Travaux et entretien de l’éclairage public
- Date limite
- 5 novembre 2026 à 16 h
- Localisation
- Bourges (18)
- Durée
- 1 an ; 3 reconductions tacites d’1 an (max. 4 ans) ; opposition écrite ≥ 3 mois avant terme ; reconduction au plafond atteint ou à échéance, sans refus du titulaire
- Budget
- Max: 240 000 €
Travaux d’éclairage public et de signalisation lumineuse
L’accord-cadre à bons de commande couvre des travaux neufs, des grosses réparations, l’entretien et la maintenance. Les interventions peuvent concerner des installations d’éclairage public ou de signalisation lumineuse, y compris leurs réseaux et raccordements.
Équipements, réparations et remplacements
Les prestations comprennent notamment la dépose de candélabres et de poteaux en béton, l’évacuation de certains matériels au dépôt municipal, la réfection ou le remplacement de massifs, la réparation de tiges de scellement et le remplacement de luminaires routiers à LED sur mâts existants. Sont aussi prévus le remplacement de projecteurs de stade, l’installation de lanternes de style avec ou sans crosse, ainsi que le percement de candélabres pour le passage de câbles ou la pose de prises d’illuminations.
Les travaux de signalisation peuvent porter sur les supports, feux tricolores et répétiteurs, signaux piétons, flèches, clignotants, panneaux lumineux, potences directionnelles, radars et coffrets d’appel piéton enregistré ou non. Des interventions concernent également les réseaux aériens : consoles, ferrures, crosses, dispositifs d’ancrage et branchements.
Les candélabres, crosses, lampes, luminaires et ballasts sont fournis par le maître d’ouvrage et mis à disposition sur le parc municipal, à retirer selon les besoins du chantier. Le maître d’ouvrage en contrôle la sortie. Les autres matériaux et matériels proposés par l’entreprise sont soumis à agrément. Les lampes à vapeur de mercure, SHP et à incandescence sont interdites ; les lampes LED E27 et E40 sans driver ne sont admises qu’après validation du modèle et de la marque. Le maître d’ouvrage peut imposer les marques retenues pour uniformiser les équipements.
Réseaux et prescriptions de mise en œuvre
Le marché prévoit la création ou la réparation de réseaux et branchements aériens, souterrains et optiques, la fourniture et la pose de fils et câbles, les raccordements, dérivations et jonctions. Les postes comprennent notamment des câbles cuivre torsadés, des câbles RO2V de 3G à 37G et de 1,5 à 35 mm², des câbles téléphoniques, de boucles de détection et vidéo KX6, ainsi que le déroulage de câbles fournis par le maître d’ouvrage dans des fourreaux existants.
Les câbles souterrains d’éclairage sont de type U1000 R2V non armé, posés sous fourreaux. Les prescriptions indiquent des chutes de tension maximales au kilomètre de 0,85 V pour 35 mm², 1,11 V pour 25 mm², 1,78 V pour 16 mm² et 3,31 V pour 10 mm². Les prescriptions de section pour la prise de terre commune divergent dans le CCTP : 25 mm² à l’article 8 et 1 × 27 mm² à l’article 15.
Les tranchées de pose de câbles sont prescrites à 0,80 m de profondeur et 0,40 m de largeur, avec 0,10 m de sable sous le câble et une seconde couche de sable de 0,10 m au-dessus. Le grillage avertisseur est placé au moins 0,20 m au-dessus du câble armé. Les câbles non armés sont sous fourreau PVC annelé Ø 110 mm pour les traversées de chaussée et sous fourreau de type Segalène Ø 90 mm sous trottoir. Le remblaiement se fait par couches d’environ 0,20 m soigneusement compactées ; les chaussées traversées sont reconstituées selon le type de voirie de Bourges. Les déblais non réemployés et matériaux impropres sont évacués.
