Étude hydrogéologique de capacité de nappe pour irrigation

Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres
Date limite
6 octobre 2026 à 10 h
Localisation
La Seyne-sur-Mer (83)
Durée
5 mois ; 2 phases ; prolongation possible, décision sous 30 jours
Budget
Non précisé

Objet et diagnostic de la ressource

L’étude doit déterminer la capacité de la nappe utilisée pour l’irrigation de l’activité maraîchère du Domaine de Fabrégas, tout en évaluant la possibilité d’une future arboriculture fruitière ou de plantations vivrières. Elle porte sur le forage existant, le puits proche de la bastide et leur éventuelle relation hydrogéologique, avec une attention particulière au risque de remontée du biseau salé.

Le forage, profond de 43 m, fournit habituellement environ 7 m³/h, débit à vérifier. Les besoins actuels d’irrigation varient de 5 000 à 8 700 m³/an. L’étude doit aussi apprécier la capacité de la nappe au regard d’une extension fruitière ou vivrière d’environ 2 ha, en complément des 3,2 ha disponibles pour le maraîchage.

Phase 1 — Inventaire des connaissances hydrogéologiques

Le titulaire réalise une recherche bibliographique exhaustive et recueille notamment :

  • cartes topographiques de l’IGN, cartes géologiques du BRGM et cartes hydrogéologiques disponibles ;
  • études antérieures, thèses et données relatives aux formations géologiques locales ;
  • données des forages et piézomètres recensés à la Banque du Sous-Sol ;
  • informations du Conseil départemental, de la DDAF, d’hydrogéologues locaux et études hydrogéologiques du BRGM ;
  • données relatives à la proximité des infrastructures de production d’eau existantes.

Les données sont interprétées pour caractériser les formations potentiellement aquifères, leur potentiel, leurs avantages, leurs limites et les approfondissements nécessaires. La restitution comprend des coupes géologiques des formations et circulations connues ou hypothétiques ainsi que des cartes claires indiquant notamment les sources, forages, circulations souterraines et formations affleurantes.

Une enquête de terrain complète l’inventaire avec le recensement, même non exhaustif, des sources, puits et forages non répertoriés. Chaque ouvrage recensé doit être décrit avec ses coordonnées, sa profondeur, le ou les aquifères captés, sa vulnérabilité, une mesure piézométrique et une mesure physico-chimique simple : température, conductivité et pH. Les éléments géologiques issus des cartes sont également confirmés sur le terrain : lithologie, pendage, principaux accidents et contacts discordants.

Phase 2 — Essais de pompage et suivi de nappe

Les essais sont réalisés de préférence entre novembre et février, lorsque le bassin n’est pas utilisé pour l’arrosage. Ils comportent :

  • un essai de puits par paliers, avec au minimum 3 paliers, des débits à définir, 1 heure de pompage par palier et un temps de remontée à préciser ;
  • un essai de nappe par pompage continu à débit constant, pendant quelques heures ou, selon l’aquifère et sa réaction, 72 heures à 1 ou 2 semaines, avec au minimum 24 à 48 heures de remontée ;
  • le suivi de toutes les mesures de niveau et de débit, à la charge du bureau d’études ;
  • la définition préalable des points complémentaires de suivi piézométrique, soumis à la validation du maître d’ouvrage ;
  • l’évaluation, si nécessaire, d’un suivi physico-chimique de la température, de la conductivité et de la turbidité, avec mise en place des équipements par le bureau d’études.

Le premier essai doit identifier le débit critique à ne pas dépasser et permettre de calculer le débit d’exploitation. Le second vérifie que la nappe peut maintenir ce débit. Le titulaire propose la méthodologie, précise le besoin éventuel de piézomètres, leurs implantations et leurs profondeurs, et intègre leur chiffrage à l’offre. L’eau issue des essais doit pouvoir servir ensuite à l’irrigation, le bassin étant préalablement vidé au maximum par le maraîcher.

Livrables et modélisation

Le rapport présente les données bibliographiques, les actions de terrain et l’interprétation des résultats au moyen de cartes, graphiques et visuels pédagogiques légendés. Il comprend notamment :

  • la synthèse des points forts et faiblesses de la nappe ou des veines captées par le puits et le forage ;
  • les coupes lithologiques et techniques du puits et du forage ;
  • les courbes de rabattement et leur interprétation ;
  • la mise en relation de la capacité de la nappe avec les usages maraîchers actuels et les usages fruitiers ou vivriers envisagés ;
  • les préconisations relatives au débit d’exploitation et à la durée maximale journalière de pompage ;
  • l’estimation du risque lié au biseau salé.

La méthodologie doit intégrer une modélisation hydrogéologique durable, au moyen d’outils reconnus tels que MODFLOW, FEFLOW ou équivalents, afin d’évaluer la capacité de la nappe sans surexploitation. Les moyens définis au marché et la conformité des prestations font l’objet de vérifications quantitatives et qualitatives avant admission, ajournement, réfaction ou rejet éventuel.

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