Installation de déferrisation et stockage-infiltration
- Date limite
- 17 décembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Charente-Maritime (17)
- Durée
- TF max 13 mois (prépa 2, travaux, mise au point/régime, observation) ; TO max 3 mois (prépa 1, travaux), affermissable sous 5 ans de l'OS TF, possible simultanément
- Budget
- Non précisé
Réalisation d’une filière de traitement de l’eau et de ses ouvrages associés
Le marché global comprend la conception d’ensemble et la réalisation d’une unité de déferrisation physico-chimique, ainsi que la création d’un ensemble de stockage et d’infiltration. Il inclut le génie civil, les équipements hydrauliques et électromécaniques, les raccordements, l’automatisme, les aménagements extérieurs et les essais.
Filière de déferrisation
La filière, de débit nominal de 200 m³/h, associe l’oxydation sous pression du fer ferreux par l’air et la filtration sur sable de l’hydroxyde ferrique. Elle comporte un pot d’oxydation et deux filtres identiques, de 100 m³/h chacun. Les performances demandées comprennent une production moyenne de 2 900 m³/j et nominale de 4 000 m³/j, hors lavages, et une teneur en fer en sortie ne dépassant pas 0,05 mg Fe/L (50 µg/L). Le candidat justifie son dimensionnement à partir des analyses d’eau fournies.
Les filtres comprennent notamment plancher à buselures, masse filtrante, trous d’homme de 500 mm, purge d’air automatisée et passerelle d’accès en inox 316L avec platelage antidérapant, garde-corps, plinthe et échelle fixe. Le lavage automatique utilise de l’eau brute non traitée et de l’air : détassage à l’air, lavage à contre-courant, rinçage final à co-courant. Le lavage se fait sur un filtre à la fois ; le rinçage des deux filtres est simultané. La vitesse de lavage à l’eau est limitée à 22 m/h et celle de rinçage à 11 m/h.
Le débit est régulé à 200 m³/h : le by-pass reste fermé jusqu’à 200 m³/h et s’ouvre au-delà pour maintenir ce débit dans la filière. La mesure d’entrée est assurée par débitmètre électromagnétique DN 200 ; la pression différentielle et le volume filtré participent au déclenchement des lavages. Des mesures en continu suivent la turbidité, le pH, le RedOx, l’oxygène et la température.
Bâtiment, stockage et réseaux
Le local technique comprend notamment une ossature métallique, un bardage double peau isolé, une couverture étanchée, chauffage hors gel, éclairage et ventilation. Les trémies de toiture permettent le renouvellement des filtres. La bâche enterrée en béton armé pour les eaux de lavage a un volume utile de 214 m³, avec fond en pente vers un puisard et pompage des eaux sales. Leur restitution vers le poste de relevage est prévue à petit débit, 8 m³/h, en période nocturne ; le niveau haut déclenche une alarme. Le titulaire justifie le volume hebdomadaire des eaux de lavage et les caractéristiques du pompage.
Les canalisations apparentes et intérieures au local sont en inox 316L ; les réseaux extérieurs comprennent notamment des conduites en fonte DN 300, fonte DN 200, PEHD DN 63 et des canalisations gravitaires PP/PVC. Sont aussi prévus le dévoiement d’environ 65 m de réseau d’eaux usées, les raccordements aux conduites et ouvrages existants, les regards, ainsi que les fourreaux et câbles électriques, fibre optique et câbles cuivre sur environ 60 m. La continuité de service doit être maintenue pendant les travaux, hors raccordements nécessitant une coupure ; celle-ci ne peut excéder 24 h pour les raccordements sur l’exhaure selon le CCTP équipements. La chloration existante est conservée et la pompe de forage n’est pas modifiée par le marché.
L’armoire de commande comprend un automate et une IHM tactile de 15 pouces, avec télégestion/téléalarme, échange Modbus TCP/IP par fibre optique, suivi des 20 derniers lavages, modes de filtration automatique et local, et modes de lavage automatique et semi-automatique. Elle assure les sécurités de fonctionnement et l’interdiction de lavage si la bâche est pleine. Les équipements enterrés sont adaptés aux conditions d’installation (IP 68) ; les éléments en contact avec l’eau potable disposent d’une ACS valide. Les compresseurs en contact avec l’eau sont sans huile ou utilisent des huiles de qualité alimentaire.
Génie civil et aménagements
Le bâtiment et les ouvrages enterrés comprennent terrassements, fondations, soutènements, structure, étanchéité, menuiseries, accès et équipements de sécurité. Les études géotechniques d’exécution G3 sont à la charge du titulaire ; le site de l’unité de traitement requiert des fondations profondes par micropieux et un soutènement provisoire, avec adaptation aux venues d’eau et aux conditions du terrain. Les eaux d’exhaure de chantier sont traitées avant rejet ; la charte prévoit décantation et filtration, ainsi que suivi des débits et analyses.
L’ensemble de stockage-infiltration comprend le décaissement de la zone, des merlons réalisés avec les matériaux du site, un massif anti-affouillement/brise-jet, les dispositifs de trop-plein et de vidange, et les conduites raccordées aux ouvrages existants. La DPGF décrit un massif d’environ 50 m² et un décaissement d’environ 2 700 m². Les travaux incluent aussi des clôtures, portails, réfections de voiries et cheminements, espaces verts, plantations et éclairages prévus au projet.
Mise en service, contrôles et livrables
Le titulaire fournit notamment les études d’exécution, plans, notes de calcul, PAQ, PRE, PPSPS, planning, schémas de principe et d’armoire, analyse fonctionnelle, fiches techniques et documents de conformité. Il réalise les essais de conduites et d’étanchéité, contrôles des bétons et fondations, vérifications électriques et CONSUEL, analyses de l’eau, mise en service et formation de l’exploitant. La mise au point ne peut excéder deux mois ; la mise en régime dure de 8 jours à un mois et l’observation dure 30 jours consécutifs. Le DOE comprend notamment plans de récolement, notices d’exploitation et d’entretien, schémas électriques, programme automate et procès-verbaux d’essais. Les garanties de traitement sont vérifiées après un mois de fonctionnement normal.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
Jeudi 12 novembre 2026 à 10 h 30
Lieu
Station de l’Escambouille, Fontcouverte
Modalités
Visite préalable à la remise des offres obligatoire selon le CCTP. Le règlement prévoit une visite organisée par le maître d’ouvrage en présence de l’exploitant RESE à la date indiquée ; le CCTP demande une prise de rendez-vous auprès de l’exploitant.
Échantillons
Modalités de livraison
À présenter au maître d’œuvre. Le contrôle des revêtements peut aussi comprendre une vérification d’adhérence et un essai de vieillissement accéléré, aux frais de l’entrepreneur.
Produits à fournir
- Panneau peint pour chaque type de peinture choisix1 par type
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