Aménagement et sécurisation de voiries
Travaux de voirie, d’assainissement et de sécurisation
Aménagement et sécurisation de la place du Marronnier, de la rue des Anciens Fours à Chaux (RD56) et de la rue des Fleurs. Les prestations portent sur la confection de chemins et la mise en état de terrains, avec travaux de terrassement, chaussées, assainissement des emprises et ouvrages hydrauliques.
Les travaux peuvent comprendre :
- débroussaillage, arrachage d’arbres et extirpation de souches, terrassement et remblaiement ;
- confection des fondations, couches de chaussée, revêtements et accotements ;
- curage ou création de fossés, tranchées drainantes et fossés couverts ;
- création d’aqueducs, ponceaux, caniveaux, regards et ouvrages annexes.
Matériaux et canalisations
Les granulats destinés aux bétons des ouvrages coffrés sont en gravier de ballastière ou de concassage criblé, avec éléments de 10 à 25 mm, soumis à l’agrément du maître d’œuvre. Pour 1 m³ de béton, la composition prévue comprend 400 litres de sable — un tiers de sable fin de diamètre inférieur ou égal à 0,5 mm et deux tiers de gros sable de 1,6 à 6,3 mm — ainsi que 800 litres de graviers. Les dosages en ciment sont de 200 kg pour les fondations en terrain sec, 300 kg pour les ouvrages coffrés en élévation et 400 kg pour les bétons armés.
Les granulats de chaussée doivent respecter les fuseaux granulométriques, la composition chimique, le taux maximal de calcaire, l’homogénéité et les opérations de concassage, criblage et lavage prescrits. Ils ne doivent pas être gélifs ; la provenance des graves doit être contrôlable et leurs traitements justifiés par des procès-verbaux de laboratoire fournis avant emploi. Les ciments sont conformes aux normes françaises, classe 325. Les liants hydrocarbonés respectent le fascicule n° 24.
Les canalisations doivent résister à la pression intérieure, aux charges extérieures, aux surcharges roulantes et aux réactions du sol ou des supports. L’axe doit être rectiligne et la variation d’épaisseur des parois ne peut dépasser 5 % de l’épaisseur moyenne. Les tuyaux portent un marquage indélébile indiquant le fabricant, la classe ou série et la date de fabrication. Les tuyaux à collets relèvent des séries 90-A et 135-A ou du fascicule 71 du CCTG. Les tuyaux de drainage sont en PVC annelé ou rigide, avec caractéristiques et provenance soumises à accord avant approvisionnement.
Tout matériau nouveau nécessite une autorisation préalable, un agrément, un mémorandum des essais réalisés en laboratoire officiel, les éventuels essais complémentaires, des notes de calcul sur la fatigue et les justifications de tenue ultérieure. La proportion de matériaux rebutés lors des contrôles de qualité et à la réception ne doit pas dépasser 2 %. Les ouvrages annexes sont coulés sur place selon les plans types du maître d’œuvre ; les têtes de débouché, prises en fossé et regards peuvent être préfabriqués avec son accord. Des pavés sont fournis par le maître d’ouvrage.
Terrassements, fossés et drainage
Le piquetage général et le piquetage spécial des réseaux enterrés sont réalisés avant travaux, avec implantations, nivellements, piquets, cordeaux, outils et sondages nécessaires. L’entreprise assure la conservation des repères, bornes, ouvrages, fossés et dispositifs de drainage, sollicite les autorisations d’occupation nécessaires lorsqu’elles lui incombent et maintient la viabilité des accès et chemins.
Le débroussaillage comprend la mise en tas et l’incinération totale des produits ou leur enlèvement vers la décharge communale sous réserve d’autorisation municipale. Aucune racine ne doit subsister à moins de 50 cm de profondeur ; les surfaces sont nivelées pour permettre la culture ou la circulation.
Les remblais sont constitués de matériaux homogènes, sans débris végétaux, compactés par couches de 30 cm. Le sol est débarrassé des racines, souches, débris et de la terre végétale sur au moins 10 cm ; l’argile à forte teneur en eau est proscrite dans la majorité des cas.
Les fossés sont réalisés aux dimensions du bordereau, de l’aval vers l’amont, avec un profil permettant l’écoulement normal des eaux. Les déblais sont évacués, stockés à plus de 2 m de la berge ou régalés sur les terrains riverains sur une épaisseur inférieure à 15 cm, en respectant l’écoulement des eaux superficielles.