Les massifs de candélabres sont en béton coulé ou préfabriqués, avec quatre tiges d’ancrage en acier TOR. Les dimensions minimales prescrites vont de 0,50 × 0,50 × 0,60 m pour les lampadaires de 4 m et mâts de feux tricolores, à 0,60 × 0,60 × 0,90 m pour les candélabres de 8 m, 0,80 × 0,80 × 1,00 m pour ceux de 9 à 12 m et 1,00 × 1,00 × 1,30 m pour ceux de 14 à 16 m. Les entraxes d’ancrage comprennent 200 × 200, 300 × 300 et 400 × 400 mm. Les interventions sur des supports de plus de 8 m doivent comprendre les moyens d’accès, de levage et de sécurité nécessaires.
Les armoires de commande doivent être étanches, avoir des dimensions intérieures minimales de 1 000 × 800 × 300 mm, une serrure de sûreté à barillet EDF et huit départs. Elles comprennent notamment les protections, l’interrupteur manuel avec automatisme, le câblage des circuits, l’horloge astronomique AS4, la prise de terre et le schéma de câblage. Les essais nécessaires au bon fonctionnement sont effectués à la livraison. Les commandes centralisées doivent être compatibles avec le système AS4 installé par la Ville de Bourges.
Quantités indicatives du DQE annuel
Les quantités ci-dessous sont celles du détail quantitatif annuel estimatif. Pour les déposes de candélabres, il est prévu 3 unités de 4 à 6 m, 5 de 7 à 9 m, 10 de 10 à 12 m et 5 de plus de 12 m ; 3 poteaux en béton à déposer ; 10 déposes-reposes de feux, 10 répétiteurs et 10 autres signaux ; 2 déposes de potence jusqu’à 4 feux et 5 au-delà de 4. Les massifs provisoires avec mât solaire de 6 m représentent 10 installations et 10 déposes ; 10 interventions d’urgence après accident ou intempéries sont estimées.
Pour les massifs, le DQE indique 5 unités pour chacune des trois dimensions 0,50 × 0,50 × 0,60 m, 0,80 × 0,80 × 1,00 m et 1,00 × 1,00 × 1,30 m ; 5 unités pour chacun des entraxes 200 × 200, 300 × 300 et 400 × 400 mm, ainsi que 5 réparations de tiges de scellement. Pour les luminaires routiers, les premières unités sont estimées à 4 par tranche de hauteur (4–6 m, 7–12 m et plus de 12 m) et les unités suivantes à 20 par tranche ; 10 perçages sont prévus pour passage de câble et 10 pour prise d’illuminations. Pour les projecteurs de stade, le DQE indique 8 unités par hauteur de mât (≤ 25 m et > 25 m) jusqu’à 8 unités, puis 10 par hauteur pour la tranche 9 à 20 unités. Le BPU présente pour ces postes des seuils différents (« à partir de 8 » et « de 9 à 80 »), à éclaircir dans l’offre.
Les lanternes de style sont estimées à 4 unités sans dépose et 4 avec dépose pour les modèles sur façade de 4 à 8 m ; à 2 et 2 pour les modèles sur mât de 6 à 10 m ; à 2 sans dépose et 2 avec dépose pour les modèles en top de 4 à 6 m. La signalisation lumineuse comprend notamment 4 supports de feux, 4 feux tricolores, 4 répétiteurs, 8 autres signaux, 8 coffrets d’appel piéton non enregistré, 2 enregistrés, 1 panneau lumineux, 4 potences directionnelles et 2 radars.
Pour les réseaux aériens, le DQE prévoit 5 consoles de façade, 10 ferrures spéciales, 5 scellements de crosses de style, 5 pinces d’ancrage sur potelet ou candélabre, 5 avec anneau scellé en façade, et 5 croissants de renvoi pour chacun de ces deux types de support. S’ajoutent 20 connecteurs de raccordement, 10 reprises de branchement à 2 fils, 10 à 4 fils et 5 goulottes de remontée aéro-souterraine.
