Étude de faisabilité pour l’amélioration du système d’assainissement

Vitré Communauté
Date limite
15 septembre 2026 à 10 h
Localisation
Argentré-du-Plessis, Etrelles (35)
Durée
4 mois maximum ; 4 phases avec délais proposés ; sans reconduction
Budget
Non précisé

Diagnostic et optimisation du système d’assainissement

L’étude vise à optimiser le fonctionnement du poste de refoulement des Lavandières, poste général d’Argentré-du-Plessis, à vérifier la capacité d’accueil de la station d’épuration d’Argentré-Etrelles et à définir les travaux ou équipements nécessaires pour supprimer les débordements, maîtriser les surcharges hydrauliques et assurer la conformité réglementaire.

Le périmètre comprend le poste des Lavandières, son bassin tampon et environ 1 425 ml de réseau de transfert, ainsi que la station intercommunale de La Savatrais. Le réseau d’Argentré-du-Plessis comprend environ 29 432 ml de réseaux gravitaires, 2 444 ml de réseaux de refoulement et 4 postes de refoulement.

Phase 1 — Diagnostic et état initial

  • Collecte et analyse des données existantes : schéma directeur, autosurveillance, données de fonctionnement, plans des réseaux, du poste et de la canalisation de refoulement.
  • Diagnostic génie civil et hydraulique du poste et du bassin tampon, avec levée des côtes du bassin tampon, dont le fonctionnement et les dimensions sont mal connus.
  • Diagnostic hydraulique de la station d’épuration et analyse du fonctionnement actuel, de ses limites et de ses contraintes.
  • Prise en compte du risque H2S, de la corrosion sur la canalisation de refoulement et le trop-plein, de la présence de graisses et des difficultés d’accès au bassin tampon.

La campagne de mesures disponible au point n°51 des Lavandières couvre une période de nappe haute du 6 janvier au 6 février 2025 et une période de nappe basse du 30 septembre au 30 octobre 2024. Les données de télégestion indiquent notamment :

  • Nappe haute : 705,9 m³/j de volume journalier de temps sec, 310,3 m³/j d’eaux claires parasites permanentes, 78 % de dilution et 10,5 m³/j/km d’ILI ; 378 h de surverse et 27 247 m³ sur la campagne.
  • Nappe basse : 409,2 m³/j de volume journalier de temps sec, 111,3 m³/j d’eaux claires parasites permanentes, 37 % de dilution et 3,8 m³/j/km d’ILI.
  • Les surfaces actives raccordées sont estimées à environ 0,74 ha en nappe haute et 0,73 ha en nappe basse ; l’exploitation des données est toutefois approximative sur certaines périodes en raison de la mise en charge du poste et du réseau.

Le poste est un ouvrage rectangulaire en béton équipé notamment d’un dégrilleur, de deux pompes principales, d’une télésurveillance Sofrel, d’un débitmètre et d’une sonde radar. Son trop-plein, de diamètre 200 mm, est dirigé vers un bassin tampon équipé de 3 poires et d’une pompe. Le poste présente un état général moyen, des traces de mise en charge, une suspicion de H2S et une quantité importante de graisse. Les temps moyens de fonctionnement journaliers des pompes P1 et P2 sont respectivement de 8,4 h et 7,8 h, avec 42,1 et 38,5 démarrages moyens par jour. Le débit moyen annuel est de 662,6 m³/j et le débit moyen par temps de pluie en nappe basse de 585,3 m³/j.

Phase 2 — Définition des scénarios

L’étude doit comparer plusieurs scénarios permettant d’ajuster la capacité du poste et de supprimer les débordements vers le milieu en tout temps. Elle doit vérifier l’adéquation de chaque scénario avec la station de traitement et proposer, si nécessaire, les optimisations ou travaux correspondants.

Les scénarios intègrent les capacités des équipements du poste, du bassin tampon et de la station, ainsi que les possibilités de réhabilitation, de création d’ouvrages, d’installation de nouveaux équipements ou de changement de technologie. Ils comprennent un chiffrage indicatif des investissements et des coûts de fonctionnement, ainsi qu’une synthèse des contraintes environnementales et urbanistiques.

Station de traitement et interfaces hydrauliques

La station de La Savatrais dispose d’une capacité nominale de 9 500 EH et reçoit les effluents d’Argentré-du-Plessis et d’Etrelles, avec respectivement 1 759 et 928 branchements en 2025. La filière eau comprend un dégraisseur-dessableur, deux files de traitement composées chacune d’un bassin d’aération, d’un dégazeur et d’un clarificateur, deux sorties d’eaux traitées et un traitement du phosphore.

La filière boues comprend une centrifugeuse, un épaississement et un stockage en silo pour épandage agricole, ainsi qu’une déshydratation en benne pour envoi en incinération. La station comporte également une unité de traitement au chlorure ferrique avec cuve PEHD double enveloppe de 25 m³, deux pompes doseuses et des points d’injection sur chaque file.

Les données disponibles font apparaître un taux de charge hydraulique de 73 %, un débit journalier moyen de 906 m³/j, un débit maximal mesuré de 2 715 m³/j, un percentile 95 de 1 827 m³/j et un taux de charge organique de 53 %. La non-conformité réglementaire est récurrente en raison de déversements constatés sur deux points pour un débit sur A3 inférieur au percentile 95 et au débit de référence.

Le diagnostic doit tenir compte de l’état vieillissant ou dégradé de plusieurs ouvrages : canaux de prétraitement fissurés avec traces de calcite et suintements, bassin d’aération de la file 2 fissuré, clarificateur présentant des flottants, caniveau de reprise insuffisamment entretenu et regard de sortie fissuré. La herse de l’épaississeur est fortement corrodée ; le fonctionnement de la centrifugeuse en mode épaississement est difficile. La filière de traitement des matières de vidange n’est pas utilisée.

Phase 3 — Évaluation technico-économique

Pour la solution retenue, le titulaire réalise les prédimensionnements des ouvrages et équipements, établit un plan d’implantation de principe et prépare un plan d’investissement avec phasage des travaux si nécessaire. L’analyse doit permettre au maître d’ouvrage de décider des travaux à engager sur des bases techniques, économiques, environnementales et réglementaires.

Phase 4 — Préparation de la maîtrise d’œuvre

Le titulaire rédige le CCTP destiné au recrutement de la maîtrise d’œuvre pour la réalisation des travaux préconisés. Chaque phase donne lieu à un rapport de synthèse ; un rapport complet final reprend l’ensemble de l’étude. Une note finale de synthèse et de présentation regroupe les travaux à réaliser, le programme d’intervention, les contraintes identifiées, les coûts d’investissement et d’exploitation estimés pour chaque opération et les plans de principe localisant les travaux.

Des réunions de lancement, de présentation intermédiaire des scénarios et de restitution finale sont prévues. Le titulaire fournit les explications techniques et économiques nécessaires, propose si besoin d’autres réunions avec les services ou instances concernés et remet un compte rendu provisoire puis définitif dans les 7 jours ouvrés suivant chaque réunion.

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