Usine de traitement d’eau potable
- Date limite
- 30 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Isola 2000 (06)
- Durée
- TF 15 mois (préparation 3 incluse ; travaux 2 × 6) ; pause interphases prévue : 6 mois ; TO : 2 sem. + 4 sem. en parallèle phase 2 ; mise en service : 3–4 mois
- Budget
- Non précisé
Objet des travaux
Construction et équipement d’une usine de potabilisation destinée à remplacer l’installation existante, avec raccordement aux ressources et ouvrages en place. La production nominale visée est de 2 200 m³/j, soit 110 m³/h. Le marché comprend les études d’exécution, la réalisation, les essais, la mise en service et la formation de l’exploitant.
Filière de traitement de l’eau
La filière enchaîne coagulation, filtration sur sable, injection de CO₂ et reminéralisation sur calcaire, correction finale du pH à la soude, désinfection UV puis chloration au chlore gazeux.
- L’arrivée d’eau brute permet l’exploitation de Chastillon et de Combe Grosse séparément ou simultanément, avec régulation des débits et de la pression. Le débit maximal de dimensionnement est de 110 m³/h; certains équipements de filtration sont pré-dimensionnés à 113 m³/h.
- La coagulation prévoit l’injection régulée de PAX ou de chlorure ferrique, un agitateur et deux pompes doseuses (1+1), avec modes automatique, manuel et dégradé.
- La filtration sur sable comprend deux filtres ouverts gravitaires de 11,3 m² chacun. Les lavages sont déclenchés par temporisation, volume filtré, colmatage ou commande manuelle, à l’eau filtrée et à l’air à contre-courant; un seul filtre est lavé à la fois.
- La reminéralisation prévoit trois filtres ouverts d’environ 11,5 m², avec une couche initiale de calcaire terrestre de 1,7 m et un temps de contact minimal de 30 minutes. Le stockage en silo de 25 t et le transfert du calcaire vers les filtres sont compris.
- Le traitement inclut le stockage et l’injection de CO₂, une correction finale à la soude à 33 % et une désinfection UV dimensionnée jusqu’à 110 m³/h, avec une dose en fin de vie des lampes supérieure à 40 mJ/cm² et un abattement minimal supérieur à 3 log pour Cryptosporidium et Giardia. La chloration finale vise un résiduel de 0,5 mg/L en sortie d’usine, pour une concentration maximale de chloration de 1 mg/L.
Les ouvrages hydrauliques comprennent notamment les bâches de réception et de lavage, les pompes, les canalisations, la robinetterie, l’instrumentation et les raccordements au réservoir existant. Le pompage vers Combe Grosse est renouvelé avec un groupe de deux pompes, dont une en secours, et un ballon anti-bélier de 1 000 L.
Bâtiments, génie civil et aménagements
Le programme comprend le bâtiment de l’usine en béton armé avec charpente bois, une bâche d’eaux sales, un appentis de stockage pour le calcaire et le CO₂, ainsi qu’un local technique communal. Sont également compris les terrassements, fondations, soutènements nécessaires, drainage, étanchéité, second œuvre, couverture, menuiseries et aménagements extérieurs. La voirie légère porte sur environ 340 m². La gestion des eaux pluviales prévoit un ouvrage de compensation de 8 m³ et un rejet limité à 0,27 L/s.
La démolition de l’usine existante comprend la déconnexion des réseaux, la dépose des équipements, l’extraction des fondations et radiers jusqu’à au moins 1 m sous le terrain naturel, le tri des matériaux et la remise en état du site. L’exploitation de l’usine existante doit être maintenue pendant les travaux et les interfaces de raccordement sont phasées pour préserver la continuité du service. Les contraintes d’accès en haute montagne excluent les travaux d’octobre à mai.
Électricité, automatisme et sécurité
Les travaux comprennent le raccordement électrique, le TGBT et les armoires de distribution, les réseaux ondulés et de secours, les installations de mise à la terre, l’éclairage normal et de sécurité, le chauffage, la ventilation et la climatisation des locaux concernés. Une centrale photovoltaïque en toiture d’environ 15 kWc est prévue.
L’installation comporte les automatismes, l’instrumentation, la supervision, la télégestion, les communications réseau, les alarmes et la formation de l’exploitant. Le fonctionnement doit prévoir des modes automatique, manuel et dégradé, des équipements redondants lorsque requis et des by-pass de traitement. Le dispositif comprend notamment la détection incendie, le contrôle d’accès et d’intrusion, deux caméras de vidéosurveillance et la détection de chlore et de CO₂.
Prestations optionnelles
La tranche optionnelle porte sur le renouvellement des canalisations de la chambre des vannes. Deux prestations supplémentaires éventuelles, exclusives l’une de l’autre, sont prévues pour les eaux sales : une lagune de décantation fermée de 55 m³, ou le raccordement au réseau d’assainissement avec stockage et rejet régulé; cette seconde solution inclut notamment un collecteur PVC DN 200 et un ouvrage de compensation pluviale de 8 m³.
Essais, mise en service et livrables
Les contrôles couvrent les plateformes et terrassements, les bétons et armatures, l’étanchéité des ouvrages et conduites, les soudures inox, les pompes, débitmètres, planchers filtrants, équipements électriques, automatismes et réseaux. Les cuves font l’objet d’essais d’étanchéité avant et, pour les ouvrages revêtus, après pose du revêtement; les essais comprennent notamment le maintien en eau pendant au moins 7 jours et les analyses bactériologiques prévues. Les performances de traitement de l’eau et des eaux sales sont vérifiées par bilans et analyses en laboratoire indépendant. Le titulaire fournit les dossiers d’exécution et de récolement, les notices d’exploitation et de maintenance, les configurations et programmes d’automatisme, ainsi que la formation du personnel.
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