Prélèvements de coquillages pour surveillance sanitaire
Organisation et périmètre
Le titulaire met en œuvre les prélèvements de coquillages du dispositif de surveillance sanitaire des zones de production pour la région Occitanie, principalement dans les réseaux REMI et REPHYTOX. Des interventions complémentaires peuvent être déclenchées lors d’alertes, d’événements contaminants, de toxi-infections alimentaires à Norovirus ou de programmes de recherche appliquée du LDV34.
Les lieux de prélèvement sont ponctuels, à coordonnées fixes, ou surfaciques, dans un polygone défini par un centroïde. Les coordonnées et lieux peuvent être actualisés par les services de l’État et l’Ifremer. Les tolérances de localisation sont de 250 m pour les gisements naturels et de 50 m pour les concessions ; une tolérance de 250 m sur concession est admise pour les points strictement REPHYTOX.
Planification et reprogrammation
La planification annuelle est fournie par le pilote du dispositif et ajustée selon le plan national d’échantillonnage. Le prestataire construit avec le LDV34 la programmation mensuelle, puis inscrit la planification hebdomadaire définitive dans un planning électronique partagé au plus tard le vendredi de la semaine précédente. Toute modification ultérieure doit être justifiée et validée la veille.
À titre indicatif pour 2025, le programme prévoit 276 prélèvements REMI sur 28 points, 125 prélèvements REPHYTOX sur 8 points, ainsi que 77 prélèvements REMI et 285 prélèvements REPHYTOX en alerte. Les prélèvements REMI et REPHYTOX sont réalisés simultanément lorsque les zones et les semaines coïncident.
En cas d’impossibilité liée à la météo, à l’accès ou à la ressource, le LDV34 est informé rapidement et la cause est saisie le jour même dans le planning partagé. Les prélèvements annulés en alerte sont reprogrammés dès que possible. Un bulletin mensuel des prélèvements non réalisés, avec les observations utiles sur les ressources et les gisements, est remis sur l’espace partagé.
Méthodes et moyens de prélèvement
Les coquillages doivent être vivants, de taille commerciale, présents sur le lieu depuis au moins 30 jours ; les juvéniles et les coquillages endommagés sont exclus. Les méthodes possibles sont la plongée libre, la plongée scaphandre, l’embarcation et le tellinier. Les méthodes de récolte commerciale sont utilisées lorsque cela est possible.
Pour les 8 points des lotissements conchylicoles de la lagune de Thau et les 3 points des parcs ostréicoles de l’étang de Leucate, le titulaire achète, installe et entretient environ 180 kg d’huîtres et 30 kg de moules par an dans des poches propres. Les coquillages restent au point de suivi au moins 30 jours avant prélèvement et chaque poche est scellée. Quatre points en filières en mer sont réalisés en embarcation et en plongée libre ou scaphandre, à environ 6 m de profondeur.
Les coquillages sont si nécessaire débarrassés de l’excès de vase par rinçage rapide à l’eau de mer ou à l’eau douce potable, puis égouttés sans réimmersion après prélèvement. Chaque échantillon est placé dans un sac plastique alimentaire solide, identifié et protégé contre les contaminations croisées. Le matériel de prélèvement et de transport est à la charge du titulaire ; le LDV34 fournit les étiquettes, sacs, scellés et enregistreurs de température.
Quantités et dispositifs
Pour le REMI régulier, 28 points concernent des huîtres, palourdes, tellines ou moules dans l’Aude, l’Hérault, le Gard et les Pyrénées-Orientales ; le suivi est suspendu sur 2 points. Les quantités doivent permettre 2 analyses microbiologiques :
- Huîtres : 12 à 15 individus ;
- Moules : 600 g, soit 25 à 30 individus ;
- Palourdes : 500 g, soit 25 à 30 individus ;
- Tellines : 300 g, soit environ 50 individus ;
- Gastéropodes : 20 à 25 individus ;
- Couteaux : 15 à 20 individus.
En alerte REMI, un prélèvement est réalisé dans les 48 heures pour les niveaux 0 et 1, sous réserve de l’accès. En niveau 2, le suivi devient hebdomadaire jusqu’à deux séries consécutives de résultats favorables.
Pour le REPHYTOX, 22 points sont concernés dans l’Aude, l’Hérault et le Gard, dont 3 actuellement suspendus. Les prélèvements sont réalisés le lundi, hors jours fériés, ou le mardi en cas de circonstances exceptionnelles validées par le LDV34. La masse minimale est de 1 kg en coquille, composée d’au moins 10 individus. En période à risque, la fréquence peut être hebdomadaire ; en alerte phycotoxinique, les prélèvements sont réalisés le lundi suivant le bulletin, puis chaque semaine jusqu’au retour à la normale.
Les prises multiples REMI, REPHYTOX et/ou TIAC sur un même point et le même jour, quel que soit le taxon ou la méthode, sont traitées comme des prélèvements mixtes. Les prélèvements infructueux pour absence de ressource donnent lieu à la transmission mensuelle des positions GPS et des durées de mobilisation pour prise en charge des frais correspondants.
Traçabilité, transport et contrôle
Le titulaire assure la traçabilité de la provenance et du temps de séjour des coquillages, fournit les éléments comptables correspondants et renseigne les formulaires qualité du LDV34. Il met en place une géolocalisation permanente de ses véhicules et embarcations, accessible au laboratoire.
Les prélèvements sont effectués le matin et livrés au LDV34 le jour même avant 15 heures, avec un délai maximal de 24 heures entre prélèvement et mise en analyse pour certains contaminants. Ils sont transportés dans un conteneur isotherme avec accumulateurs de froid ou réfrigéré, à l’abri du soleil. La température est relevée à chaque ouverture et à la réception.
Lorsque le délai de transport est inférieur à 4 heures, la température doit être inférieure à celle de l’eau prélevée. Au-delà de 4 heures, elle doit être comprise entre 0 et 10 °C ; pour le Norovirus, cette exigence est systématique, avec une dérogation possible sous 13 °C ± 2 °C. Les échantillons non conformes peuvent être refusés et doivent alors être reprogrammés sans facturation de la tournée supplémentaire.
Les prélèvements du contrôle officiel sont réalisés sous accréditation ISO 17025, selon XP CEN ISO/TS 17728, dans le périmètre d’accréditation du LDV34. Le titulaire doit maintenir les habilitations, les dossiers individuels, les permis et certificats requis, assurer la traçabilité documentaire et utiliser un thermomètre raccordé au système international. Le Département supervise l’activité et réalise au moins un audit annuel ; tout nouveau personnel suit une formation qualité d’une demi-journée organisée par le LDV34.
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