Maîtrise d’œuvre pour la construction d’une station d’épuration

Communauté d’Agglomération du Niortais
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Date limite
13 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Saint-Hilaire-la-Palud (79)
Durée
24 mois d’exécution ; mission jusqu’à la fin de la garantie de parfait achèvement ; aucune reconduction ; synthèse du CCAP discordante : 566 mois
Budget
Non précisé

Une mission complète de maîtrise d’œuvre d’infrastructure

La prestation couvre les études de projet, la préparation et la passation des marchés de travaux, le visa des études d’exécution, la direction des travaux et l’assistance à leur réception. Elle comprend aussi l’établissement de spécifications techniques pour des marchés spécialisés, l’assistance à leur passation et l’accompagnement de la mise en service.

Conception de la station et de ses filières

Le projet prévoit une station à boues activées à faible charge, en aération prolongée, dimensionnée pour 1 700 EH. La capacité nominale est de 1 047 m³/j en débit de référence ; la filière boues activées est dimensionnée pour traiter 300 m³/j, soit 80 % des volumes collectés. Au-delà, les effluents dégrillés sont dirigés vers les lagunes existantes. Le CCTP indique 88 m³/h en période de pluie dans son tableau hydraulique, tandis que le programme mentionne un débit de pointe de 61 m³/h.

Les ouvrages et équipements à concevoir comprennent notamment :

  • Le dégrillage des effluents provenant de trois postes de refoulement et un bassin tampon pour lisser les apports par temps de pluie, avec trop-plein vers la filière lagunaire.
  • Un traitement biologique avec nitrification-dénitrification par aération séquencée, dégazage et puits à écumes, clarification et recirculation des boues ; la déphosphatation est physico-chimique, par injection de chlorure ferrique.
  • Une filière de boues par lits plantés de roseaux : six lits de 125 m² chacun au programme, soit 750 m² au total. Le CCTP retient 50 kg MS/m²/an, une siccité attendue de 20 % et une production estimée à 46 tonnes de matière sèche par an. Les casiers sont alimentés tour à tour pendant une semaine ; une rotation minimale d’une semaine par mois permet d’arrêter deux lits pour curage. La vidange est prévue au maximum tous les quatre à cinq ans, avec rotation des lits.
  • Les ouvrages annexes et raccordements nécessaires, dont le poste toutes eaux, les réseaux de transfert et les équipements de télégestion des postes Petit Buisson et Rivière ; le poste de Monfaucon est déjà équipé.

Les objectifs de rejet indiqués pour la filière boues activées sont de 25 mg/L de DBO5, 125 mg/L de DCO, 35 mg/L de MES, 20 mg/L de NGL et 2 mg/L de phosphore total. Le tableau de comparaison mentionne des rendements de 60 % pour la DBO5, 60 % pour la DCO et 50 % pour les MES.

Études, consultation des entreprises et suivi des travaux

En PRO, le maître d’œuvre produit les études et notes de dimensionnement des filières eau et boues, l’évaluation détaillée des dépenses, les plans, coupes, schémas hydrauliques et rapports d’études complémentaires. Les plans types mentionnés comprennent un plan de situation au 1/25 000, un plan masse au 1/200, des détails au 1/50, ainsi que les plans de canalisations, profils en long et détails associés.

En ACT, il prépare les pièces techniques du dossier de consultation, contribue à l’analyse des offres, rédige les questionnaires de négociation, présente l’analyse et participe à la mise au point des marchés. Les pièces administratives sont préparées par le service marchés de la collectivité ; leur rédaction définitive et leur validation relèvent du maître d’ouvrage. Les livrables de consultation comprennent notamment des pièces Word/PDF, des tableurs Excel avec seules les cellules à compléter déverrouillées, et un détail estimatif chiffré confidentiel. Le maître d’œuvre prépare également les consultations pour les études géotechniques G2PRO et G4, les essais de garantie, le contrôle technique et la coordination SPS ; le programme prévoit aussi des études environnementales jusqu’au dossier « Loi sur l’eau ».

En VISA, il recense les documents d’exécution attendus, suit les visas et leurs observations ; le CCAP prévoit trois jours ouvrés dans son échéancier, tandis que le CCTP fixe un délai maximal de trois semaines après réception des documents. En DET, il suit les travaux, valide les équipements, coordonne les interfaces et assure une présence sur site au moins une fois par semaine pour diriger la réunion de chantier et en rédiger le compte rendu. En AOR, il pilote les contrôles préalables, réceptionne les ouvrages, suit la levée des réserves et vérifie le DOE ; les plans sont notamment attendus aux formats SHAPE et DWG. Le délai maximal prévu pour les opérations préalables à la réception est de 60 jours à compter de l’achèvement des travaux. Les documents de mission sont généralement remis en un exemplaire papier et un exemplaire numérique ; les pièces ACT sont remises sous forme numérique modifiable.

Environnement et exploitation

La conception doit rechercher, à performance réglementaire et sanitaire équivalente, la sobriété énergétique et en eau, la réduction des réactifs, des émissions, des nuisances et des déchets, la prévention des pollutions et la préservation de la biodiversité. En PRO, une notice environnementale doit comparer les variantes, prévoir les consommations, analyser les nuisances et les risques de pollution, préciser les mesures de protection et proposer un suivi des performances après mise en service. Le suivi environnemental se poursuit en VISA et DET, puis lors de la réception et de la mise en service, avec vérification des performances, des comptages et de la télégestion, formation des exploitants et remise d’un guide d’exploitation environnementale.

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