Travaux d’entretien des réseaux hydrauliques et ouvrages de défense contre la mer

Date limite
9 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Charente-Maritime (17)
Durée
1 an initiale ; 3 reconductions tacites d’1 an (max. 4 ans), non-reconduction 2 mois avant échéance ; anticipation possible à plafond atteint, durée réduite
Budget
Max: 450 000 €

Curage et entretien hydraulique

Les interventions portent sur les fossés, bassins, canalisations, buses et ouvrages de gestion des eaux pluviales, ainsi que sur les protections contre les inondations et la submersion marine. Elles comprennent les fournitures, transports, matériels, préparation et travaux nécessaires à chaque commande.

Le curage des fossés est décliné en quatre classes de volume extrait : jusqu’à 1 m³/ml, de 1 à 3 m³/ml, de 3 à 5 m³/ml et de 5 à 8 m³/ml. Pour les fossés en milieu naturel, le profil et le calibre existants sont conservés selon le principe « vieux fond – vieux bord » ; les vases sont nivelées, sans dépôt dans les baisses, avec une bande de 50 cm préservée en haut de talus et une épaisseur de dépôt limitée à 30 cm. Le curage des fonds de bassin concerne des vases généralement comprises entre 0 et −30 cm. En milieu urbain, lorsque les dépôts ne peuvent être laissés sur place, ils sont chargés et évacués en benne étanche ; la zone de dépôt est définie avant travaux et se trouve généralement à moins de 5 km.

Les trois DQE sont annoncés comme non contractuels et servent à comparer les offres. Le DQE annuel prévoit notamment 2 000 ml de petit fossé, 3 000 ml de fossé moyen, 500 ml de grand fossé, 500 ml de très grand fossé et 200 m² de curage de bassin. Celui des interventions urgentes retient notamment 30 heures de pelle de 30 t, 30 heures de camion 6×4 et une journée de groupe de pompage de 150 m³/h. Pour l’Île d’Aix, il prévoit notamment 300 m³ de terrassement en zone de marnage, 50 t de calcaire 0/40, 200 t de blocs calcaires de 700 à 1 500 kg et 200 m² de géotextile de classe 6.

Berges, digues et équipements hydrauliques

Les travaux comprennent le confortement ou la reprise de berges par piquetage, enrochements ou génie végétal, la remise en état d’ouvrages en enrochement, des passages busés et la reprise de clapets en front de mer. Les enrochements sont posés bloc par bloc, sans déversement ; les vides ne doivent pas dépasser 30 % et les profils sont exécutés avec une tolérance de ±10 cm. Selon les travaux, des enrochements calcaires sont prévus en blocs de 50/150 kg, 300/700 kg, 700/1 500 kg ou 1/3 tonne. Les enrochements dioritiques comprennent des classes de 60 à 300 kg, 300 à 600 kg, 500 à 800 kg, 1 à 2 t et 2 à 4 t. Pour la diorite, les exigences comprennent une densité minimale de 2,7 t/m³, un indice de fissuration supérieur à 50, un coefficient Micro-Deval inférieur à 20, un coefficient Los Angeles inférieur à 25 et une résistance à la compression supérieure à 1 080 bars.

Les fournitures hydrauliques et leur pose comprennent des canalisations PVC annelées de 315, 600 et 800 mm, des canalisations PVC CR16 de 160 et 250 mm et des canalisations en béton armé de 300 à 600 mm. Des clapets anti-retour en PVC sont prévus de 200 à 1 000 mm et des clapets en inox 316L de 200 à 900 mm, ainsi que leur démontage et évacuation. Les passes busées définitives doivent assurer la continuité hydraulique ; leur diamètre est validé par la maîtrise d’œuvre.

Les confortements peuvent également mobiliser des pieux implantés tous les 0,70 m, des poches armées, des nappes de coco, du tressage, des branches anti-affouillement et des plantations d’hélophytes, prévues à raison de 3 unités par mètre linéaire. Le choix des espèces et le traitement de la végétation sont adaptés au milieu ; les coupes et abattages requièrent une validation préalable.

