Réparation des fuites et travaux sur le réseau d’eau potable

Date limite
16 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Haut-Rhin (68)
Durée
12 mois initiaux + 3 reconductions tacites de 12 mois (total 48 mois) ; début prévu au 1er janvier 2027, sinon à la notification si postérieure
Budget
Min: 45 000 € - Max: 1 200 000 €

Réparations et renouvellements du réseau d’eau potable

L’accord-cadre couvre les interventions d’urgence et programmées sur les conduites d’adduction et de distribution ainsi que les branchements. À titre indicatif, le besoin moyen annuel est de 40 fuites sur branchement, 10 fuites sur conduite principale, 4 remplacements de vanne, 8 mises à niveau de voirie et 10 sorties en urgence ; ces volumes sont des données indicatives.

Les interventions comprennent notamment la réparation de fuites, le remplacement ponctuel de conduites principales en PEHD ou en fonte ductile (jusqu’à 2 m et DN 250), la pose de manchons ou colliers de réparation, le remplacement de vannes et garnitures, la mise à niveau de bouches à clé et de tampons, ainsi que la pose ou le renouvellement de branchements. Ces derniers peuvent être remplacés en tranchée ouverte, par tirage ou par éclatement. Les branchements sont en PEHD, dans des diamètres extérieurs de 20 à 63 mm ; le compteur est fourni et posé par le service de l’eau potable.

Matériaux, fouilles et remise en état

Les conduites principales sont notamment en fonte ductile conforme à EN 545 ou en PEHD PE100 SDR 11 ou 13,6, de pression nominale minimale PN 16. Dans le secteur soumis au traitement au dioxyde de chlore, les conduites principales et d’adduction sont exclusivement en fonte ductile ; le PEHD reste autorisé pour les antennes et branchements. Les conduites de branchement sous chaussée ou emprise circulée sont protégées par un fourreau.

Les travaux comprennent les démarches et préparations de chantier, sondages nécessaires, terrassements, étaiement ou blindage, épuisement des eaux, pose et raccordement, remblaiement, compactage et réfection des chaussées, trottoirs, accotements ou espaces verts. La couverture minimale des tranchées est de 1,20 m hors branchements. Les fouilles de plus de 1,30 m de profondeur et de largeur inférieure ou égale aux deux tiers de leur profondeur sont blindées. Le lit de pose mesure 0,10 m pour les diamètres jusqu’à 400 mm ; l’enrobage monte à 0,30 m au-dessus de l’extrados. Les objectifs de compactage comprennent notamment Q4 à 95 % OPN en moyenne et 92 % en fond de couche, Q3 à 98,5 % et 96 % OPN, et Q2 à 97 % et 95 % OPM. Une couche de roulement est requise avant de rendre une chaussée à la circulation.

Le titulaire assure la disponibilité d’une astreinte 24 h/24 et 7 j/7, de pièces courantes en stock et de moyens permettant de traiter simultanément deux interventions. Il propose dans son offre le délai maximal d’intervention en urgence. L’arrivée sur site doit se faire avec une équipe opérationnelle et les moyens nécessaires pour engager immédiatement la mise en sécurité et, si besoin, les réparations. Les essais d’ouverture de tranchée et de mise en œuvre des blindages sont annoncés au moins 72 heures à l’avance, hors urgence ; toute interruption ou reprise de chantier est signalée dans les 12 heures.

Épreuves, désinfection et traçabilité

Les conduites neuves sont nettoyées et éprouvées avant remblaiement complet. Les tronçons d’essai ne dépassent pas 500 m sauf accord préalable ; la pression d’épreuve est de 1,5 fois la pression de service plus 5 bars, avec un minimum de 12 bars. Pour les conduites en fonte ductile, l’essai dure 90 minutes ; pour le PEHD, il suit le fascicule 71 du CCTG. Les défauts d’étanchéité sont réparés aux frais de l’entreprise et donnent lieu à un nouvel essai. Un procès-verbal contradictoire consigne le tronçon, la pression, la durée et les résultats.

Avant mise en service, les tronçons neufs et branchements sont nettoyés et désinfectés. La purge doit atteindre une vitesse supérieure à 2 m/s ; à défaut, elle peut être effectuée avec un mélange d’eau et d’air, au moyen notamment d’un compresseur sec, d’un déshuileur de sécurité et de tuyaux neufs. Le désinfectant est du chlore liquide ou un réactif agréé par le ministère de la Santé ; le dosage dépend du produit, du temps de contact et des prescriptions du fabricant. Le rinçage représente au moins quatre fois le volume de la conduite, avec contrôle de l’absence de résiduel désinfectant. Les analyses microbiologiques et de turbidité en entrée et sortie sont à l’initiative de l’entreprise et à la charge du maître d’ouvrage ; en cas de non-conformité, les opérations et nouvelles analyses sont à la charge de l’entreprise. Les seuils comprennent une différence de turbidité inférieure à 0,5 NTU, une différence de pH inférieure à 0,5, l’absence de résiduel désinfectant, de coliformes, d’E. coli dans 100 ml et d’entérocoques, ainsi que moins de 300 germes aérobies à 22 °C/ml et moins de 100 à 36 °C/ml. L’entreprise est seule responsable en cas de pollution accidentelle liée à une défaillance de sa technique ou de son matériel.

Après chaque intervention, un compte rendu numérique PDF normalisé est transmis avec l’attachement : dates et heures utiles, localisation précise, nature du désordre, travaux réalisés, matériaux et caractéristiques des pièces, durée, photographies géolocalisées avant, pendant et après, plan ou croquis et observations. À la demande de la collectivité, un plan de récolement ou une triangulation, établi à partir de relevés sur site avec une précision suffisante pour intégration au SIG, peut être commandé séparément.

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