Solution de sauvegarde et restauration des données

Date limite
9 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Saint-Martin-d’Hères (38)
Durée
12 mois ; 3 reconductions tacites de 12 mois (48 mois max), non refusables ; opposition écrite ≥2 mois avant échéance ; anticipation expresse si plafond atteint (12 mois)
Budget
Max: 3 000 €

Solution et capacité

Fourniture, installation, configuration et mise en production d’une solution complète de sauvegarde et de restauration, avec maintenance et support. La volumétrie actuelle est d’environ 7 To ; la capacité protégée initiale est de 10 To et doit pouvoir évoluer jusqu’à au moins 20 To. Les 20 To ne sont pas à fournir dès le démarrage. L’offre doit préciser les possibilités d’extension directe ou par paliers de 1 ou 2 To, la métrique de capacité et les prérequis matériels.

Le dimensionnement distingue les données protégées de la capacité physique nécessaire après rétention, déduplication, compression et copies. Le suivi mensuel du volume s’appuie sur le 95e percentile des mesures du mois, et non sur le pic maximal, avec un relevé vérifiable indiquant les mesures et le volume calculé.

Architecture et périmètre technique

L’architecture combine sauvegarde locale, copie ou réplication vers une infrastructure distante et archivage sur bandes externalisées. Les matériels fournis doivent être résilients, avec alimentation et connectivité réseau redondantes, composants remplaçables lorsque disponibles et stockage protégé contre les défaillances ; le niveau de RAID n’est pas imposé, mais la résilience est à justifier. Une connectivité de 10 Gb/s ou supérieure peut être utilisée si nécessaire ; le dimensionnement est à justifier et 40 Gb/s n’est pas imposé.

La solution couvre les serveurs Windows et Linux, les VM VMware vSphere 8 (avec évolution de version ou changement d’hyperviseur envisagé), Hyper-V et KVM, les bases PostgreSQL, MySQL/MariaDB, Microsoft SQL Server et Oracle, les applications métiers, les données SaaS récupérées au moyen d’un proxy local, ainsi que les partages CIFS/SMB et NFS. La compatibilité avec la baie Huawei Dorado, le NDMP recommandé et les conditions d’adaptation à une baie Dell, NetApp, Huawei ou équivalente sont à préciser. Pour VMware, les mécanismes VADP et CBT sont demandés lorsqu’ils sont disponibles ; les modes HotAdd, NBD et SAN peuvent être proposés. Les sauvegardes des VM, bases et applications doivent rester cohérentes avec leur fonctionnement.

Les politiques sont planifiables par VM ou groupe de VM, avec fenêtres, priorités, exclusions et limites de bande passante. Le délai entre déclenchement planifié et démarrage effectif ne dépasse pas 10 minutes ; les heures prévues et effectives sont journalisées et un dépassement déclenche une alerte. Des opérations configurables avant et après sauvegarde permettent notamment de préparer les exports SaaS, d’en contrôler la disponibilité, l’achèvement et l’intégrité, puis de nettoyer les exports temporaires après sauvegarde réussie. La sauvegarde dépend du succès des opérations préalables ; une étape indispensable en échec bloque la sauvegarde ou la déclare en échec, sans marquer les données comme sécurisées. Délais d’attente, nouvelles tentatives, dépendances, résultats et erreurs sont gérés et journalisés ; une sauvegarde en échec ne peut entraîner la suppression de l’unique copie exploitable d’un export.

Rétention, performances et sécurité

La rétention comprend 30 points journaliers, 12 points mensuels couvrant au moins une année et un point annuel conservé pendant la durée du marché augmentée d’un an. Les bandes LTO ou technologie équivalente sont conservées hors site, dans un environnement sécurisé, avec traçabilité du transport et du stockage ; leur conservation cible est également la durée du marché plus un an. Les sauvegardes journalières sont déclenchées à heure fixe tous les jours ; les fenêtres mensuelle et annuelle sont respectivement de 20 h le dernier jour du mois à 8 h le premier jour du mois suivant, et du 31 décembre à 20 h au 1er janvier à 8 h, au fuseau horaire du CDG38.

