Solution de sauvegarde et de stockage synchronisé

Date limite
30 octobre 2026 à 10 h
Localisation
Hauts-de-France
Durée
2 ans ; 2 reconductions expresses d’1 an
Budget
Max: 1 000 000 €

Solution et capacité attendue

Le marché porte sur une solution de sauvegarde sécurisée et de stockage synchronisé, avec fourniture et installation des logiciels, exploitation et maintien en conditions opérationnelles. Elle vise les données bureautiques des collectivités — documents, fichiers, bases de données et données d’applicatifs métier — et exclut la sauvegarde de serveurs, d’images disque et la réplication de sauvegardes.

Le service est dimensionné pour au moins 800 communes ou établissements : 80 Go de sauvegarde et 5 Go de partage de fichiers par bénéficiaire visé. L’espace minimal de sauvegarde est de 80 Go, répartissable entre plusieurs comptes et extensible par le mutualisant au mégaoctet. Le CCTP envisage 400 collectivités à 80 Go et d’autres collectivités ou établissements à 80–150 Go, pour un volume total potentiel de 1 à 100 To. Au moins 7 versions d’un même fichier sont conservées, avec un nombre ajustable.

Infrastructure et exploitation

La solution d’hébergement dédiée comprend l’installation et l’exploitation de l’infrastructure et du logiciel, une redondance interne RAID, une double alimentation et une capacité d’évolution. Une option facultative peut porter sur le matériel nécessaire ; son chiffrage est facultatif. La réutilisation de l’infrastructure existante est à examiner, sinon le candidat précise le matériel de remplacement. Les préconisations techniques restent à détailler même si l’option matériel n’est pas chiffrée.

À titre de référence, l’infrastructure actuelle comprend un serveur de sauvegarde doté de 12 disques SAS de 6 To (55 To utiles en RAID 50), de 64 Go de RAM et de deux SSD de 150 Go en RAID 1 pour l’OS ; le serveur de disque synchronisé dispose de deux disques SAS de 6 To (6 To utiles en RAID 1), de 128 Go de RAM et de deux SSD de 150 Go en RAID 1. Les deux configurations décrites comportent un processeur Intel Xeon E5-2620v4 à 8 cœurs et une alimentation redondée.

Le service comprend supervision et reporting en temps réel, restauration, maintenance et assistance. Le taux de disponibilité annuel doit être précisé ; une disponibilité d’au moins 98 % sur le périmètre logiciel et matériel est attendue, un engagement supérieur étant encouragé. Les candidats précisent aussi les maintenances programmées, les bascules, les engagements de continuité et les délais de prise en compte, d’intervention et de rétablissement.

Sauvegarde, logiciel et partage synchronisé

Le plan de sauvegarde proposé comporte au minimum une sauvegarde complète annuelle, une complète mensuelle et une sauvegarde incrémentale quotidienne. La portée comprend les données comptables, les documents bureautiques, les bases locales nécessaires aux logiciels métier, les certificats électroniques logiciels et les fichiers de configuration utiles au rétablissement des postes.

Le logiciel centralise la gestion et le suivi des sauvegardes, avec accès en consultation pour les personnes habilitées. Il envoie des alertes en cas d’échec de sauvegarde, d’absence de sauvegarde au-delà de 72 heures, de quota atteint à 80 % puis 95 %, d’anomalie de volumétrie, de dégradation ou erreur matérielle et d’échec d’un test de restauration. La gestion par groupes d’administrateurs doit permettre de cloisonner les collectivités selon les périmètres géographiques. La solution est personnalisée avec les logos et couleurs du prestataire et du mutualisant, ainsi qu’avec une URL d’accès personnalisée.

Le disque synchronisé (« drive ») est accessible sur PC et Mac, ainsi que sur téléphones et tablettes iOS et Android ; il permet notamment le partage temporaire de fichiers volumineux. La sécurité comprend le chiffrement en transit et/ou au repos, la gestion des accès et identités, la journalisation et l’audit, le cloisonnement entre clients et la gestion des vulnérabilités et mises à jour. Les sauvegardes doivent être localisées dans le territoire national ou l’Union européenne ; l’hébergement demandé est exclusivement dans l’UE et ne doit pas être soumis à une législation extraterritoriale permettant l’accès de autorités étrangères, notamment le Cloud Act. Les mécanismes d’intégrité, de restauration, de PRA/PCA, de portabilité et de réversibilité sont à préciser. Une disponibilité logicielle et matérielle d’au moins 98 % est attendue.

Déploiement, migration et accompagnement

Les mutualisants réalisent le diagnostic préalable et transmettent au prestataire les éléments utiles, par exemple les adresses IP, le nombre de postes, le type d’accès internet et les coordonnées des prestataires. Le titulaire installe les outils sur les postes des collectivités à partir de ces informations, prend en charge les rendez-vous et informe le mutualisant des éléments complémentaires relevés lors de l’intervention.

Le plan de migration décrit l’inventaire des collectivités, volumes, versions et données du disque synchronisé, les phases et jalons de bascule, le calendrier prévisionnel, la période de fonctionnement en parallèle des deux systèmes, la réinstallation et la reconfiguration des postes avec un impact minimal, ainsi que les rôles et engagements du titulaire et des mutualisants. Aucune perte de données n’est tolérée. Des tests de restauration témoins conditionnent la bascule définitive ; un plan de repli est prévu en cas d’incident. Le délai maximal de réalisation est de 3 mois à compter de l’envoi des bons de commande et le candidat doit pouvoir proposer un rendez-vous dans les 3 semaines au plus suivant leur émission.

Sur demande de la collectivité ou de son prestataire informatique, la sauvegarde est mise à disposition dans un délai maximal d’un jour ouvré. Le titulaire documente une procédure de restauration sur un poste neuf ou de configuration différente. Il assure la prise en main et l’explication du fonctionnement de la sauvegarde en collectivité, une brève formation au disque synchronisé et la formation des personnels utilisant l’administration de la solution.

Assistance, transition et livrables

L’assistance téléphonique est accessible les jours ouvrés de 8 h à 18 h, complétée par une astreinte hors heures ouvrées pour les incidents critiques. Les mutualisants peuvent consulter les demandes d’assistance de leurs collectivités. Un reporting d’activité renseigne notamment sur les mises en place et les prises de contact ; son contenu et sa périodicité sont proposés par le candidat, avec au minimum une réunion annuelle.

La documentation de transition comprend les schémas d’architecture globaux et par fonction, la documentation et le code nécessaires à la supervision, l’accès aux fichiers de sauvegarde et à la supervision, les caractéristiques des serveurs et les statistiques du support. Le format des sauvegardes doit être ouvert et permettre leur reprise par les mutualisants ou un nouveau titulaire. En fin de marché, le système doit pouvoir continuer à héberger et réaliser les sauvegardes, assurer le monitoring et les mises à disposition ; l’ancien titulaire n’est pas tenu d’effectuer les opérations de maintenance ou de mise à jour.

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