Entretien de la végétation des cours d’eau et abattages complexes

Date limite
2 décembre 2026 à 14 h
Localisation
Isère (38)
Durée
1 an à compter de la notification ; 3 reconductions tacites de 12 mois ; maximum 48 mois
Budget
Max: 1 400 000 €

Entretien sélectif des cours d’eau et de leurs berges

Le lot couvre l’entretien de la ripisylve, la gestion des embâcles et des déchets, la maîtrise des espèces exotiques envahissantes ainsi que des travaux de revégétalisation. Les interventions sont principalement manuelles, éventuellement appuyées par de petits tracteurs, treuils ou engins commandés selon le site. Le programme d’entretien est défini avec le maître d’ouvrage et adapté aux accès, à l’écoulement, aux enjeux écologiques et à la sécurité.

Entretien de la végétation et du lit. Le débroussaillage systématique n’est réalisé que sur demande expresse. Le débroussaillage sélectif, généralement manuel, concerne notamment la végétation jusqu’à 5 cm de diamètre et les tiges ou branches obstruant le lit jusqu’à 2 m de hauteur ; les essences et jeunes plants adaptés aux berges sont préservés. Les résidus de broyage sont sortis du lit. Le faucardage coupe les végétaux aquatiques, en principe 5 cm au-dessus du fil d’eau ; les végétaux sont extraits et évacués ou déposés hors de l’emprise des crues et de la ripisylve. Il peut être manuel, au panier faucardeur ou au bateau faucardeur. La gestion des embâcles maintient l’écoulement et les habitats ; les arbres ancrés sous la ligne d’eau ne sont pas retirés sauf demande du maître d’ouvrage. Le tuf peut être gratté à la main ou avec du matériel adapté.

Les interventions sont notamment calées sur les périodes suivantes : gestion de la ripisylve, recépage, élagage et abattage généralement du 1er octobre au 1er mars ; travaux en lit mineur et sur embâcles de mai à septembre, avec possibilité d’aller jusqu’en octobre sur certains cours d’eau ; maîtrise des EEE non ligneuses d’avril à septembre. Les embâcles sont classés par volume : petit, inférieur à environ 1 m³ ; moyen, de 1 à 5 m³ ; gros, supérieur à 5 m³ et nécessitant des engins. Une intervention urgente peut être demandée en 48 h, ou en 24 h pour un gros embâcle.

Les abattages sélectifs de ripisylve concernent les arbres jusqu’à 20 cm de diamètre. Ils comprennent l’abattage, l’ébranchage, le façonnage et le billonnage en longueurs de 50 cm ; les souches sont conservées sauf risque immédiat. L’élagage des petites branches de moins de 15 cm se fait à hauteur d’homme ou à la perche télescopique, sans élagueur-grimpeur. Les billons sont laissés aux propriétaires ou déposés hors crue. Les déchets non végétaux et les rémanents qui ne peuvent être gérés sur place sont acheminés vers une déchetterie professionnelle selon les modalités prévues.

Espèces exotiques envahissantes. Les interventions, commandées au cas par cas par le maître d’ouvrage, peuvent viser les renouées asiatiques, le buddleia, la balsamine et d’autres herbacées, ainsi que le robinier faux-acacia, l’érable negundo ou l’ailante. Les méthodes comprennent l’arrachage manuel des petits foyers, le fauchage manuel ou mécanique à la lame des massifs, le dessouchage et la coupe des ligneux invasifs, la sélection d’un rejet tire-sève, le salage localisé des souches ou l’écorçage/cerclage. Les foyers ne doivent pas être traversés par des engins ; les plantes invasives ne sont ni broyées ni compostées et le matériel est nettoyé après intervention.

Des protections contre la repousse peuvent être posées : géotextile anti-repousse en jute ou sisal de densité 1 400 g/m², ou bâche opaque et étanche en PEHD de 240 g/m². Les rémanents invasifs sont regroupés, éventuellement ensachés, puis transportés dans un camion bâché ou fermé vers la plateforme de Champagnier ; l’entreprise propose également une solution de transport et de traitement en filière agréée.

Revégétalisation et matériels ponctuels. Les semis sont épandus à 25–30 g/m² sur un support préparé d’au moins 30 cm d’épaisseur ; au-delà de 500 m², la surface est répartie en secteurs pesés. Le sol est préparé, semé, roulé et arrosé. Deux mélanges sont prévus : pour berges, dactyle 15 %, ray-grass pérenne 20 %, trèfle rampant 4 %, achillée millefeuille 1 %, coronille variée 2,5 %, fétuque rouge traçante 20 %, lythrum salicaire 0,5 %, molinie bleue 2 %, phalaris arundinacea 5 %, pâturin des prés 20 %, agrostide stolonifère 5 % et agrostis capillaire 5 % ; pour talus de type prairie, ray-grass pérenne 22 %, trèfle rampant 4 %, fétuque rouge traçante 22 %, plantain lancéolé 2 %, plantain moyen 0,15 %, brome érigée 5 %, baldingère faux-roseau 5 %, achillée millefeuille 0,25 %, petite pimprenelle 15 %, trèfle des champs 1 %, origan marjolaine 0,1 %, pâturin des prés 15 %, agrostis capillaire 2,5 % et lotier corniculé 6 %. L’arrosage est au minimum hebdomadaire pendant 7 semaines ; la couverture doit atteindre 100 % au bout d’un an, sinon les zones nues sont ressemées.

Les plantations sont faites de novembre à février, hors gel. Elles comprennent des arbustes à racines nues de 60–90 cm ou 90–120 cm, et des arbres de 150–200 cm ou 200–250 cm, issus d’espèces indigènes et de pépinières agréées. Les plants sont mis en jauge immédiatement après livraison et plantés au plus tard sous 8 jours. Les fosses minimales sont de 40 × 40 × 40 cm pour les arbustes et de 1 × 1 × 1 m pour les arbres ; les plants sont tuteurés, paillés, protégés contre les rongeurs, le gibier ou l’abroutissement et arrosés au moins une fois par mois pendant 12 mois. La reprise attendue est de 100 % sous 12 mois, sinon les plants sont remplacés. Le bouturage utilise des sujets sains de 4–8 cm de diamètre, à raison de 2–5 boutures/m² ; la reprise attendue est de 80 % sous 12 mois, sinon les boutures sont remplacées. Le géotextile tissé biodégradable en coco est de 740 g/m², avec recouvrements d’au moins 20 cm latéralement et 50 cm longitudinalement et au moins 2 agrafes/m², de 60 cm de longueur et 6–8 mm de diamètre.

Des locations ponctuelles peuvent compléter les travaux : mini-pelle de 2 à 5 tonnes, rémunérée à la demi-journée, et petit tracteur avec girobroyeur, également à la demi-journée. Une journée d’entretien peut mobiliser deux techniciens, un camion de 3,5 t, deux débroussailleuses et du petit matériel de bûcheronnage.

Préparez votre dossier

Critères d'évaluation

CritèrePondération

Marchés similaires

Autres appels d'offres proches encore ouverts.

Posez vos questions sur le marché

Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.