Création d’un forage d’eau potable
- Date limite
- 18 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Marsainvilliers (45)
- Durée
- Préparation : 2 sem. ; travaux : durée proposée, plafond 32 sem. hors intempéries justifiées (34 sem. avec préparation) ; marché jusqu’à la fin de la garantie de parfait achèvement
- Budget
- Non précisé
Réalisation du captage et reconnaissance de l’aquifère
Le marché comprend la reconnaissance des terrains et la création d’un forage d’exploitation destiné à capter les calcaires de Champigny. La tranche ferme prévoit une décision de transformation en forage définitif après examen des essais, des analyses et de l’avis de l’hydrogéologue agréé. La tranche optionnelle PSE1 porte sur le rebouchage complet du forage de reconnaissance si la recherche en eau est infructueuse. Deux ouvrages d’infiltration sont également prévus pour gérer les eaux extraites.
Foration et isolation des formations
La solution de base réalise trois isolations successives, en adaptant les cotes prévisionnelles aux terrains reconnus :
- Phase 1 : préforation Ø 311 mm jusqu’à environ 72 m, puis alésage Ø 812 mm jusqu’à environ 70 m et tubage acier API Ø 711 mm.
- Phase 2 : préforation Ø 311 mm jusqu’à environ 110 m, alésage Ø 660 mm jusqu’à environ 108 m et tubage acier API Ø 558 mm.
- Phase 3 : préforation Ø 311 mm jusqu’à environ 145 m, alésage Ø 508 mm jusqu’à environ 140 m et tubage acier API Ø 406 mm.
Ces tubages isolent respectivement les calcaires de Beauce, les sables de Fontainebleau et les calcaires de Brie. Trois cimentations annulaires successives sont prévues, avec au moins 50 mm d’épaisseur radiale théorique ; l’attente de prise est d’au moins 48 h, sauf autorisation d’un ciment à prise rapide. Les caractéristiques et passages des tubes, sabots, raccords et outils doivent être justifiés. Les profondeurs sont indicatives et ajustées à la coupe géologique réellement reconnue.
La reconnaissance des calcaires de Champigny se fait ensuite par préforation Ø 311 mm, jusqu’à 190 m au maximum, puis alésage Ø 374 mm jusqu’à environ 180 m. Le fond définitif est prévu vers 180 m. Des diagraphies gamma-ray/résistivité sont réalisées à chaque phase de reconnaissance ; un micromoulinet est aussi prévu. Les terrains sont échantillonnés tous les mètres, avec au minimum 1 dm³ par échantillon, conservé en casier ou boîte hermétique — les sacs plastiques sont interdits. Le BPU prévoit en outre l’analyse granulométrique de cinq échantillons de la zone captante.
Si la tenue du terrain l’exige, une colonne de reconnaissance PVC récupérable, de diamètre extérieur 225 ou 250 mm selon justification, peut être posée sans gravier ni cimentation. Elle doit permettre le passage du groupe de pompage et son extraction doit être justifiée.
Équipement définitif et essais
Après décision de transformation, la partie en Champigny est curée ou recalibrée et équipée d’une colonne de captage en inox AISI 304L, Ø extérieur 219 mm : tube plein vers 135–140 m, crépines vers 140–177 m, puis tube plein de décantation jusqu’à environ 180 m, avec fond soudé. Les cotes seront ajustées aux venues d’eau et niveaux marneux. Les ouvertures indicatives des crépines sont de 0,5 à 1 mm, à valider après reconnaissance. Un massif filtrant de gravier siliceux lavé, roulé, calibré et désinfecté est posé autour de la colonne définitive ; sa granulométrie indicative est de type 2/4. Le volume géométrique estimé autour de la colonne est d’environ 3 m³ ; le DQE prévoit 6 m³. Aucun gravier n’est prévu autour du PVC récupérable.
Le puits est lavé à l’émulsion et traité aux hexamétaphosphates jusqu’à obtention d’une eau claire ou sur ordre du maître d’œuvre. Le développement mécanique comprend des surpompages progressifs et des pompages saccadés ; des traitements chimiques, notamment au peroxyde d’hydrogène ou par acidification, peuvent être mis en œuvre selon le besoin et les validations prévues. Le matériel de pompage doit permettre jusqu’à 130 m³/h pour une HMT prévisionnelle de 90 m ; le débit d’exploitation recherché est de 100 m³/h.
Les essais comprennent quatre paliers prévisionnels de 2 h, aux débits de 50, 80, 100 et 130 m³/h, séparés par des arrêts d’au moins 1 h, puis un pompage continu d’au moins 72 h et un suivi de remontée d’au moins 8 h. Le pompage continu commence après plus de 12 h de repos ; son débit est arrêté avec le maître d’œuvre. Les débits sont enregistrés au débitmètre électromagnétique et les niveaux mesurés manuellement à intervalles réguliers. Des prélèvements d’eau sont transportés à un laboratoire agréé : analyse partielle après nettoyage si nécessaire, puis analyse complète de type européenne, y compris radioactivité, après le pompage longue durée.
Ouvrages annexes, chantier et achèvement
Deux ouvrages d’infiltration, d’une profondeur maximale d’environ 10 à 12 m, sont prévus. Ils comportent un tubage acier Ø 406 mm cimenté sur les 3 à 5 premiers mètres et une colonne PVC Ø 250 mm, crépinée jusqu’au fond, avec capot cadenassable. Le premier fait l’objet d’essais d’absorption par paliers puis prolongés ; un second est réalisé et essayé simultanément selon les résultats, pour vérifier la stabilisation, les interactions et le colmatage. Le BPU prévoit un dispositif de décantation et filtration avec bacs étanches de 30 m³ utiles minimum, répartis en trois compartiments, et une filtration mécanique d’une finesse indicative de 50 µm. Les eaux pompées sont évacuées pour infiltration sur le site, à 100 m en aval des ouvrages projetés, après décantation selon les prescriptions. Boues, retours de ciment et eaux de traitements chimiques sont gérés séparément.
L’installation comprend notamment la création d’un accès avec busage du fossé, une plateforme de chantier de 550 m² et une aire de retournement de 50 m² prévue au BPU, sur géotextile et avec concassé calcaire. Le DQE porte la quantité de la ligne d’accès/plateforme à 600 m². Sont aussi prévus la clôture souple et le portail, la fourniture d’eau — citerne d’au moins 20 m³ à prévoir — et, si nécessaire, un groupe électrogène équipé d’un kit de dépollution et de produit absorbant.
Les contrôles préalables à réception portent notamment sur l’inspection télévisée, la continuité d’étanchéité des trois cimentations et la verticalité du forage ; le fond et la position du massif filtrant sont également vérifiés. Le rapport de fin de travaux comprend les coupes réelles, données brutes et interprétations des essais, résultats des diagraphies et inspections, certificats des matériaux et bilans de cimentation et de traitement des pertes. Les ouvrages d’infiltration sont comblés en fin de travaux, y compris si la recherche est infructueuse. La PSE1 prévoit, si elle est affermie, le retrait des équipements récupérables, le rétablissement de l’isolation des aquifères, le comblement validé, la fermeture de tête et la remise en état du site.
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