Restauration écologique de cours d’eau
- Date limite
- 20 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Vendée (85)
- Durée
- 1 an à compter de la notification ; 2 reconductions tacites d’1 an (3 ans max.)
- Budget
- Max: 250 000 €
Restauration de cours d’eau
Le marché prévoit des interventions de restauration morphologique, de continuité écologique et de mise en défens. Elles visent notamment à diversifier les écoulements, reconstituer le matelas alluvial, restaurer des habitats et limiter le piétinement du lit et des berges. Les travaux sont commandés selon les besoins ; le programme prévisionnel ne garantit pas la réalisation de chaque intervention.
Lit, berges et végétation
Les interventions peuvent comprendre la remise du lit dans le talweg, le retalutage et le reprofilage des berges, des recharges en granulats, la création de radiers et de banquettes, ainsi que des travaux de déblai-remblai. Le tracé du lit restauré est piqueté et repris de l’aval vers l’amont. Les recharges en plein organisent une alternance fosse-radier espacée de 4 à 5 fois la largeur plein bord ; les radiers ponctuels mesurent généralement 10 à 15 m, avec une pente longitudinale inférieure à 3 %. Les banquettes en pied de berge ne dépassent généralement pas les deux tiers de sa hauteur et ont une pente plate.
Les matériaux sont ajustés au cours d’eau, avec une fraction fine importante pour limiter les écoulements à travers les recharges. Pour une recharge de plus de 30 cm d’épaisseur, une sous-couche imperméable, par exemple en argile, peut être mise en œuvre. Des techniques de génie végétal peuvent aussi être utilisées : fascines, banquettes ou peignes constitués notamment de branches, pieux de châtaignier et, selon les besoins, terre, géotextile coco ou fil de fer.
Les travaux préalables comprennent débroussaillage sélectif, élagage, abattage et enlèvement d’embâcles. Les arbres de plus de 80 cm de diamètre, mesuré à 1 m du sol, relèvent d’une prestation distincte. Selon les commandes, des semis de ray-grass anglais, fétuques et éventuellement dactyles, la préparation du sol sur environ 30 à 40 cm et la plantation de jeunes plants à racines nues d’essences locales peuvent compléter les travaux. Les protections à gibier, lorsqu’elles sont utilisées pour les hauts jets, mesurent 120 cm de haut et 25 cm de diamètre ; le paillage en bois déchiqueté est posé sur 15 cm.
Continuité écologique et aménagements agricoles
Les interventions peuvent inclure l’effacement de petits seuils, batardeaux ou passages busés, la déconnexion de drains vers une zone humide ou tampon, et le reprofilage de mares de moins de 1 000 m², avec une profondeur maximale d’environ 1 à 1,50 m. Un trop-plein en PVC Ø100 SN8 peut être posé si nécessaire ; les drains prévus sont en PVC Ø100 ou Ø200, avec des bouches de drainage en béton adaptées.
La mise en défens peut comprendre une clôture électrique : piquets de châtaignier de 1,60 m espacés en moyenne de 8 m en ligne droite et d’environ 4 m dans les méandres, fil galvanisé de 1,6 mm, généralement implanté à au moins 1,50 m de la berge ; les fils sont placés entre 80 cm et 1 m de haut. Les points d’abreuvement incluent des descentes empierrées de 4 m de large, avec granulats 0/60 ou 0/80, et, si besoin, fixation sur roche affleurante. Les bois en contact avec l’eau ne doivent pas être traités chimiquement. Des pompes de prairie doubles peuvent être installées avec crépine, clapet anti-retour et flexible d’au moins 5 m ; les bacs d’abreuvement fournis ont une contenance de 800 L.
Les franchissements proposés comprennent des demi-arches et buses complètes en PEHD de diamètre intérieur 800, 1 000 ou 1 200 mm, en longueurs de 4 ou 6 m. Ils ne sont pas adaptés aux cours d’eau dont le lit mineur dépasse 2 m de largeur ; les buses complètes sont remplies au tiers avec le substrat du lit et les ouvrages reçoivent au moins 60 cm de remblai granulaire. Des passerelles IPE, destinées au franchissement des bovins et non des engins, sont prévues pour les cours d’eau de plus de 2 m de largeur : elles mesurent 2,5 m de large, avec plancher en chêne et garde-corps.
Préparation, matériaux et réception
Les prestations comprennent les DICT, les démarches de circulation nécessaires, le piquetage, l’installation et la signalisation du chantier, l’amenée et le repli du matériel, le nettoyage et la remise en état des accès et dépôts. Les engins doivent être adaptés aux prairies humides ; leur circulation dans le lit mineur est interdite sauf accord préalable du maître d’œuvre. Les granulats doivent être aussi proches que possible de la nature géologique locale et leur origine est documentée. La terre apportée doit être traçable et exempte de plantes exotiques envahissantes. Les travaux font l’objet d’une réception pour chaque bon de commande, puis d’une réception d’achèvement après exécution complète et mise en conformité éventuelle.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
2026-10-29 à 10 h
Lieu
Aire de pique-nique du bois Le Coudray, 85570 Marsais-Sainte-Radégonde, à l’intersection de la D23 et de la D30
Modalités
Visite encouragée mais non obligatoire ; coût à la charge du candidat. La présentation porte sur certains sites seulement, pas sur l’ensemble des sites potentiellement concernés.
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