Station d’épuration par filtres plantés de roseaux (450 EH)

Date limite
23 octobre 2026 à 10 h
Localisation
Rozier-en-Donzy (42)
Durée
6 mois, préparation incluse (30 jours)
Budget
Non précisé

Principe et capacité de traitement

Le marché comprend les études d’exécution et la réalisation d’une filière biologique à filtres plantés de roseaux à écoulement vertical, ainsi que sa mise en service et les essais de garantie. La conception vise 450 EH et une surface plantée totale de 900 m², soit 2 m²/EH : un premier étage de 540 m² constitué de 3 casiers de 180 m² et un second de 360 m² constitué de 2 casiers de 180 m². Chaque étage comporte 0,8 m de matériaux filtrants. Les casiers alternent alimentation et repos deux fois par semaine, soit 3,5 jours d’alimentation par cycle.

Le dimensionnement hydraulique retient environ 54 m³/j par temps sec, 150 m³/j par temps de pluie et un volume global admissible de 296 m³/j. La charge organique de dimensionnement est de 27 kg DBO₅/j, 54 kg DCO/j, 40 kg MES/j, 6,8 kg NTK/j et 0,9 kg Pt/j.

Ouvrages et équipements

Le prétraitement comprend un dégrilleur manuel à entrefer de 30 mm, équipé d’un outil de raclage, d’un bac/panier de récupération et d’une poubelle, avec dérivation en cas de colmatage, puis un regard de décantation de 1,50 × 1,50 m et d’au moins 50 cm de hauteur de décantation. Un déversoir d’orage réglable manuellement limite le débit admis.

Chaque étage est alimenté par une chasse à siphon auto-amorçant de 5,4 m³, conçue pour appliquer une lame de 3 cm sur le casier alimenté. Le dimensionnement prévoit environ 10 bâchées par jour, un débit de 90 m³/h et une durée de bâchée de 3,6 minutes. Les alimentations au fil de l’eau ou par siphon-cloche sont proscrites par le CCTP. Les répartiteurs doivent isoler les casiers, limiter les dépôts et assurer une distribution uniforme. Le premier étage reçoit une distribution aérienne en inox 304L, avec au moins un point d’alimentation théorique par 50 m² ; le second est distribué par rampes perforées, à raison d’au moins un point d’injection par 5 m². Des dispositifs anti-affouillement sont prévus.

Les massifs filtrants comprennent couches filtrantes, de transition et drainantes, avec matériaux lavés et calibrés. Le CCTP prescrit notamment du gravier fin 2–6 mm au premier étage et du sable alluvionnaire au second, avec caractéristiques granulométriques et teneurs en fines et calcaire encadrées. La DPGF chiffre, pour les deux massifs, respectivement 220 et 150 m³ de gravier 2/6, 110 et 75 m³ de gravier 10/20, puis 90 et 60 m³ de gravier 10/60 ; la désignation du gravier 2/6 au second massif est à distinguer de la prescription de sable du CCTP, lequel prévaut sur la DPGF selon l’ordre de priorité contractuel. Les épaisseurs et granulométries doivent donc être vérifiées dans les pièces d’exécution.

Les filtres sont étanchés par une géomembrane EPDM d’au moins 1,14 mm ou par une membrane polymère d’au moins 1,5 mm, protégée sur ses deux faces par un géotextile d’au moins 300 g/m² ; certification ASQUAL requise pour les produits et les applicateurs. Les drains de collecte sont rigides, en PVC SN4 minimum, de diamètre au moins 100 mm, avec fentes de 5 à moins de 10 mm tous les 10 à 15 cm et pente minimale de 0,5 %. La DPGF prévoit 485 m de drains PVC SN8 Ø110 mm, 41 cheminées d’aération et 8 regards de récupération des égouttures. Les roseaux Phragmites australis, âgés d’au moins un an, sont plantés à raison d’au moins 4 plants/m² ; la DPGF en chiffre 3 600.

Réseaux, travaux annexes et interfaces

Les travaux comprennent terrassements, remblais d’apport, drainage, canalisations de transfert et de liaison, alimentation en eau potable, voiries, clôtures, espaces verts et local d’exploitation de 4 m² avec évier. La DPGF prévoit notamment 165 m de canalisation de transfert PVC SN8 Ø315, 120 m de liaison Ø200, 30 m de branchement Ø160, 70 m de canalisation sous pression PVC Ø200 PN10, et des conduites aériennes en inox 304L de DN180, DN125, DN90 et DN75 (respectivement 30, 50, 25 et 155 m). Elle comprend aussi 4 bouches de lavage, une voirie d’exploitation de 750 m² et un portail de 4 m.

Le transfert des effluents vers la lagune existante doit être maintenu pendant les travaux, par protection de la conduite existante ou liaison provisoire ; la DPGF prévoit notamment un bypass provisoire Ø250 sur 90 m. La nouvelle unité est réalisée indépendamment du fonctionnement de l’existante ; les regards abandonnés sont démolis et les terrains remis en état. La dépose de 25 m de canalisation amiante-ciment est chiffrée en sous-section 4, avec mode opératoire, traçabilité des déchets et évacuation agréée. Aucun travail sur les lagunes existantes n’est intégré.

Performances, contrôles et livrables

Les niveaux de rejet attendus sont, pour la DBO₅, 25 mg/l ou 80 % de rendement ; la DCO, 90 mg/l ou 75 % ; les MES, 30 mg/l ou 90 % ; et le NTK, 10 mg/l ou 70 %. Le pH doit être compris entre 6 et 8,5, la température ne pas dépasser 25 °C, et le rejet ne doit ni colorer visiblement le milieu ni contenir de substances favorisant les odeurs. Aucune performance sur le phosphore n’est imposée à l’entreprise, le lagunage existant assurant le traitement de finition. Les boues doivent être stabilisées et déshydratées en aérobiose, avec une siccité moyenne supérieure à 20 % ; leur valorisation agricole est conditionnée à leur conformité réglementaire.

Les contrôles comprennent analyses des granulats, vérification des géosynthétiques et plantations, tests d’étanchéité des filtres avant et après garnissage (au moins 24 heures, infiltration différentielle maximale de 5 × 10⁻⁶ m/s), et épreuve des ouvrages annexes sans fuite ni suintement après 48 heures. S’y ajoutent le contrôle des débits de chasse, de l’absence de volume résiduel, de l’équirépartition et des compteurs, ainsi que l’inspection télévisée des drains. La période d’observation avant réception est continue pendant 30 jours ; les essais de garantie de qualité du traitement durent 24 heures pour la capacité concernée.

Sont également à produire les études et notes de calcul, le planning et les documents d’exécution, l’analyse des risques de défaillance, le dossier des ouvrages exécutés, les plans de récolement, les manuels d’exploitation et d’entretien et le cahier de vie. Le personnel d’exploitation doit être instruit pendant la mise au point.

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