Réparation et entretien d’ouvrages d’art

Date limite
20 novembre 2026 à 11 h
Localisation
Sarthe (72)
Durée
1 an ferme (2027, prise d’effet au 1er janvier ou à notification postérieure) ; 3 reconductions tacites d’1 an (2028–2030), max. 4 ans ; préavis : acheteur 2 mois, titulaire 4 mois
Budget
Max: 500 000 €

Interventions sur ouvrages d’art

Accord-cadre de travaux d’entretien et de petites réparations, principalement sur des ouvrages en maçonnerie ou en béton armé. Chaque bon de commande précise l’ouvrage concerné, les interventions, les sujétions et le délai fixé pour les travaux. Une intervention d’urgence peut être demandée : l’entreprise doit pouvoir intervenir sous 12 heures. Les interventions peuvent concerner les ouvrages et leurs abords, y compris en toute saison et dans des conditions d’accès difficiles.

Préparation et protections de chantier

Les travaux peuvent comprendre démolition ou dépose d’éléments, sciage de chaussées, terrassements, déblais et remblais, confortement de talus et mise en place d’ouvrages provisoires. Les moyens d’accès, nacelles et échafaudages, protections de fouilles, batardeaux, épuisements et protections anti-pollution nécessaires sont à prévoir selon le chantier. La circulation publique est maintenue sur l’ouvrage ; une interruption peut être demandée pour certains travaux spécifiques, avec déviation organisée par l’agence technique départementale concernée.

Le titulaire assure le repérage des réseaux et les démarches nécessaires avant travaux, la signalisation de chantier, la protection des ouvrages non concernés et la remise en état des emprises. Les matériaux de démolition réutilisables sont conservés avec soin ; les autres sont triés et évacués selon leur destination.

Béton et maçonnerie

Les réparations du béton comprennent notamment le repiquage jusqu’au béton sain, le traitement des armatures corrodées, le ragréage de faces ou d’arêtes, le pontage et l’injection de fissures, ainsi que le béton projeté. Les mortiers de ragréage sont au minimum de classe R3 pour les réparations structurelles et R2 pour les reprises de parement. Le béton projeté est réalisé par voie sèche ; le bordereau prévoit une épaisseur moyenne de 6 cm. Il est armé au-delà de 5 cm, avec des passes ne dépassant pas 5 cm, séparées d’au moins 24 heures.

Les interventions en maçonnerie couvrent le refouillement, le rejointoiement manuel, la reconstitution de maçonneries et la restauration de perrés. Les pierres neuves doivent s’harmoniser avec les pierres existantes. Les joints sont dégarnis sans fragiliser l’ouvrage ; la profondeur normale de dégarnissage est d’au moins 5 cm. Les mortiers de rejointoiement varient selon l’exposition : mortier de ciment pour la maçonnerie immergeable, mortier bâtard dosé à 500 kg/m³ ou mortier de chaux aérienne au-dessus de cette ligne. Le confortement peut également inclure barbacanes, drains, enrochements ou murs de soutènement.

Étanchéité, chaussée, drainage et superstructures

Les travaux de superstructure peuvent inclure la réfection de l’étanchéité, des trottoirs et de la chaussée, ainsi que la pose ou réparation de garde-corps, bordures, caniveaux et fourreaux. L’étanchéité peut être réalisée par chape d’asphalte, film mince adhérent ou feuilles préfabriquées ; le complexe de feuilles préfabriquées décrit au CCTP fait environ 10 mm. L’adhérence mesurée doit dépasser 0,4 MPa ; pour les feuilles, les essais sont réalisés à raison d’un point tous les 200 m², avec au moins six essais par tablier.

Les réfections de chaussée comprennent notamment du béton bitumineux semi-grenu sur 6 cm et de la grave-bitume en deux couches de 6 cm. La couche d’accrochage est dosée à 300 g/m² de bitume résiduel. Le contrôle de macrotexture intervient dans les six semaines après pose, à raison d’une mesure tous les 20 m dans chaque ligne de mesure ; le niveau minimal exigé est de 0,4 mm pour 90 % des points.

Les interventions hydrauliques peuvent porter sur des drains PVC de diamètre nominal 100 ou 160 mm, des canalisations en béton armé de diamètre intérieur 400, 500 ou 800 mm, des cadres préfabriqués de 1 × 1 m à 2 × 1,5 m, des têtes d’aqueduc, regards, descentes d’eau et dispositifs de drainage. Sont également prévues la réfection ou la pose de garde-corps métalliques et la remise en état de leurs fixations.

Qualité, sécurité et contraintes environnementales

Avant travaux, l’entreprise fournit un planning d’exécution. Un PAQ matériaux est soumis au visa du maître d’œuvre avant tout approvisionnement ; il décrit notamment les provenances, les contrôles et les conditions de transport et de stockage. Les matériaux sont soumis à agrément et réception avant emploi. Les contrôles peuvent porter sur les supports, les formulations, la mise en œuvre, l’adhérence, les soudures, les épaisseurs de revêtement et les caractéristiques des chaussées.

Le chantier doit préserver l’écoulement des eaux et empêcher les rejets polluants. Les déchets sont triés, réemployés ou dirigés vers des filières de valorisation lorsque cela est possible ; le brûlage sur site est interdit. Les réseaux existants doivent rester en service, sauf indication contraire prévue pour le chantier.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Échantillons

Requis

Modalités de livraison

Sur demande du maître d’œuvre pour justifier l’origine des pierres ; 3 échantillons limites à présenter avant commande, aux frais de l’entreprise, dimensions fixées par le maître d’œuvre. Après acceptation, ils restent sur le chantier comme référence d’aspect. Tout autre échantillon, notice ou procès-verbal d’agrément demandé doit être fourni dans le délai fixé par le maître d’œuvre. Pour une demande d’équivalence, les éléments nécessaires, dont les échantillons, sont remis au moins 2 mois avant approvisionnement ou mise en œuvre ; décision du maître d’œuvre dans les 30 jours.

Produits à fournir

  • Échantillons de pierres proposées
    x3

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