Entretien et amélioration de l’éclairage public

Date limite
2 novembre 2026 à 11 h
Localisation
Vienne (38)
Durée
1 an dès notification ; 3 reconductions tacites d’1 an (maximum 4 ans), sans refus du titulaire, opposition 3 mois avant terme
Budget
Max: 400 000 €

Préparation des travaux et fondations

Les interventions de génie civil accompagnent l’entretien et l’amélioration du réseau d’éclairage : ouvertures de fouilles, pose ou adaptation des réseaux enterrés et fondations, chambres de tirage, remblaiement et remise en état des surfaces.

Avant travaux, le titulaire réalise les démarches de DICT et les reconnaissances nécessaires des réseaux existants, procède au piquetage et fait valider son implantation. Il fournit les plans d’exécution et de balisage, tient compte des réseaux et ouvrages en place, et assure l’évacuation des déblais. Les interventions à proximité des espaces verts doivent préserver les végétaux.

Les massifs sont calculés selon les caractéristiques du support, les prescriptions du fabricant et les normes. Les massifs préfabriqués sont admis pour les supports de moins de 5 m ; au-delà de 5 m, le massif est généralement coulé et vibré, la préfabrication n’étant tolérée qu’au cas par cas après validation du maître d’œuvre.

  • Massif coulé : terrassement aux dimensions exactes, au moins 2 gaines TPC 63 au centre, dérivation de terre en cuivre isolé de 25 mm² avec connecteur type C de 35 à 40 mm², béton vibré dosé à 250 kg de ciment CPJ (B16, résistance 16 MPa à 28 jours) et tiges de scellement réglées à l’entraxe requis.
  • Massif préfabriqué : lit de sable compacté d’environ 3 cm, massif mis à niveau, gaines TPC 63 et dérivation de terre identiques ; couronne de stabilité en béton maigre dosé à 150 kg de CPJ sur au moins 0,20 m, puis remblai tout-venant compacté par couches de 20 cm.

Tranchées et réseaux

Les tranchées de câbles d’éclairage mesurent 0,40 m de largeur et 0,80 m de profondeur sous chaussée ou 0,60 m sous trottoir. Les réseaux sont repérés avant ouverture. Toute découpe de chaussée ou de trottoir est exécutée à la scie à disque ; la surlargeur de sciage est de 0,10 m de chaque côté de la tranchée. Les déblais sont évacués vers un lieu conforme à la réglementation, sans dépôt sur la chaussée.

Le câble de terre en cuivre nu, d’au moins 25 mm², est posé en fond de fouille avec continuité assurée par raccordements soudés ou sertis. Les conduits TPC sont alignés et dimensionnés pour le tirage des câbles et la séparation des câbles d’énergie ; leurs courbes ne sont pas inférieures à 20 fois le diamètre extérieur du câble. Les joints sont réalisés par manchons et un grillage avertisseur rouge est posé à environ 50 cm au-dessus de la canalisation. La couverture minimale des fourreaux est de 0,80 m sous chaussée et 0,60 m sous trottoir ; si elle est moindre, un enrobage béton est prévu.

Le remblai jusqu’à 0,15 m au-dessus des canalisations est constitué de sable ou d’un matériau fin de carrière incompressible. Le remblaiement suit la norme NF P 98.331 et le Code de la voirie routière, avec objectifs de densification Q2, Q3 ou Q4 selon le cas. Les matériaux propres admis comprennent notamment graves naturelles écrêtées à 80 mm, graves roulées 0/40 ou 0/31,5, graves semi-concassées 0/31,5 et granulats élaborés 0/20. Les remblais sont posés par couches de 0,20 m et compactés ; si le compactage est impossible, un matériau auto-compactant est utilisé. À la demande du maître d’ouvrage, le remblai peut être en béton maigre (60 kg de ciment artificiel pour 800 litres de gravier et 400 litres de sable).

Chambres et remise en état

Les chambres de tirage peuvent être bâties ou préfabriquées. Elles comportent un cadre et un tampon métalliques ; leur fond reçoit un béton de propreté et une évacuation drainante. Les conduits sont colmatés et ne dépassent pas de plus de 1 cm à l’intérieur. Les tampons en fonte sont de classe NF EN 124 D 400, B 250 ou B 125, selon l’emplacement et la charge ; les dimensions prévues comprennent 700 × 700 mm, 500 × 500 mm et 300 × 300 mm. Le tampon est au niveau du terrain naturel et le cuivre nu forme une boucle dans les chambres pour permettre les raccordements.

La réfection provisoire de chaussée est faite immédiatement après remblaiement, en enrobé à chaud ou à froid d’au moins 0,05 m, et entretenue jusqu’à la réfection définitive, prévue au plus tard dans les deux mois. La remise en état est également prescrite le premier jour ouvrable suivant les travaux de remblai et compactage ; sur les voies à forte circulation, une traversée ne peut être rouverte avant réfection provisoire ou définitive. La réfection définitive de chaussée comprend une couche d’accrochage à l’émulsion de bitume et un enrobé dense à chaud 0/10 ou 0/6 sur 0,05 m. La reconstitution ne dépasse pas la fouille de plus de 0,15 m pour un revêtement en enrobé ou 0,30 m pour un revêtement en émulsion. Sous trottoir, l’enrobé à chaud 0/6,3 est dosé à 88 kg/m², à moins de 4 cm du niveau fini, avec un débord de 10 cm de part et d’autre. Les surfaces engazonnées sont remblayées et compactées par couches de 0,20 m ; les plaques de gazon sont reposées, les manques réensemencés et arrosés régulièrement.

Les réseaux font l’objet d’un récolement en tranchée ouverte. Les plans, d’une précision de l’ordre du décimètre, indiquent notamment fourreaux, câbles, protections, changements de direction, massifs et chambres.

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