Maçonnerie, terrassements et réparations

Les travaux de génie civil et de maçonnerie couvrent notamment béton et coffrage, armatures, démolition de soutènements en béton, maçonnerie de moellons neufs ou de récupération, rejointoiement, ragréage, injections de mortier et réparation de fissures par résine ou mastic élastomère. Le piquage des joints atteint au moins 3 cm. Les bétons de référence comprennent le C30/37 pour les ouvrages immergés en permanence et le C35/45 pour les ouvrages en zone de marnage ou soumis aux embruns ; les dosages minimaux indiqués sont respectivement de 330 et 350 kg/m³, avec des rapports Eeff/Leq de 0,50 et 0,45.

Les géotextiles non tissés en polyester ou polypropylène sont certifiés ASQUAL, de classe 4 à 7, avec un recouvrement minimal de 50 cm. Les exigences indiquées pour la classe 4 comprennent une résistance moyenne à la traction de 12 kN/m, un allongement de 50 %, un poinçonnement statique de 1 800 N, une ouverture de filtration de 90×10⁻³ mm et un indice de vitesse de 0,05 m/s. Les indices d’énergie et poinçonnements statiques indiqués pour les classes 5 à 7 sont respectivement de 3,72 kN/m et 2 500 N, 4,50 kN/m et 3 000 N, puis 5,50 kN/m et 3 500 N.

Les terrassements prévoient notamment le décapage de la terre végétale sur au moins 0,40 m. Les remblais sont mis en œuvre par couches de moins de 30 cm pour les couches de forme ; les objectifs de compactage indiqués sont de 100 % de l’Optimum Proctor Normal sans couche de forme et de 95 % avec couche de forme. Les objectifs de plateforme comprennent PF2, EV2 supérieur à 30 MPa et EV2/EV1 inférieur à 2. Pour les fouilles de 1,30 à 1,50 m, des caissons de protection sont prévus ; au-delà de 1,50 m, des blindages coulissants sont requis sauf dispositions approuvées. Les tolérances prévues sont de ±3 cm en altitude et ±5 cm en plan pour les fouilles, et de ±5 cm en plan et ±1 cm sur l’altitude du fil d’eau pour les canalisations.

Préparation, urgences, contrôles et livrables

La préparation comprend les démarches et autorisations nécessaires, les études d’exécution, le repérage des réseaux, l’installation et la signalisation du chantier, le maintien des circulations, le nettoyage et la remise en état. Les commandes d’urgence peuvent requérir, selon le besoin, des pelles hydrauliques de 30 ou 26 t, un tracteur avec benne de 10 m³ ou un camion 6×4 ; les moyens doivent être mis à pied d’œuvre dans un délai maximal de 12 heures. Les interventions urgentes sont organisées 365 jours par an, 24 heures sur 24. Les opérations sur l’Île d’Aix doivent intégrer le transport maritime, les accès, manutentions et attentes liées aux marées.

Les essais et contrôles prévus sont réalisés aux frais du titulaire, qui fait appel à un laboratoire privé. Le dossier des ouvrages exécutés comprend notamment les plans d’exécution et de récolement, notes de calcul, fiches techniques des matériaux, notices d’équipement, procès-verbaux d’essais et de contrôle et photographies des phases de chantier. Les données de récolement sont rattachées au Lambert 93-CC46 et au NGF-IGN69, avec une précision submétrique ; les échanges sont prévus en SHP ou DWG, avec une unité de dessin en mètres et une précision de deux décimales. Les fichiers sont accompagnés d’un dictionnaire d’attributs.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

Non précisé

Lieu

Non précisé

Modalités

Visite préalable obligatoire du futur chantier pour chaque intervention hors urgence, pendant la période de préparation. Elle permet de relever les risques spécifiques, les moyens de communication et la signalisation envisagée. Un constat contradictoire peut être exigé par le maître d’ouvrage ; un constat de fin de travaux est également prévu.

Échantillons

Requis

Modalités de livraison

Planche d’essai à soumettre à l’approbation du maître d’ouvrage avant les travaux d’enrochement ; dimensions et adresse de remise non précisées.

Produits à fournir

  • Planche d’essai d’agencement des blocs d’enrochement

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