Réhabilitation et amélioration d’ouvrages d’eau potable

Date limite
27 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Gard (30)
Durée
12 mois initiaux ; 3 reconductions tacites de 12 mois (opposition ≥3 mois avant terme) ; anticipation expresse si plafond atteint ; 48 mois max., durée proratisée
Budget
Max: 3 000 000 €

Périmètre des interventions

L’accord-cadre couvre les travaux de réhabilitation, réparation, renouvellement, mise en conformité, amélioration et adaptation des ouvrages et équipements d’eau potable. Les interventions, programmées ou urgentes, sont commandées selon les besoins. Elles peuvent associer plusieurs corps d’état et porter sur des réservoirs, bâches, stations de pompage et de reprise, chambres de vannes, ouvrages annexes, réseaux et locaux techniques.

Études, préparation et génie civil

Selon l’opération, les prestations comprennent les investigations, sondages, carottages, essais et diagnostics préalables, les études d’exécution (plans, notes de calcul, procédures, documents techniques et planification), les installations de chantier et les travaux préparatoires. Le génie civil peut inclure démolition et préparation des supports, purge et traitement des armatures, réparations de béton, fissures et joints, renforcements structurels, maçonnerie, béton coulé ou projeté, drainage et gestion des infiltrations.

Les supports doivent être préparés et contrôlés avant réparation, étanchéité ou revêtement. Les armatures réparées doivent notamment retrouver un enrobage minimal de 30 mm, sauf valeur supérieure prévue aux documents d’exécution. Les essais d’arrachement des mortiers de réparation, lorsqu’ils sont réalisés, visent une adhérence d’au moins 1,5 MPa à 28 jours. Toute fissure révélée après préparation avec une ouverture supérieure à 0,10 mm fait l’objet d’une analyse spécifique et d’une proposition de traitement à valider avant exécution.

Étanchéité, revêtements et matériaux en contact avec l’eau

Les travaux peuvent porter sur les protections extérieures, l’imperméabilisation, les étanchéités enterrées et de toiture, ainsi que les revêtements intérieurs des réservoirs et autres ouvrages en contact avec l’eau destinée à la consommation humaine. Les systèmes ACS peuvent être époxydiques, minéraux ou en membranes synthétiques, ou prendre la forme de coques en polyéthylène. Le système intérieur doit justifier la reprise d’une fissuration d’au moins 2 mm sans perte d’étanchéité. Pour l’imperméabilisation des ouvrages, le classement minimal indiqué est I3, sauf justification contraire du maître d’œuvre.

Les membranes synthétiques requièrent des soudures d’au moins 40 mm, sauf prescription fabricant plus contraignante, et l’autocontrôle systématique de toutes les soudures. Les revêtements époxydiques ACS font l’objet d’un contrôle de continuité, notamment diélectrique, sur les surfaces revêtues, avec reprise et nouveau contrôle des défauts. Les produits en contact avec l’eau potable doivent disposer des justificatifs sanitaires requis. Les ouvrages enterrés et leurs étanchéités sont protégés mécaniquement avant remblaiement.

Réseaux, équipements hydrauliques et électriques

Le volet hydraulique comprend canalisations, pièces spéciales, raccordements, robinetterie, équipements de régulation et protection contre les coups de bélier, instrumentation et réseaux provisoires. Les installations provisoires peuvent inclure stockage, bâches, cuves, raccordements et équipements de surveillance afin de maintenir les débits, pressions et la continuité du service pendant les travaux. Les équipements doivent rester accessibles pour exploitation et maintenance. Les aciers inoxydables en atmosphère humide ou au contact de l’eau potable sont au minimum de nuance 1.4404 (AISI 316L), ou de performances équivalentes validées.

Les travaux électriques et de contrôle-commande couvrent cheminements, tableaux, armoires, éclairage, automatismes, instrumentation, télégestion et, selon les besoins, chauffage et ventilation des locaux techniques. Les installations électriques sont conformes à la NF C15-100 ; les armoires et équipements dans les ouvrages d’eau potable ont un indice minimal IP55 et IK08, sauf justification contraire. Les équipements de télégestion sont compatibles avec l’architecture existante, notamment SOFREL ou équivalent approuvé.

Réseaux enterrés et aménagements

Les interventions comprennent terrassements, fouilles et blindages si nécessaires, épuisement des eaux, protection des réseaux existants, pose et raccordement de réseaux, remblayage et compactage, réfection des surfaces, regards, chambres de vannes ou de tirage. Les aménagements extérieurs peuvent inclure portails, portillons, clôtures, remise en état des terrains, espaces verts et ouvrages de collecte des eaux. Les chambres de vannes de plus de 1,30 m de profondeur doivent permettre une exploitation et une maintenance sécurisées, avec aération naturelle ou ventilation adaptée si nécessaire, ainsi que collecte et évacuation des eaux susceptibles de s’y infiltrer.

