Études hydrogéologiques et diagnostics d’ouvrages souterrains
- Date limite
- 4 décembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Eure-et-Loir (28)
- Durée
- 4 ans ; dès le 27/03/2027 ou notification si postérieure ; renouvellement annoncé, calendrier inconnu
- Budget
- Min: 20 000 € - Max: 130 000 €
Études hydrogéologiques et diagnostics d’ouvrages souterrains
L’accord-cadre permet de commander des missions d’étude et de terrain, seules ou combinées : suivi de forages et de pompages d’essai, traçages, suivi de l’eau, campagnes piézométriques, études géologiques, hydrogéologiques ou environnementales, bilans de qualité de l’eau et diagnostics d’ouvrages. Chaque commande précise le contenu et le planning d’intervention, soumis à validation. Les prestations se déroulent les jours ouvrés.
Suivi des forages et des pompages
Le suivi peut concerner un sondage de reconnaissance non équipé (diamètre maximal de 300 mm), un forage d’essai équipé en PVC ou acier (diamètre maximal de 300 mm), ou un piézomètre équipé en PVC (diamètre maximal de 150 mm). Les forages sont réalisés au rotary ou au marteau fond-de-trou. Les missions peuvent comprendre le levé des coupes géologique et technique, le contrôle des équipements, de la cimentation et du développement, l’estimation de la productivité et, selon le cas, le suivi du comblement.
Les forfaits de suivi distinguent notamment :
- le sondage de reconnaissance : deux demi-journées technicien et une demi-journée ingénieur, déplacements compris, une réunion et deux rapports ; chaque sondage supplémentaire d’une campagne ajoute deux demi-journées technicien ;
- le forage d’essai : quatre demi-journées technicien et deux demi-journées ingénieur, deux réunions, interprétation hydrogéologique et hydrodynamique, bilan qualité et deux rapports ;
- une série de pompage sur forage existant : base de quatre demi-journées, interprétation et bilan qualité avec deux rapports.
Les essais de puits comprennent au moins trois paliers et les essais de nappe un pompage de longue durée d’au moins 24 heures. La description du suivi de chantier mentionne également des pompages d’essai par paliers et à 72 heures. Le suivi peut inclure la recherche de points piézométriques dans un rayon de 500 m, l’installation d’un enregistrement automatique des niveaux et l’interprétation hydrodynamique, éventuellement par la méthode des dérivées.
Traçages et suivi de l’eau
Le traçage comprend la préparation du cahier des charges et le choix du traceur, une reconnaissance des points d’injection et de restitution, l’installation et l’étalonnage du dispositif, le suivi de l’opération et l’interprétation des données. Le matériel doit permettre de suivre jusqu’à quatre substances différentes. Le suivi continu doit être doublé par des préleveurs automatiques afin de compléter les mesures par des analyses en laboratoire ; leur mise à disposition et ces analyses sont prévues dans la prestation.
Les suivis quantitatifs et qualitatifs couvrent les eaux souterraines et superficielles. Pour les niveaux d’eau souterraine, le matériel doit permettre un suivi jusqu’à 100 m de profondeur statique ; le titulaire doit disposer d’au moins quatre sondes avec enregistreur. Les paramètres qualitatifs comprennent les nitrates, la turbidité, la conductivité, la température, le pH et l’oxygène dissous. Le suivi instrumenté de base porte sur quatre semaines, avec possibilité de semaines supplémentaires. Pour un suivi qualitatif en eaux superficielles par préleveur automatique, les analyses de laboratoire sont à la charge du titulaire.
Campagnes et études
Les campagnes piézométriques comprennent les investigations de terrain, les déplacements, l’interprétation, la cartographie et deux réunions. Les formats prévus correspondent à un rayon de 3 km ou une zone de 5 × 5 km (jusqu’à 30 points), un rayon de 5 km ou une zone de 10 × 10 km (jusqu’à 70 points), ou une nappe/bassin versant (environ un point par km²). La localisation et l’altitude des points sont relevées au GPS avec une précision centimétrique ; l’inventaire de terrain complète les données existantes.
Les études géologiques et hydrogéologiques associent recherches bibliographiques et investigations de terrain. Elles peuvent traiter le contexte géologique, l’inventaire et les caractéristiques des ouvrages, les réservoirs et la dynamique des nappes, les pompages et traçages antérieurs, et aboutir à une synthèse cartographique proposant des sites de prospection par sondage et des coupes prévisionnelles. Les études environnementales recensent notamment l’occupation des sols, les activités et sources de pollution, l’assainissement, les déchets et les ouvrages souterrains ; elles comprennent une synthèse cartographique de la sensibilité du secteur. Elles ne constituent pas une étude pour un dossier d’enquête publique relatif à l’instauration de périmètres de protection.
Les bilans de qualité peuvent synthétiser les analyses existantes, leur évolution, les causes probables de pollution et leur interprétation réglementaire. Une campagne de mesures des nitrates peut porter sur dix points et inclure les analyses ainsi qu’une carte hydrochimique.
Diagnostics d’ouvrages et livrables
Les diagnostics in situ peuvent associer mesure de radioactivité naturelle gamma-ray pour caractériser l’argilosité, mesures de température et conductivité, localisation et mesure du débit des venues d’eau au micromoulinet, inspection caméra vidéo couleur en mode statique ou dynamique et contrôle de la cimentation. Les investigations sont définies commande par commande, dans une profondeur prévue de 10 à 150 m. En l’absence de coupe technique, une tolérance de 20 % est prévue pour un dépassement de la profondeur indiquée ; en dessous de ce seuil, aucun complément de commande ne peut être réclamé. Le matériel de pompage nécessaire aux mesures est fourni et mis en service par le propriétaire de l’ouvrage ou l’entreprise chargée des pompages. En fin d’intervention, le site doit être remis dans son état initial.
Les rapports comprennent, selon la mission, les données brutes, tableaux, graphiques, coupes techniques, cartes et interprétations. Pour les pompages, la synthèse hydrodynamique comprend au minimum transmissivité, coefficient d’emmagasinement, rayon d’action, zone d’appel et temps de transfert (isochrones de 50, 100, 200 et 400 jours), direction d’écoulement et gradient. Les livrables cartographiques doivent être compatibles avec ArcGIS Pro ; les rapports et données sont remis dans des formats numériques lisibles. Le CCTP prévoit deux exemplaires papier et une version numérique ; le CCAP prévoit par ailleurs une transmission numérique sauf demande expresse de l’acheteur, avec au plus deux exemplaires papier par document.
Le titulaire fournit, installe, étalonne et entretient le matériel de suivi, ainsi que la source d’énergie nécessaire ; il doit disposer d’un groupe électrogène et de son carburant. Le matériel installé reste sous sa responsabilité. Pour les études et suivis de traçage, des réunions de présentation et de restitution sont incluses ; les réunions supplémentaires et certaines éditions cartographiques de grand format sont commandées séparément.
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