Traitement et valorisation des boues d’épuration
- Date limite
- 20 octobre 2026 à 11 h
- Localisation
- L’Isle-Jourdain (32)
- Durée
- 1 an initial ; 3 reconductions expresses d’1 an ; maximum 4 ans
- Budget
- Max: 100 000 €
Périmètre de la prestation
Le titulaire met en œuvre une filière réglementaire de traitement, d’élimination ou de valorisation des boues produites par la station d’épuration. Il assure le suivi analytique requis, transmet les résultats et les justificatifs de traçabilité, et remet un bilan annuel d’activité.
Boues et contenants
Les boues, issues du traitement biologique et physico-chimique, sont épaissies puis centrifugées. Elles sont pâteuses, d’une siccité voisine de 19 %, non chaulées avant transport, et la fraction physico-chimique représente entre 1/4 et 1/3 de la production. La collectivité garantit leur conformité aux spécifications réglementaires citées au CCTP ; aucun rejet industriel spécifique n’est signalé.
La production estimée est d’environ 600 tonnes brutes par an. Les quantités brutes constatées étaient de 508,08 t en 2021, 578,70 t en 2022, 477,50 t en 2023, 223,96 t en 2024 et 435,23 t en 2025. Les bennes de 15 m³ contiennent environ 10 à 11 tonnes chacune. La station dispose de trois bennes de 15 m³, dont deux sur site et une chez le transporteur. Les deux bennes décrites pour le site sont de type Empliroll, étanches, bâchées, résistantes à l’agressivité des boues et munies d’une ouverture sur toute leur surface. Dimensions utiles : 5,4 m × 2,3 m × 1,2 m.
Enlèvement et acheminement
L’enlèvement et le transport des bennes jusqu’au traitement sont assurés par un sous-traitant de la collectivité, qui gère les enlèvements et prévient le prestataire au moins 72 heures avant la livraison. La cadence estimée est d’environ une benne par semaine, soit environ 52 par an ; elle peut être réajustée selon les résultats de la filière de déshydratation. La collectivité s’assure de la conformité réglementaire du transport des déchets et de la traçabilité des enlèvements.
Le prestataire décrit le procédé proposé et utilise une installation autorisée à recevoir et traiter les boues. Les filières envisagées comprennent notamment compostage, épandage ou incinération. Si la valorisation agricole est proposée, une seconde filière de traitement doit obligatoirement être prévue en secours, pour les seuls cas de non-conformité des boues, par exemple une pollution accidentelle.
Analyses, compostage et traçabilité
Le prestataire réalise le suivi analytique réglementaire des boues, ainsi que les analyses complémentaires imposées par la réglementation ou demandées par l’autorité compétente, et en transmet les résultats à la collectivité. Pour la première année, sont demandées 4 analyses de valeur agronomique, 2 sur les éléments traces métalliques et 2 sur les composés traces organiques. Un bilan annuel reprend au minimum les dates et quantités d’approvisionnement, les résultats d’analyses des boues et, en cas de compostage, du compost ; il est transmis dans le délai requis pour l’obtention des aides de l’Agence de l’eau Adour-Garonne.
En cas de compostage, le titulaire prélève à ses frais les échantillons de boues et de compost, réalise les analyses à la fréquence réglementaire et transmet les résultats. Si un échantillon pose problème, une seconde analyse est à sa charge dans un laboratoire agréé par la collectivité. Si elle confirme le premier résultat, le lot de compost ou les boues polluées sont orientés vers la filière alternative prévue ; les frais d’élimination sont à la charge du maître d’ouvrage si sa responsabilité est reconnue.
Pour l’épandage, le prestataire prend en charge les parcelles, le plan prévisionnel d’épandage lorsqu’il s’applique, le dispositif annuel de surveillance, les justificatifs réglementaires, le transport et l’épandage. Le processus doit garantir la traçabilité des boues, sans mélange avec des boues d’autres origines, et l’hygiénisation du compost. Les justificatifs administratifs et réglementaires, dont le dispositif de surveillance annuelle, sont remis au maître d’ouvrage.
Pour le compost, les exigences comprennent une granulométrie de 20 à 30 mm et l’emploi de coproduits de compostage uniquement d’origine végétale. L’apport de fraction fermentescible des ordures ménagères ou d’autres déchets que les déchets verts est interdit. Selon la méthode XP U44-164, les limites d’éléments indésirables et inertes sont : films et PSE de plus de 5 mm < 0,3 % MS ; autres plastiques de plus de 5 mm < 0,8 % MS ; verre et métaux de plus de 2 mm < 2 % MS. Pour chaque lot, le prestataire fournit la courbe de température justifiant au moins 60 °C pendant quatre jours consécutifs ; une analyse sanitaire annuelle du compost porte sur les paramètres bactériologiques et parasitologiques courants. En cas de non-conformité du compost, son élimination autrement que par épandage est à la charge du prestataire.
Vérification des tonnages
Les boues sont pesées sur un pont-bascule contrôlé et conforme, à l’entrée du lieu de traitement ou sur un autre site précisé et validé par la collectivité. La collectivité ne fournit pas le pont-bascule. Une copie du bon de pesée est remise avec la facture ; son absence, une rature manuscrite ou une incohérence empêche le paiement de la facture.
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