Les tranchées drainantes ont une profondeur moyenne de 1 m et une largeur réduite au minimum. Le fond est réglé avec une pente rigoureusement uniforme ; les tuyaux sont alignés, bouchés provisoirement à chaque interruption et les tranchées ne sont remblayées qu’après autorisation du maître d’œuvre, délivrée au plus tard 5 jours après la pose. Le remblai est réalisé manuellement, avec réservation de la terre végétale et du gazon pour la fin. En cas de remblai en galets ronds 40/60, la largeur de tranchée ne dépasse pas trois fois le diamètre extérieur du tuyau.
Chaussées et ouvrages hydrauliques
Les matériaux de chaussée sont mis en œuvre selon les profils en travers types. Le répandage intervient après réglage et compactage de la couche précédente ou du fond de forme, avec épaisseur maximale par passe soumise à l’agrément du maître d’œuvre. Le régalage limite la ségrégation ; le compactage est réalisé par bandes longitudinales, de l’extérieur vers l’intérieur, avec arrosage éventuel et colmatage des vides.
Les contrôles d’épaisseur après compactage doivent présenter un écart inférieur à 5 % de l’épaisseur contractuelle. La flèche mesurée sous une règle de 3 m est inférieure à 3 cm, 2 cm pour les revêtements en imprégnation et 1 cm pour les revêtements en enrobés « T ». Les dosages du revêtement superficiel sont les suivants :
- première couche d’imprégnation : émulsion de bitume à 60 % dosée à 2,5 kg/m², gravillon concassé 8/12,5 dosé à 10 l/m² ;
- deuxième couche : émulsion de bitume à 60 % dosée à 2 kg/m², gravillon concassé 8/12,5 dosé à 10 l/m² ;
- troisième couche de fermeture : émulsion de bitume à 60 % dosée à 1,5 kg/m², gravillon concassé 4/6 dosé à 6 l/m².
Un revêtement bicouche reprend les dosages et caractéristiques des première et troisième couches. La plate-forme est décapée, débarrassée des herbes et détritus, débarrassée des ornières, formée et compactée. Les accotements sont compactés avec une pente transversale extérieure de 5 cm par mètre.
Les aqueducs et ponceaux sont posés après curage du fossé ou du ruisseau, sur sol nivelé ou radier béton de 10 cm, avec pente uniforme. Un curage à vif fond et vieux bords est réalisé sur 2 m de part et d’autre de l’ouvrage. Sauf indication contraire, les aqueducs utilisent des tuyaux en béton non armé vibro-comprimé, classe 135 B, à emboîtement à collet. Les radiers ont une largeur minimale égale au diamètre extérieur augmentée de 30 cm pour les tuyaux de 300 à 600 mm, de 40 cm pour 800 mm et de 50 cm au-delà de 1 000 mm, avec épaisseurs latérales et hauteurs d’enrobage respectives de 15, 20 et 25 cm. Le béton d’enrobage est dosé à 250 kg et damé ; les pierres de plus de 80 mm sont extraites des remblais.
Les têtes d’aqueduc sont réalisées en béton dosé à 250 kg, avec une épaisseur supérieure à 20 cm, un ancrage minimal de 10 cm de chaque côté, une largeur au moins égale à trois fois le diamètre et un dépassement de 10 à 20 cm au-dessus du chemin ou de la route. Les caniveaux en béton à deux pentes ont une largeur de 0,50 m ou 1 m, un joint de dilatation tous les 3 m et une chape incorporée dosée à 500 kg.
Les canalisations d’eaux pluviales sont posées sur un lit de sable d’au moins 10 cm, avec tuyaux à collets et joints caoutchouc, alignement soigné et pente rigoureusement uniforme. Les regards sont constitués d’anneaux de ciment préfabriqués de 1 m de diamètre intérieur, sur fondation béton d’au moins 15 cm, avec cunette aux trois quarts du diamètre, échelons en alliage d’aluminium et tampon en fonte ductile de 60 cm.
Organisation, contrôle et livrables
L’entreprise fournit les documents d’exécution, plans, notes de calcul et études de détails pour visa du maître d’œuvre. Elle soumet un programme d’exécution et le projet d’installations de chantier, assure l’hygiène, la sécurité, la propreté, les éventuelles déviations de circulation et la protection des accès.
Les essais et contrôles prévus par le CCTG et le CCTP sont réalisés pendant les travaux. Le maître d’œuvre peut imposer des essais supplémentaires ; leur coût peut rester à la charge de l’entreprise lorsqu’ils sont non concluants. Les engins de régie doivent être en parfait état et remplacés sous 5 jours s’ils présentent un rendement insuffisant.
Après exécution, l’entreprise remet au plus tard lors des opérations préalables à la réception, en version informatique et en trois exemplaires dont un reproductible, les notices de fonctionnement, de documentation et d’entretien ainsi que les plans des ouvrages exécutés avec leur récolement.
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