Les longueurs de câbles de branchement torsadés sont de 100 m en 2 × 6 et 4 × 6 mm², 100 m en 2 × 10 mm², puis 50 m pour chacun des 4 × 10, 2 × 16 et 4 × 16 mm². Pour les câbles RO2V, les longueurs estimées sont : 3G 1,5 et 3G 2,5 mm², 100 m chacun ; 3G 4 mm², 50 m ; 3G 6 mm², 500 m ; 3G 10 mm², 100 m ; 3G 16, 25 et 35 mm², 50 m chacun ; 5G 1,5 et 2,5 mm², 100 m chacun ; 5G 10 et 16 mm², 1 000 m chacun ; 5G 25 mm², 100 m ; 7G 1,5 mm², 100 m ; 7G 2,5 mm² et 12G 1,5, 12G 2,5, 19G 2,5, 24G 2,5 et 37G 2,5 mm², 50 m chacun. Les câbles téléphoniques sont estimés à 100 m en 3 paires, 15 m en 5 paires, 15 m en 7 paires et 100 m en 15 paires (0,9 mm). Sont aussi prévus 50 m de câble de boucle, 50 m de câble anti-inductif 2 × 1,5, 50 m de câble vidéo KX6 et 200 m de déroulage de câble fourni par le maître d’ouvrage.
Les jonctions comprennent 3 boîtes souterraines pour 2 à 4 conducteurs de 6 à 10 mm², 3 pour 16 à 25 mm², 1 pour 35 mm² et 3 pour 4 à 6 conducteurs jusqu’à 2,5 mm². Les coffrets souterrains sont prévus à 2 directions (2), 3 directions (2), 4 directions (1) et 5 directions (1) ; les coffrets de façade, à 1 unité par nombre de directions, de 2 à 5. La fibre optique extérieure monomode anti-rongeur OM3 est estimée à 100 m en 6 brins, 10 m en 12 brins et 10 m en 24 brins ; le câble Cat 7 à 20 m ; la protection et le repérage en regard à 2 unités. Les raccordements optiques 6, 12 et 24 brins sont prévus à 1 unité chacun, comme les tiroirs optiques 6, 12 et 24 traversées SC duplex et les cassettes 6 et 12 ports. Les tests optiques 6, 12 et 24 brins et le test Cat 7 sont prévus à 1 unité chacun ; raccordements Cat 7 et jarretières monomodes de 1 m (connecteurs SC, SC/APC, LC ou ST) à 5 unités chacun ; certification de conformité à 1 unité.
Contrôles et livrables
Les installations doivent respecter les normes NF C 15-100 et NF C 17-200, l’arrêté du 27 décembre 2018 relatif aux nuisances lumineuses et les prescriptions applicables aux travaux en hauteur. Une certification Consuel par un organisme de contrôle est prévue pour la conformité de l’armoire ou de l’installation. Le BPU comprend aussi des tests optiques des fibres monomodes aux deux extrémités et un test Cat 7 aux deux extrémités.
Après chaque chantier, l’entreprise remet un tableau Excel du linéaire de câbles et des caractéristiques des câbles, candélabres et armoires par tronçon, ainsi qu’un plan papier et DWG. En fin de chantier, elle fournit les relevés des ouvrages réalisés en DWG et trois exemplaires papier de plans exécutés à l’échelle 1/200, certifiés conformes à l’exécution. Les relevés doivent être rattachés au RGF93 en planimétrie et au système altimétrique IGN 69 ; ils couvrent notamment les voies concernées jusqu’aux clôtures ou façades et sont prolongés d’au moins 5 à 6 m au-delà des limites de carrefour. Les plans et fichiers doivent suivre le gabarit de la collectivité ; les documents numériques sont remis en DWG ou DXF, sur support numérique et de préférence également par courrier électronique. La remise est attendue dans le mois suivant la réception partielle du chantier ; les fichiers incompatibles ou non conformes sont à corriger dans le mois.
Le piquetage n’est normalement pas à la charge de l’entreprise ; s’il est nécessaire, les opérations et dessins complémentaires sont effectués par elle à partir du dossier d’exécution remis par le maître d’œuvre. L’entreprise doit pouvoir mener plusieurs chantiers simultanément. Le BPU prévoit une intervention d’urgence après accident ou intempéries dans un délai maximal de 3 heures ; le CCTP prévoit par ailleurs la mise en sécurité d’un candélabre accidenté dans la journée suivant la demande.
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