Modernisation, extension et maintenance de vidéoprotection

Régie des Transports de la Martinique
Date limite
25 septembre 2026 à 12 h
Localisation
Martinique (972)
Durée
1 an initial ; 3 reconductions tacites d’1 an ; durée maximale 4 ans
Budget
Min: 1 € - Max: 5 000 000 €

Une solution intégrée de vidéoprotection et de vidéosurveillance

Le marché couvre la modernisation, l’extension et la maintenance des dispositifs existants et à venir, sous la forme d’une prestation mixte de fournitures, services et travaux. Le titulaire assure notamment la fourniture, la pose, le paramétrage, la mise en service, les raccordements électriques et DATA, la dépose éventuelle des équipements existants, les études, le génie civil, le tirage de câbles, la formation, la documentation et la maintenance.

Le dispositif existant comprend 142 caméras implantées dans les bâtiments d’exploitation et administratifs, les gares, les stations et les bus, sur l’ensemble du territoire martiniquais. L’exploitation s’effectue principalement en temps réel depuis le PCC du Centre de Maintenance du Lareinty. Le logiciel SECURITY CENTER de GENETEC, version 5.12, doit être conservé et l’ensemble des équipements proposés doit lui être compatible. Les images sont enregistrées jusqu’à 30 jours pour les administrateurs ; une autre spécification prévoit un stockage évolutif H.264, H.265 et/ou MPEG4 sur 15 jours, 24 h/24 et par voie.

Caméras et supports

  • Caméras compatibles ONVIF, avec au minimum 25 images/s, fonctions WDR, compensation de contre-jour, équilibre des blancs, iris et gain automatiques, filtre IR-cut automatique, masques de confidentialité, compression H.264, stockage sur carte SD de 64 Go et fonctionnement de -30 °C à +45 °C.
  • Caméras extérieures de type Bullet ou caisson étanche IP66 minimum, résistance IK10 et remontée d’alarme en cas de dérèglement ou de détérioration.
  • Caméras dômes PTZ 360° avec zoom optique x20 minimum, inclinaison minimale de 0° à 180°, patrouille automatique, IP66 minimum et IK10.
  • Vision nocturne à haute sensibilité sans recours aux LED infrarouges.
  • Pose sur supports existants ou à créer, candélabres, mâts, bâtiments et bus ; mâts galvanisés et laqués, protection anticorrosion, trappes sécurisées, mise à la terre, marquage et protections contre les véhicules béliers.
  • Massifs en béton dosé à 350 kg/m³, coulés en une fois, avec fourreaux dépassant de 0,50 m minimum au-dessus du sol fini et dimensionnement tenant compte du poids des équipements et des conditions climatiques.

Réseaux, énergie et points de concentration

L’architecture doit assurer la pérennité, la disponibilité, la sécurité, les performances, l’interopérabilité et le double attachement du réseau, avec une réserve de capacité de 30 %. Les raccordements DATA peuvent utiliser la fibre optique opérateur, la BLR ou la 3G/4G ; toute liaison BLR nécessite une étude de couverture préalable. La BLR peut fonctionner en 5,4 ou 5,8 GHz, avec chiffrement AES 128 bits, filtrage IP et protection antifoudre IEC 61000-4-5.

Les points de concentration comprennent notamment switch PoE, alimentation, disjoncteur, jarretière fibre, injecteur PoE, onduleur avec autonomie de 30 minutes, remontée d’alarme par courriel ou SMS et identification des baies ou coffrets. Les armoires de rue sont modulaires, métalliques double peau, anti-vandales, IP55, ventilées, anticorrosion et organisées en compartiments technique, brassage et opérateur. Les armoires activées peuvent intégrer atelier 48 V, batteries, ventilation régulée, climatisation, sonde de température et d’hygrométrie, parafoudre et remontées de défauts.

Des solutions photovoltaïques autonomes peuvent être proposées pour les caméras isolées, avec dimensionnement des panneaux, batteries, autonomie, coffret, protections contre les intempéries et le vandalisme et notice sur l’ensoleillement nécessaire.

Fibre optique et câblage

Les BPE doivent accepter des câbles de 2,4 à 25 mm, prévoir une réserve de 30 % pour les dérivations et permettre l’ajout d’une cassette. Elles sont conformes à l’IEC 61753-1, avec, selon l’implantation, une protection IP54 minimum et IK10 en intérieur/extérieur ou IP68 et IK10 en souterrain. Le raccordement est réalisé exclusivement par soudure par fusion ; la rétention mécanique minimale est de 40 daN et le vieillissement est vérifié par 10 cycles entre -40 °C et +100 °C selon la NF C 20-714.

Les têtes optiques sont au format 19 pouces, profondeur maximale 300 mm, avec une surlongueur minimale de 15 m et une capacité allant jusqu’à 144 connecteurs SC/APC sur 3U. Les connecteurs SC/APC respectent la CEI 61754-4, avec une atténuation moyenne maximale de 0,12 dB et un return loss minimal de 60 dB. Les bilans de réflectométrie sont réalisés sur deux longueurs d’onde et dans les deux sens ; les seuils indiqués sont notamment 0,45 dB/km à 1330 nm, 0,28 dB/km à 1550 nm, 3,6 ps/nm/km et 18 ps/nm/km pour la dispersion chromatique. Un écart maximal de 5 % est accepté, au-delà duquel les corrections et nouveaux essais sont à la charge du titulaire.

Les fourreaux et gaines peuvent être en PEHD, PVC ou microtubes. Les gaines TPC sont rouges pour les courants forts et vertes pour les courants faibles, avec un taux d’occupation maximal de 30 % et un rayon de courbure minimal de 15 fois le diamètre nominal. Les fourreaux PEHD sont de SDR 11, pré-lubrifiés, avec raccords étanches supportant au minimum 12,5 bars. Le fil de pré-aiguillage présente un diamètre supérieur à 4/10 et une traction minimale de 180 daN.

