Interventions subaquatiques et régénération d’ouvrages de captage

Date limite
18 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Rhône (69)
Durée
24 mois fermes ; tacite : 2 × 24 mois (AE) ou 3 × 24 mois (RC) ; non-reconduction : préavis acheteur 4 mois ; reconduction anticipée prévue au plafond
Budget
Max: 625 000 €

Régénération des ouvrages de captage

Le marché porte sur le diagnostic, la régénération et l’entretien des puits, forages et piézomètres, ainsi que sur l’inspection et la réparation ponctuelle d’ouvrages immergés. Le parc décrit comprend 84 puits exploités à Crépieux-Charmy, 32 forages exploités et 192 piézomètres sur les sites de captage, auxquels s’ajoutent près de 130 piézomètres extérieurs. L’inventaire mentionne 117 puits ou forages à Crépieux-Charmy, dont 5 désaffectés.

Pour les puits et forages, le déroulement standard comprend la préparation et la visite préalable de l’ouvrage, les diagnostics avant travaux, le traitement, le pompage de développement, le contrôle après travaux et la remise en état opérationnel. Les opérations peuvent être adaptées à l’état de l’ouvrage et faire l’objet d’un devis préalable ; certaines étapes peuvent être omises, répétées ou réalisées selon une variante.

  • Diagnostics et essais de pompage : inspections vidéo statiques et dynamiques, photographies comparatives et relevés des défauts. Pour les puits et forages, la pompe d’essai doit fournir au minimum 350 m³/h à 25 mCE. Le dispositif comprend une conduite de rejet d’au moins 100 m, DN 200 mm, et l’enregistrement des débits et niveaux à raison d’une mesure par minute. Le protocole standard prévoit au moins 3 paliers successifs de 2 h, ou 4 de 1 h 30, pour 6 h de pompage au total, puis 2 h d’observation de la remontée du niveau.
  • Traitement des puits : démontage puis remontage éventuels des plateformes intérieures ; décolmatage des barbacanes à la lance hydraulique haute pression — l’air comprimé est exclu —, enlèvement des racines et matériaux accumulés, réfection des joints et fissures et ragréage des cuvelages. Si nécessaire, mise en place d’un lit de gravier siliceux roulé lavé de 4–6 mm, jusqu’à 50 cm d’épaisseur finale. Le pompage de développement dure au moins 2 h ou renouvelle 5 fois le volume d’eau du puits ; pH et turbidité sont suivis.
  • Traitement des forages : brossage et pistonnage des crépines et massifs filtrants, air-lift de nettoyage, traitements chimiques adaptés aux incrustations et au métal du tubage, puis pompage de développement et contrôles. Le protocole prévoit notamment deux apports d’acide acétique — 50 % puis 100 % du volume prévu — et la neutralisation des eaux résiduelles ; avant rejet, leur pH est ramené entre 5,5 et 8,5. Un traitement alternatif peut être proposé, sous réserve de l’accord du maître d’ouvrage.

Piézomètres et interventions particulières

Les piézomètres font l’objet d’une inspection vidéo avant et après traitement, d’un nettoyage mécanique (brossage, pistonnage, jet haute pression ou air-lift selon le cas), éventuellement d’un traitement chimique et d’un pompage de développement correspondant au renouvellement d’au moins 5 fois le volume d’eau. Les têtes peuvent être réparées ou remplacées : la dalle de protection doit présenter au moins 3 m² de surface et 30 cm de hauteur, avec une pente éloignant l’eau du tubage ; un capot métallique cadenassable est prévu. Le comblement est décidé par le maître d’ouvrage ; le BPU prévoit une plus-value si le diamètre dépasse 150 mm ou la profondeur 37 m.

Au puits de 4 Chênes, une inspection vidéo robotisée concerne les 9 drains rayonnants, de 22 à 30 m de long et de 200 mm de diamètre. Leur obturation comprend la pose de 9 plaques pleines sur brides, environ 20 écrous par bride, un contrôle des écrous, puis une seconde plongée après vidange et travaux du maître d’ouvrage pour retirer les brides. Celui-ci fournit et récupère boulonnerie et joints.