Le taux minimal de sécurisation des données est de 99,999 %, calculé sur les données correctement protégées conformément aux échéances prévues, y compris réplication ou externalisation et mise sur bandes lorsqu’elle est échue. Le CCTP indique un RPO inférieur à 24 h dans son tableau de synthèse et inférieur ou égal à 24 h dans la section dédiée. Le RTO est inférieur à 4 h pour les serveurs identifiés comme critiques. Pour tout point déclaré en succès, la restauration des données qui y sont présentes doit réussir à 100 % : elles doivent être récupérées intégralement, intactes et exploitables, y compris depuis les bandes. Cette exigence ne s’étend pas aux données dont la sauvegarde a échoué ou qui ne figurent pas dans le point concerné.

Les sauvegardes sont immuables pendant leur rétention. Les flux sont protégés par des protocoles sécurisés et les données au repos chiffrées lorsque cela est techniquement applicable ; algorithmes et gestion des clés sont à préciser. Les exigences comprennent comptes nominatifs dédiés, moindre privilège, gestion des rôles, délégation aux personnels habilités du CDG38, authentification forte lorsque compatible, protection des comptes techniques et séparation des rôles lorsque disponible. Les opérations sont journalisées avec horodatage, identité, action et résultat ; les journaux sont protégés et exportables. Le titulaire fournit la matrice des flux nécessaires à l’intégration dans un réseau segmenté.

Les données sauvegardées et les copies externalisées sont hébergées en France, sauf autorisation expresse du CDG38. Les sous-traitants d’hébergement, de stockage, de transport ou de conservation doivent être identifiés. La solution respecte le RGPD et les exigences de cybersécurité applicables ; le CCTP ne qualifie pas le CDG38 d’entité essentielle au sens de NIS2. Une qualification SecNumCloud ou un niveau équivalent peut être proposé pour une prestation cloud.

Supervision, mise en œuvre et maintien en condition

La supervision centralisée présente l’état des sauvegardes et restaurations, les échecs et avertissements, volumes et capacités, copies externes, archivages, historique, alertes et rapports. Des tableaux de bord suivent les SLA de sécurisation, les sauvegardes prévues et réalisées, les réplications, externalisations et mises sur bandes, les volumes, taux et écarts aux échéances. Un rapport quotidien est envoyé par courriel aux destinataires désignés ; états complets, incomplets, en échec ou en retard sont distingués.

La mise en œuvre inclut conception, planning, schéma d’architecture, prérequis, flux, comptes, politiques et procédures de restauration, puis installation, configuration, tests, documentation et mise en production. Une maquette opérationnelle est proposée sous 10 jours calendaires ; elle vérifie notamment sauvegardes, restaurations, rétention, réplication, bandes, sécurité et supervision avant validation du passage en production. La recette contrôle aussi les opérations avant et après sauvegarde, notamment les exports SaaS et le traitement des échecs.

Un test complet de restauration est réalisé au minimum tous les six mois, avec restauration d’un serveur ou d’une VM, de fichiers et, lorsque applicable, d’une base ou application critique, contrôle d’intégrité et d’immuabilité, mesure du RTO lorsque pertinent, et restauration depuis des bandes archivées hors site. La récupération des supports, l’accès aux clés, la lecture, l’intégrité et l’exploitabilité sont vérifiés ; délais de récupération et de restauration sont mesurés. Un rapport est remis dans les 10 jours ouvrés suivant le test et toute anomalie significative fait l’objet d’un plan d’action.

Les livrables comprennent les dossiers d’architecture, d’installation et de configuration, d’exploitation et de réversibilité, la matrice des flux et les procédures de sauvegarde, restauration et reprise après sinistre. Ils sont transmis au plus tard dans les 15 jours suivant le déploiement, hors maquette. Une formation des administrateurs est incluse ; durée, programme et nombre de participants sont à préciser. La maintenance couvre les volets correctif, préventif et évolutif, les mises à jour, correctifs de sécurité, firmware et composants matériels fournis. Les niveaux et horaires de support, délais de réponse et, le cas échéant, de rétablissement sont détaillés ; pour les incidents empêchant les sauvegardes ou restaurations critiques, le candidat propose une prise en charge 24 h/24 et 7 j/7 ou une organisation équivalente. Les données restent accessibles et exploitables pendant un an après le terme du contrat ; un certificat de suppression est dû après la période de conservation.

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