Réfection électrique des logements
Remise en conformité ou mise en sécurité des installations électriques
Les bons de commande portent sur des logements collectifs et des pavillons, du T1 au T6 ; les logements collectifs représentent environ 90 % du parc. Selon le besoin commandé, l’intervention consiste soit à remettre toute l’installation aux normes NF C 15-100, soit à conserver les circuits existants et à atteindre le seuil minimal de mise en sécurité. Les caractéristiques du logement sont communiquées lors de la commande.
Dépose, distribution et équipements
Pour une mise en conformité, l’installation existante — électricité, télévision et téléphone — est déposée soigneusement. Les gaines, tubages et boîtiers existants sont réutilisés autant que possible. Si le passage dans les conduits est impossible, la pose de moulures nécessite l’accord du maître d’ouvrage. Les passages comprennent notamment le ceinturage en cueillie de plafond, la protection des traversées de murs par fourreaux et leur rebouchage soigné, ainsi que des dérivations par boîtes à barrettes à vis. Les câbles et matériels déposés sont évacués vers des décharges agréées ou des centres de recyclage.
Les travaux peuvent comprendre un tableau abonné adapté au logement, la vérification ou la réalisation de la prise de terre et les liaisons équipotentielles des masses métalliques, des pièces humides et des salles de bains. La filerie, ses sections et la distribution des circuits respectent la norme en vigueur ; le conducteur de terre vert-jaune est distribué à chaque point lumineux. Les pièces sont équipées de prises, interrupteurs et points lumineux selon les normes en vigueur à la date du bon ; le garage reçoit deux points lumineux. La sonnerie comprend un carillon deux tons avec transformateur incorporé en logement collectif ; en pavillon, elle peut être sans fil avec bouton poussoir étanche à la barrière.
Chauffage, communication et télévision
Lorsque le logement est équipé de chauffage électrique, les appareils peuvent être à inertie sèche (pierre, aluminium ou fonte) ou à fluide caloporteur, avec marquage NF. Ils comprennent programmation, détection d’ouverture de fenêtre et détection de présence ; un sèche-serviettes est posé en salle de bains selon la place disponible. La régulation horaire a une amplitude inférieure à 0,3 K et une dérive inférieure à 1 K. L’ouverture d’une fenêtre déclenche l’arrêt chauffage ou le hors-gel ; l’absence réduit progressivement l’allure jusqu’au mode éco. Une indication visuelle comporte au moins trois niveaux de consommation. Les convecteurs ont une programmation simple ; les appareils permettent la gestion à distance et le jumelage dans une même pièce. L’entreprise fixe et règle les appareils (date, heure, consignes, réduit), puis informe les locataires sur leurs modes de fonctionnement et remet un mode d’emploi.
Le coffret de communication, posé sur la GTL, reçoit des socles et connecteurs RJ45 dans chaque pièce, cuisine comprise ; la GTL comporte une porte et un espace pour une box. L’installation télévision est refaite depuis la gaine technique en collectif ou depuis l’antenne individuelle en pavillon, avec remplacement de l’antenne râteau. Elle comprend des câbles coaxiaux 75 Ω à recouvrement 100 %, un répartiteur posé dans le tableau de communication et la vérification de la réception à la prise finale.
Mise en sécurité et interventions particulières
La mise en sécurité porte globalement sur le logement et vérifie les six caractéristiques minimales : commande générale accessible ; protection différentielle adaptée à la prise de terre ; protection contre les surintensités de chaque circuit, adaptée à la section des conducteurs ; liaison équipotentielle et respect des zones de baignoire ou douche ; absence de risque de contact direct et de matériel vétuste ou inadapté ; conducteurs protégés par conduits, moulures ou plinthes isolantes. Sont notamment vérifiés la terre, le disjoncteur général, les différentiels haute sensibilité 30 mA, leur calibrage, les fusibles ou disjoncteurs et leur repérage. Les éléments manquants ou défectueux sont fournis ou remplacés. En cas de disjoncteur général dégradé, de défaut de déclenchement ou d’emplacement non conforme ou supérieur à 1,80 m, l’entreprise alerte le gestionnaire du réseau et le maître d’ouvrage et prend en charge les démarches et rendez-vous de remplacement. Dans les pièces d’eau, les volumes de sécurité sont respectés ; un défaut de conformité du matériel en place est signalé au maître d’ouvrage.
En pavillon, si le compteur est en limite de propriété, un déplacement du tableau peut être demandé, avec remplacement éventuel de 3 ml d’alimentation EDF en réseau enterré selon les prescriptions du gestionnaire. Les travaux imprévisibles hors bordereau sont estimés avec le représentant d’Alcéane ; celui-ci peut solliciter d’autres devis et confier le travail à une autre entreprise. En présence d’amiante ou en l’absence de données sur les matériaux susceptibles d’en contenir, l’intervention est réalisée sous contrainte amiante en sous-section 4. Les intervenants concernés doivent être formés ; protections collectives et EPI sont mis en œuvre selon l’évaluation des risques. Les modes opératoires détaillés sont remis avec l’offre ; les mesures d’empoussièrement, lorsqu’elles sont réalisées, sont analysées par laboratoire certifié COFRAC selon la méthode META, et les déchets amiantés font l’objet d’une traçabilité BSDA.
Organisation, contrôles et livrables
L’entreprise prend les rendez-vous avec les locataires, affiche les avis d’intervention au moins 7 jours ouvrés avant les travaux et transmet chaque semaine au maître d’ouvrage un tableau de suivi informatique au format XLS. Les démarches complémentaires en cas de difficulté de contact — avis de passage, appels deux fois par semaine, texto et courriel hebdomadaires — sont consignées avec le jour et l’heure. En cas d’absence, un avis circonstancié est laissé ; après 15 jours sans réponse, le responsable d’Alcéane est averti. Chaque intervention donne lieu à un quitus signé et daté par le locataire ou son représentant ; pour un logement vacant, il est signé par le gardien ou le représentant d’Alcéane. Une réunion de suivi est organisée chaque semaine.
Les travaux sont exécutés en une journée pour les T1 à T3 et en deux jours pour les T4 à T6 ; l’installation doit impérativement être remise en service chaque soir. Les matériaux sont neufs, de première qualité et de norme NF. Les contrôles et essais électriques et de mise à la terre suivent la NF C 15-100 et les examens avant mise en service l’annexe D de la NF P 82-210 ; leurs frais sont à la charge du titulaire. Les résultats insatisfaisants entraînent, sans surcoût, les remplacements, réparations ou modifications nécessaires. Une attestation CONSUEL électronique (Cerfa n° 12506) est due pour chaque logement ou pavillon ; la garantie est d’un an après réception suivant production du certificat, prolongée des jours d’indisponibilité du matériel. Pendant la garantie, les éléments défectueux, réglages et modifications nécessaires sont pris en charge sans frais.
Le DOE est remis en PDF et comprend au minimum les plans définitifs, notices d’utilisation, fiches techniques, certificats obligatoires, procès-verbaux d’autocontrôle, documents utiles à l’exploitation et mesures de terre des logements collectifs et individuels ; les attestations CONSUEL sont dans un fichier séparé. Après réception, les plans de repérage des installations CONSUEL et la valeur de terre collective sont remis par courriel en PDF sous 15 jours. Le titulaire nettoie et remet en état les emplacements occupés par le chantier.
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