d’aménagement, de réhabilitation et d’entretien de 12 sentiers de randonnée inscrits au PTIPR. Les interventions combinent remise en état de l’assiette, sécurisation des cheminements, maîtrise de l’érosion et amélioration de l’intégration paysagère.
Les travaux manuels comprennent notamment l’épierrage, le débroussaillement, l’élagage, le tronçonnage, le déblaiement et le traitement des eaux de ruissellement. Le débroussaillement est adapté à la morphologie du chemin ; l’élagage libère le passage jusqu’à une hauteur moyenne de 2,50 m, sauf cas particuliers. Le déblaiement permet d’obtenir une largeur de niveau comprise entre 0,80 m et 1,60 m. Les rémanents sont broyés et dispersés en bordure ou, sur demande, disposés en andains.
Soutènements, maçonnerie et pierres sèches
Les ouvrages d’élévation et de soutènement comprennent principalement des murets en pierres sèches, ainsi que des murets maçonnés en pierres lorsque les fondations doivent être bétonnées et ferraillées. Les pierres sont prélevées prioritairement sur l’emprise directe du sentier, dans un rayon inférieur ou égal à 50 m pour les parements, sans prélèvement sur les propriétés attenantes.
Pour les murets en pierres sèches, les fouilles ont une largeur minimale de 60 cm et une profondeur voisine de 20 cm sous l’assise existante ; les fondations ne sont ni bétonnées ni ferraillées. Les pierres sont posées à joints croisés, avec un fruit d’au moins 15 cm/m et des joints extérieurs d’une largeur maximale de 5 cm. Le drainage est réalisé au fur et à mesure de l’édification, avec des barbacanes à raison d’environ une pour 2 m² de parement. Les couronnements sont constitués de pierres adaptées au site et peuvent être scellés à la chaux de manière invisible.
Les matériaux doivent être conformes aux normes et aux règles de l’art. Les bétons sont de classe C35/45, avec classe d’exposition XS2 ou XS3 selon l’exposition à l’eau de mer, et dosés à 350 kg/m³ de ciment. Les mortiers sont dosés à 500 kg/m³ avec des granulats de type sable 0/2. La chaux hydraulique naturelle est de type NHL 3,5. Les matériaux drainants sont généralement de granulométrie 20/50 ; les drains annelés en PVC ou PEHD ont un diamètre compris entre 50 et 200 mm.
Gestion des eaux et franchissement des dénivelés
Les ouvrages hydrauliques comprennent les marches ou revers d’eau et les rigoles en pierres. Une marche ou un revers d’eau présente une dénivellation de 20 à 25 cm, une émergence amont d’environ 10 cm, une largeur d’au moins 50 cm et une profondeur minimale de 15 cm au pied de la rangée de pierres. Les rigoles sont dimensionnées selon les écoulements, avec une section comprise entre 300 et 600 cm², une largeur intérieure de 20 à 40 cm et une hauteur de 10 à 20 cm. Leur assise comporte notamment une couche de cailloux de granulométrie 8/30 mm sur 15 à 20 cm, puis des pierres jointives et des fines de remplissage.
Les ouvrages de franchissement comprennent les marches, emmarchements et pas d’âne. La hauteur de progression ou de marche n’excède pas 25 cm. Les emmarchements présentent à titre indicatif une longueur de 1 m, un giron minimal de 30 cm et une contremarche de 15 à 20 cm. Les pierres sont encastrées sur au moins la moitié de leur hauteur et les paliers ont une pente inférieure à 10 %. Les marches peuvent être réalisées à sec ou maçonnées sur sol rocheux avec ancrage.
Reprise de l’assiette et ouvrages en bois ou métal
La reprise du profil utilise prioritairement les matériaux récupérés sur site, avec une couche structurante de granulats 8/30 mm, une finition en graviers 6/10 mm et fines 0/6 mm, puis compactage. Le reprofilage transversal est réalisé sur une largeur minimale de 120 cm, avec une pente légère vers l’aval. Les blocs rocheux proéminents peuvent être arasés sur l’assiette du sentier, sans déroctage des blocs encadrant celle-ci lorsqu’ils constituent un seuil paysager ; la largeur reconstituée ne doit pas excéder 120 cm.
Les ponceaux, passages, platelages, passerelles et garde-corps peuvent être réalisés en mélèze ou en douglas de classe 4 en bord de mer. Les sections indicatives comprennent notamment : poutres d’emmarchement 200 × 150 mm, poutres de ponceaux 250 × 150 mm, poutres de passerelle 300 × 180 mm, platelage 150 × 50 mm, chevrons 70 × 70 mm, mains courantes 90 × 90 mm, lisses 220 × 27 mm, plinthes 100 × 27 mm et poteaux de 90 × 90 mm avec une longueur minimale de 1,2 m. Les bois sciés répondent à la classe C24, sont rabotés, chanfreinés et issus de forêts certifiées.
Les éléments métalliques sont galvanisés à chaud ou en acier inoxydable. Les vis de fixation des ouvrages bois sont en inox, de diamètre minimal 7 ou 8 mm ; les ancrages de mains courantes ont un diamètre minimal de 12 mm, les fers de fixation des emmarchements de 14 mm, les câbles de garde-corps de 5 mm, et les tubes de mains courantes ou garde-corps un diamètre minimal de 50 mm pour une épaisseur minimale de 3 mm. Les éléments non galvanisés reçoivent deux couches de peinture anticorrosion, selon la classe de corrosivité C4 et la norme NF EN ISO 12944.
Organisation, contrôle et remise en état
Le titulaire fournit les moyens humains, matériels et outillages nécessaires, y compris pour les interventions transportées à dos d’homme. Les matériaux peuvent faire l’objet de contrôles qualitatifs et quantitatifs, d’essais de conformité avant travaux ou d’essais de contrôle en cours d’exécution. Les fournitures destinées au contrôle restent disponibles sur chantier pendant au moins 3 jours après information du maître d’œuvre ; les matériaux refusés sont évacués aux frais du titulaire.
Le titulaire établit un programme d’exécution, ainsi que le projet des installations de chantier et des ouvrages provisoires, et peut devoir produire un plan d’assurance qualité à la demande du maître d’œuvre. Les plans d’exécution et spécifications techniques détaillées sont remis par le maître d’œuvre. Les déchets, emballages et chutes relevant du titulaire sont collectés, transportés, évacués et tracés conformément à la réglementation. Le nettoyage, le repliement des installations, la remise en état des abords et la réparation des dégâts occasionnés par les travaux sont compris dans les prestations.
Les rigoles, emmarchements, pas d’âne et sections réaménagées font l’objet de vérifications de pérennité : contrôle annuel pour les rigoles, emmarchements et pas d’âne, et contrôle tous les 2 à 3 ans pour les sections reprofilées, avec reprise éventuelle des pierres descellées, des paliers ou des exutoires.
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