Génie civil et réfections

Les prestations comprennent les autorisations, constats, relevés amiante, géodétection, géoréférencement, marquage-piquetage, DT/DICT, signalisation, fouilles, microtranchées, forages dirigés, chambres, traversées, remblaiements, réfections et remise en état.

  • Profondeur normale minimale des réseaux enterrés : 0,80 m ; microtranchées de largeur maximale 15 cm et hauteur minimale 0,40 m lorsque la technique est possible.
  • Tranchées classiques : 0,60 à 0,80 m de hauteur sous accotement ou trottoir et 0,80 à 1,20 m sous chaussée ou dans les autres cas.
  • Lit de pose en sable de 5 cm, enrobage minimal de 20 cm, grillage avertisseur et fil de détection ; remblaiement en GNT NF EN 13285 et compactage par couches de 0,20 m à 95 % de l’optimum Proctor modifié dans les cas prévus.
  • Épreuve de convenance sur un tronçon d’environ 20 m, procès-verbal, essais de compactage et autocontrôles avant réfection définitive.
  • Chambres préfabriquées conformes aux NF P 98050 et NF P 98051, avec lits de pose, cadre, tampons, mise à la terre, évacuation des déblais et nettoyage ; classes de tampons D400 sous chaussée, C250 sur trottoirs circulables et B125 en espaces verts ou trottoirs non circulés.
  • Forages dirigés avec tête de détection, bentonite, alésage et tirage de gaines bouchonnées, notamment sous routes, voies ferrées et rivières.
  • Réfection des voiries, trottoirs, pavages, espaces verts et plantations à l’identique ; signalisation horizontale avec produits certifiés NF et durée de vie minimale de 24 mois pour les applications définitives.

Dans les bâtiments, le titulaire réalise les percements, rebouchages, travaux de maçonnerie, menuiserie et métallerie, chemins de câbles, goulottes, protections coupe-feu et remise en état. Les chemins de câbles de courants faibles ne sont pas partagés avec d’autres ressources ; les chemins métalliques sont mis à la terre en continu par conducteur cuivre nu d’au moins 25 mm². Les goulottes mixtes comportent trois compartiments de 50 x 160 mm.

Supervision, locaux et postes opérateurs

L’infrastructure serveur comprend au minimum une armoire 42 U 19 pouces à double alimentation, un serveur de répertoire et deux serveurs archiveurs en RAID 5 avec disque hot spare. La vitesse d’enregistrement minimale est de 25 images/s dans la résolution native des caméras.

Le titulaire prévoit les postes de visionnage, de relecture et d’extraction, le mobilier ergonomique, les moniteurs de 24 pouces, la cartographie, le clavier, la souris et le joystick. Le mur d’images comprend une structure en aluminium anodisé, des supports push-pull, des écrans fonctionnant 24 h/24 et 7 j/7 et des serveurs d’affichage dimensionnés pour décompresser au minimum 50 caméras par écran en Full HD H.264. Le mur existant comporte 10 écrans de 55 pouces ; les écrans supplémentaires sont de 55 pouces, Full HD, avec cadre de 3,5 mm, contraste dynamique de 500 000:1 et temps de réponse de 8 ms.

Un contrôle d’accès intégré à la plateforme est prévu pour le local serveur, le centre de supervision urbain et le local de relecture/extraction. La signalétique de vidéoprotection doit être rétro-réfléchissante, résistante aux tags et mentionner le pictogramme, le droit d’accès aux images, les textes applicables, le responsable du dispositif et un numéro de téléphone.

Études, formation, contrôles et livrables

La gestion de projet comprend le recensement, les études d’exécution, l’analyse fonctionnelle, le maquettage, les autorisations, le transport, l’intégration, les réunions, les essais, la réception, la formation et la remise des sources de configuration. Les formations couvrent les profils utilisateur, administrateur et maintenance, avec supports en français en version papier.

Les contrôles portent notamment sur les débits, la simultanéité de transmission, les performances des réseaux, les essais fonctionnels, les compactages et la réflectométrie. Le DOE est remis en 2 exemplaires, dont 1 reproductible, avec nomenclature, notices, plans conformes, données SIG papier et dématérialisées, carnets de câbles, résultats de tests, consignes de fonctionnement et notices de maintenance.

Maintenance et télémaintenance

La maintenance comprend les volets préventif, évolutif et curatif pour les installations existantes et créées, avec responsable d’exécution, personnel qualifié, habilitations et logiciel de GMAO. La maintenance préventive prévoit 2 visites par an et couvre le nettoyage, les fixations, l’étanchéité, les températures, les champs de vision, les protections électriques, les batteries, les versions logicielles, les fibres, les BPE, les serveurs, les switchs, les onduleurs et les écrans. Un rapport est remis dans les 30 jours suivant chaque opération.

La maintenance évolutive comprend les mises à jour du logiciel, des caméras, des switchs et des systèmes d’exploitation. Un environnement de test est prévu ; la Régie dispose d’au moins 6 mois pour appliquer une nouvelle version et peut revenir à la version précédente si les temps de réponse se dégradent de plus de 10 %.

La maintenance corrective comprend l’assistance téléphonique, la télémaintenance, le diagnostic, les déplacements, la réparation des câblages et alimentations, le rétablissement des connexions et le remplacement des pièces. La télémaintenance doit permettre le diagnostic, la configuration et la maintenance à distance, avec demande d’accès validée par la Régie, liaison sécurisée, accès VPN et contrôle de l’étendue des opérations.

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