Réhabilitation sans tranchée des réseaux d’assainissement et d’eaux pluviales
- Date limite
- 30 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Haut-Rhin (68)
- Durée
- 2027, jusqu’au 31/12 (effet à notification si après le 01/01) ; 3 reconductions tacites d’1 an, max. 4 ans au 31/12/2030 ; préparation par commande : 10–30 jours
- Budget
- Min: 160 000 € - Max: 1 600 000 €
Diagnostic et préparation des interventions
L’accord-cadre porte sur la réhabilitation ou le renouvellement sans tranchée de collecteurs gravitaires visitables ou non, de branchements, de regards et de canalisations de refoulement. Pour chaque intervention, l’entreprise reconnaît les lieux et ouvrages. Une vérification initiale peut faire l’objet d’un bon de commande distinct : après curage hydrodynamique, l’inspection vidéo identifie les défauts structurels ou fonctionnels, puis donne lieu à un diagnostic et à une proposition détaillée et chiffrée de réhabilitation.
La préparation comprend notamment les reconnaissances, études et plans d’exécution, notes de calcul, démarches administratives, signalisation et organisation du maintien en service du réseau. Les documents sont soumis à l’approbation du maître d’ouvrage. Les plans sont fournis en formats AutoCAD et PDF.
Procédés de réhabilitation
Les techniques comprennent les réparations ponctuelles au robot multifonctions (fraisage, découpe d’obstacles, réouverture de branchements), l’injection de résine pour traiter fissures, joints et piquages, ainsi que le chemisage partiel par manchette. Les manchettes ont une longueur variable inférieure à 1 m ; elles peuvent être en résine thermodurcissable ou de type quick-lock en élastomère et acier inoxydable. Elles ne sont pas prévues seules, hors chemisage complet lorsque celui-ci est nécessaire.
Le chemisage continu rénove un tronçon entre regards ou un branchement présentant plusieurs défauts, par gaine souple imprégnée de résine thermodurcissable, introduite par traction ou réversion puis polymérisée. Les gaines peuvent associer membrane en polyuréthane ou polyéthylène, renfort en fibres de polyester ou de verre et matrice en résine époxyde. Le matériau et l’épaisseur sont dimensionnés selon l’état de l’ouvrage et les efforts à reprendre. La gaine doit être certifiée CSTB, atteindre au minimum la classe structurelle CR2, présenter un module d’élasticité instantané d’au moins 7 500 MPa, un module à long terme de 4 500 MPa et une rigidité annulaire instantanée d’au moins 1 kN/m².
Les regards sont réhabilités par injections, reprise des aciers ou surfaces dégradées, ragréage au mortier résistant au H₂S ou cuvelage stratifié pour les regards fortement dégradés. Les ouvrages maçonnés peuvent nécessiter la reprise de cunettes et radiers, la pose d’échelons, de chutes accompagnées ou de vannes murales, ainsi que la construction ou la remise à niveau de regards et tampons. Les regards concernés sont notamment circulaires de 800 ou 1 000 mm, ou carrés de 1 000 × 1 000 mm, avec une hauteur au fil d’eau de 1 à 5 m, parfois davantage. Les tampons à remplacer sont en fonte ductile, classe D400, non ventilés, ouverture de Ø1 000 mm.
Exploitation, sécurité et contraintes de chantier
Le titulaire assure le curage et le décapage sans altérer la structure, la gestion des effluents et leur dérivation si nécessaire (camion de pompage ou groupes électropompes), ainsi que la remise en état des lieux. Les résidus de curage sont évacués vers des centres de traitement agréés avec traçabilité. Des travaux peuvent être réalisés de nuit, entre 21 h et 7 h, lorsque les contraintes du réseau ou de circulation l’exigent.
Les ouvrages peuvent contenir de l’amiante : les interventions concernées, dont l’hydrocurage, relèvent de la sous-section 4 et nécessitent un mode opératoire et du personnel formé. Les interventions sur réseau sont réalisées par une équipe d’au moins deux personnes ; une seule peut travailler à l’intérieur, en liaison avec la personne restée à l’extérieur. L’atmosphère est contrôlée avant et pendant les opérations. Le personnel doit notamment être formé au travail en espace confiné (CATEC) et disposer des équipements de protection requis.
Contrôles et livrables
Les inspections vidéo sont réalisées avant travaux, après préparation, après chemisage et lors des reprises de branchements, puis autant que nécessaire pour contrôler les réparations. Le matériel et les modalités d’inspection sont conformes à la NF EN 13508-1 ; les inspections produisent des rapports photo et des enregistrements vidéo complets. Le dossier des ouvrages exécutés comprend les plans, rapports, repères des tronçons, résultats d’inspection et vidéos.
Avant réception, les contrôles comprennent au minimum la vérification du bon écoulement, l’inspection télévisée des canalisations et branchements et la conformité topographique et géométrique ; des essais d’étanchéité peuvent être réalisés si nécessaire. Les interventions sont soumises à une obligation de résultat. Les garanties minimales indiquées au CCTP sont de 10 ans pour le chemisage continu, l’étanchement des piquages et l’étanchement des regards.
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