Contraintes, essais et livrables

Les interventions doivent limiter les perturbations de l’exploitation et maintenir autant que possible la distribution d’eau potable. Les travaux en espace confiné nécessitent du personnel formé et certifié CATEC® ou équivalent reconnu ; les travaux en hauteur requièrent une certification en cours de validité. Les prescriptions applicables à l’amiante et aux HAP s’appliquent lorsque ces matériaux sont rencontrés. Les matériels et produits doivent préserver la qualité sanitaire de l’eau.

Les contrôles peuvent comprendre les essais de convenance du béton à 7 et 28 jours, des essais d’étanchéité, des contrôles de fonctionnement, des prélèvements et analyses sanitaires, le nettoyage, le rinçage et la désinfection. Lorsqu’un essai d’étanchéité du béton nu est prescrit, il comprend une stabilisation d’au moins 24 heures et une observation d’au moins 72 heures ; aucune fuite ou infiltration n’est admise. Une analyse sanitaire non conforme entraîne la reprise des opérations nécessaires aux frais du titulaire. La remise en eau et la mise en service interviennent après validation des contrôles et essais requis.

Le titulaire remet un DOE numérique adapté à l’intervention, comprenant selon le cas plans de récolement, fiches techniques, certificats, attestations sanitaires, résultats d’essais et consignes d’exploitation. Les formats indiqués sont PDF pour les documents définitifs, DWG, shape et PDF pour les plans, XLSX ou compatible pour les tableaux, et JPEG ou PNG pour les photographies. Les bons de commande émis pendant la validité de l’accord-cadre peuvent continuer à s’exécuter après son expiration.

Missions témoins à chiffrer et à méthodologiser

La mission témoin 1 porte sur un réservoir sur tour de 600 m³ : cuve de diamètre intérieur 13 m, hauteur d’eau utile 6,50 m, fût de 17 m et hauteur totale d’environ 28 m. Le programme comprend notamment une bâche provisoire de 120 m³ (solutions bâche souple et cuve acier à chiffrer), des échafaudages intérieur et extérieur de plus de 20 m, la reprise de l’étanchéité de toiture sur 210 m² avec pente de 1 %, 4 barbacanes, 2 ventilations et 10 ml d’acrotère. S’y ajoutent le décapage extérieur de 650 m², 30 m² de réparations béton R4, 50 ml de traitement de fissures, un revêtement I3 sur 300 m² et un enduit mortier sur 350 m². Dans la cuve : préparation et revêtement ACS sur 360 m², travaux en sous-face de coupole sur 70 m², 30 m² de réparations R4 et 30 ml de fissures.

Le programme hydraulique témoin prévoit 25 ml de conduite DN300, 30 ml DN200, 30 ml DN150 en adduction et 20 ml DN150 en vidange, en inox 316L ; 2 vannes papillon DN300 PN16 et 2 vannes opercule DN200/150 PN16. Il comprend aussi 250 ml de conduite AEP en fonte DN300, une crépine DN300, des manchettes de traversée DN150 (2), DN200 (1) et DN300 (1), 2 débitmètres électromagnétiques DN100 et DN200, un analyseur de chlore et une télégestion compatible SOFREL. Les aménagements indiqués comprennent notamment 100 ml de clôture, un portail double vantaux et un ensemencement de 50 m².

La mission témoin 2 porte sur une chambre des vannes d’environ 30 m² : réfection de 45 m² de toiture en tuiles, remplacement de 2 portes techniques en acier galvanisé et de 2 fenêtres aluminium de surface ≤ 1 m², peinture intérieure sur 120 m² et traitement anticorrosion de 20 m² de métallerie conservée. Le programme électrique comprend 30 ml de chemins de câbles inox 316L, 6 points lumineux, 4 prises 230 V, un coffret étanche de plus de 100 litres et 2 contacteurs de porte raccordés et intégrés à la télégestion existante. Un cadenas électronique compatible avec le système du maître d’ouvrage est également prévu.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

Non précisé

Lieu

Non précisé

Modalités

Aucune visite n’est prévue avant la remise des offres. Une visite préalable du site visé par chaque bon de commande doit être effectuée avant le démarrage des prestations.

Échantillons

Non requis

Modalités de livraison

Ces réalisations physiques peuvent être demandées par le maître d’œuvre selon les caractéristiques de l’ouvrage, du support ou de l’intervention. La zone test sert à vérifier l’adéquation du procédé, ses conditions d’application et les performances recherchées ; la planche ou zone de référence validée sert de niveau de qualité attendu.

Produits à fournir

  • Zone test préalable du procédé ou du système de protection/étanchéité ACS
  • Planche ou zone de référence du revêtement époxydique ACS
  • Zone d’essai du procédé d’injection

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