Ouvrages immergés, relevés et réparations

Les inspections subaquatiques couvrent notamment fondations de ponts, canalisations sous-fluviales, palplanches, berges, enrochements et grilles immergées. Elles peuvent être simplifiées, à visée qualitative, ou détaillées : examen méthodique, localisation et cotation des désordres, mesures d’épaisseur, prélèvements de béton et relevés du lit selon le besoin. Les moyens prévus comprennent caméra optique haute résolution, caméra acoustique de fréquence supérieure à 2,5 MHz et sonar à balayage supérieur à 750 kHz. La bathymétrie peut être monofaisceau ou multifaisceaux ; cette dernière comprend notamment des observations géoréférencées en Lambert 93/RGF 93 sur une étendue pouvant couvrir 30 m en amont et 50 m en aval de l’ouvrage.

Après inspection, des interventions d’entretien peuvent inclure le retrait d’embâcles, le dégagement de matériaux, le colmatage provisoire, la reprise de fissures, le ragréage de béton ou la soudure de tuyauteries. Les matériaux et formulations de réparation sont soumis à l’acceptation du maître d’ouvrage ; le rapport technique et financier demandé pour une réparation est à proposer sous 15 jours. Les bétons et mortiers doivent respecter les normes et prescriptions du CCTP ; le rapport E/C prescrit est compris entre 0,3 et 0,6.

Restitutions, compétences et quantitatifs

Les rapports de régénération sont établis ouvrage par ouvrage et comprennent les constats, photographies avant/après, plans en coupe, données de pompage, courbes, calculs hydrodynamiques, produits employés et conclusions. Pour les inspections d’ouvrages d’art, le rapport inclut les constatations localisées et cotées, les documents graphiques et les préconisations ; il est transmis sous un mois après l’inspection. Les rendus peuvent comprendre rapports PDF et Word, plans DWG/PDF, données Excel/CSV, DVD vidéo ou fichiers vidéo selon la prestation.

Les équipes d’inspection subaquatique comprennent au minimum deux scaphandriers inspecteurs qualifiés et un chef d’opération hyperbare. Le CCTP exige notamment la certification ISO 45001, les qualifications hyperbares mention A et, pour les interventions en puits, les compétences scaphandrier travaux publics et CATEC. Le mémoire d’offre doit prévoir les moyens humains et matériels, leurs qualifications et fiches techniques, les procédures de calibration des instruments de mesure et un engagement écrit à pouvoir mobiliser jusqu’à deux équipes travaux simultanément. Pour les urgences, le devis est attendu sous 48 h et l’intervention sous 5 jours ouvrés, sauf si la sécurité impose d’attendre la fin d’une crue.

Les quantités moyennes annuelles du DQE sont indicatives : pour les puits, notamment 7 visites préalables, 7 inspections statiques, 2 pompages de diagnostic et 1 000 barbacanes traitées ; les réparations sont estimées à 10 m² de joints, 12 m² de ragréage et 2 m² de nettoyage haute pression. Pour les forages, les principales phases de régénération sont généralement estimées à 2 interventions par an, avec 1 traitement alternatif. Pour les piézomètres, les opérations courantes de diagnostic et régénération sont généralement estimées à 4 par an ; les phases de réparation de tête et de comblement à 1 chacune. Les prestations subaquatiques additionnelles comprennent notamment 2 jours/personne d’équipe de scaphandriers et 2 jours/équipe d’équipement de plongée professionnel.

Préparez votre dossier

Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Optionnelle

Date(s)

Non précisé

Lieu

Non précisé

Modalités

Visite de consultation facultative si utile, à convenir avec le maître d’ouvrage au moins 10 jours avant. À distinguer de la visite préalable obligatoire de chaque chantier commandé, avec le maître d’ouvrage.

Marchés similaires

Autres appels d'offres proches encore ouverts.

Posez vos questions sur le marché

Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.