Aménagement d’un atelier d’épaississement des boues

Date limite
9 novembre 2026 à 14 h
Localisation
Étalans (25)
Durée
16 sem. (4 mois), dès OS de préparation ; études/préparation 4, travaux 8, mise en service-réception 4 sem. ; observation PTP 8 sem. ; total AE contradictoire : 14 sem
Budget
Non précisé

Installation complète de traitement des boues

Le marché porte sur les études d’exécution, la fourniture et la pose d’un atelier d’épaississement dynamique, ses raccordements et adaptations aux installations existantes, puis les essais, la mise en service, la formation de l’exploitant et la remise du dossier des ouvrages exécutés. La filière de traitement de l’eau est maintenue en l’état ; les travaux s’effectuent dans un bâtiment existant en exploitation.

Procédé et équipements
La solution de référence comprend une table d’égouttage (ou une technologie équivalente respectant les performances et interfaces), un floculateur avec agitateur, une centrale de préparation et de dosage de polymère liquide en émulsion, les pompes et accessoires, et la collecte des filtrats. La DPGF prévoit notamment une pompe d’alimentation à vis excentrée avec variateur (1,8 à 12 m³/h), une pompe de lavage (3 m³/h à 7 bar), une pompe d’évacuation des boues épaissies avec variateur (0,5 à 3,5 m³/h), une rampe de lavage avec brosse métallique manuelle, un capotage en fibre de verre raccordable à la désodorisation, un débitmètre électromagnétique et une cuve de polymère commercial de 200 L avec sonde de niveau bas. Le floculateur est indiqué en inox 304L. Le dispositif comprend aussi une prise d’échantillon sur l’arrivée des boues, un by-pass avec trois vannes guillotines et les robinetteries, purges et points de prélèvement nécessaires.

Le dimensionnement de référence est fondé sur 10 350 m³/an de boues brutes, 41,4 tMS/an (environ 796 kgMS/semaine) et une concentration moyenne de 4,0 gMS/L. Le fonctionnement de référence est de 3 jours par semaine, 7 h par jour. Le débit garanti nominal est de 9,5 m³/h ; la stabilité est vérifiée jusqu’à 10 m³/h. La siccité cible est de 7 % MS, avec une boue épaissie restant pompable, brassable et transférable vers le stockage existant. Le volume attendu de boues épaissies est d’environ 591 m³/an, soit une réduction volumique attendue d’environ 94 %. Le débit de filtrats et d’égouttures hors lavage est évalué à environ 8,9 m³/h.

Le dosage de référence du polymère est de 7 kg de matière active par tonne de matières sèches, soit environ 290 kg de matière active ou 580 kg de polymère commercial par an. La préparation nécessite environ 97 m³/an d’eau potable, soit 88 L/h en fonctionnement. Le lavage est prévu prioritairement par l’eau industrielle existante, avec un besoin de référence de 3 m³/h sous 7 bar ; le BPE retient 3 276 m³/an d’eau industrielle. Le BPE demande au titulaire de détailler et garantir les consommations d’électricité, de réactifs et d’eau ; sa base électrique est de 7 819 kWh/an, avec une garantie de consommation électrique à ± 5 %.

Réseaux et intégration
Les prestations comprennent les conduites de boues liquides et épaissies, les réseaux de polymère, d’eau de préparation et de lavage, et l’évacuation des filtrats, égouttures et eaux de lavage. Les conduites existantes en PVC pression PN10 Ø125 mm et le départ filtrats DN160 sont conservables sous réserve de vérification de leur état et capacité. Le titulaire vérifie notamment les pertes de charge, altimétries, pentes, débits simultanés et conditions de transfert ; une pompe dédiée aux boues épaissies est à prévoir si le transfert gravitaire ne garantit pas l’écoulement. La pompe existante SEEPEX BN 35-6 LS est à réutiliser sous réserve de vérification de son état et de son point de fonctionnement. Le bordereau prévoit également une pompe d’alimentation neuve : la cohérence entre cette fourniture et la réutilisation de la pompe existante est à clarifier.

Le raccordement du capotage et du local à la désodorisation existante inclut la vérification de la capacité d’extraction, la gaine, les supports et accessoires, les éventuels percements et rebouchages, l’équilibrage et les essais de débit. Les adaptations de génie civil sont limitées aux supports, ancrages, platines, percements, rebouchages et réfections localisées ; aucun ouvrage lourd n’est prévu. L’implantation indicative est d’environ 2,85 × 3,90 m, à confirmer sur site, avec accès conservé pour l’exploitation, le nettoyage et la maintenance.

Électricité, automatisme et continuité d’exploitation
Le lot comprend les adaptations électriques et de contrôle-commande, le coffret de contrôle (400 V triphasé et 24 V continu selon la DPGF), les câbles, protections, mises à la terre, variateurs, automatismes et reports vers la supervision existante. Les coffrets sont au minimum IP55. Les modes arrêt, manuel local et automatique, les sécurités, arrêts d’urgence, séquences de rinçage et alarmes sont à intégrer ; les états et défauts essentiels, ainsi que les temps de fonctionnement et mesures disponibles, sont reportés à la supervision ou télégestion. Les réglages doivent être consignés au DOE.

Le phasage doit maintenir la continuité du service et l’écoulement des effluents. Les dispositifs provisoires nécessaires, tels que pompage temporaire, by-pass ou obturation maîtrisée, sont à prévoir et à surveiller. Les interventions sur réseaux en service sont préparées avec l’exploitant, consignées et planifiées ; les ouvrages existants doivent être protégés. Les matériaux et équipements doivent résister à l’humidité, aux projections et à l’atmosphère potentiellement corrosive.

Études, essais et livrables
Avant travaux et commande engageante, le titulaire remet notamment les plans d’implantation et de raccordement, notes de dimensionnement hydraulique, vérifications des réseaux et équipements conservés, schémas électriques, analyse fonctionnelle, listes d’entrées-sorties et d’alarmes, phasage, procédures d’intervention et fiches techniques. Le DOE comprend les plans conformes à l’exécution, notices d’exploitation et de maintenance, paramètres de réglage, consignes de sécurité, programme de maintenance, pièces d’usure recommandées, déclarations de conformité, procès-verbaux d’essais et de formation.

Les contrôles comprennent les essais à sec, les essais en eau et les essais sous boues réelles : vérifications de pose, étanchéité, pression et débit de lavage, séquences automatiques, défauts, alarmes et reports. Les essais sous boues prévoient le réglage du polymère, la stabilisation à 9,5 m³/h, la vérification jusqu’à 10 m³/h et des prélèvements de boues entrantes, boues épaissies et filtrats, simultanés ou décalés selon le temps de séjour. Les essais de garantie s’effectuent sur cinq jours représentatifs et vérifient notamment la siccité, l’absence de débordement ou de mise en charge, le fonctionnement des automatismes et les consommations. La formation porte sur la conduite, les réglages, le rinçage, les défauts et la maintenance. À clarifier avant réponse : la DPGF mentionne pour les essais 9 m³/h et 125 m³/semaine, tandis que les prescriptions indiquent 9,5 m³/h nominal, une vérification à 10 m³/h et 199 m³/semaine de boues brutes.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

22 octobre 2026 à 10 h

Lieu

STEU d’Étalans

Modalités

Visite collective obligatoire ; une attestation de visite est remise aux candidats.

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