Mise en œuvre d’un dispositif LAPI et caméras périmétriques pour bornes d’accès en zone piétonne
Un système intégré de contrôle d’accès en zone piétonne
Le marché porte sur la modernisation du contrôle des accès au centre-ville de Valence par lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI) et visualisation vidéo des véhicules se présentant aux bornes escamotables. Le dispositif doit filtrer les flux de personnes permanentes, temporaires et visiteurs, empêcher les accès non autorisés et contribuer à la sécurité des personnes et des biens.
Les caméras sont intégrées prioritairement aux totems des bornes, ou à défaut installées sur un potelet indépendant, une façade ou un mât de signalisation. Une étude d’implantation doit déterminer la configuration la plus adaptée.
Architecture et fonctionnement
La LAPI communique avec l’unité de traitement local (UTL) par liaison série RS 485. La plaque lue est comparée en temps réel aux listes blanche et noire mises à jour par le serveur. En cas de validation, un contact sec commande l’ouverture de la borne.
L’autorisation d’accès doit pouvoir être limitée par :
- période, avec jour et heure ;
- date de fin de validité ;
- nombre de passages ;
- secteur géographique.
L’infrastructure doit fournir au minimum 5 Mbps par caméra et une alimentation 220 V monophasé pour les rehausses caméra. Le système doit s’interfacer avec les bornes CITADINE, les totems SITACCESS et le logiciel MICROSESAME TILLYS CUBE.
Les performances minimales exigées sont un taux d’identification positive de 97 % et un délai maximal de 5 secondes entre la lecture de la plaque et l’ouverture de la borne. Un dispositif alternatif d’ouverture par QR Code doit être prévu en cas de dysfonctionnement, avec des QR Codes à usage unique ou de plus longue durée.
Gestion vidéo, serveur et licences
Le système doit permettre, par profil et par site, la génération et l’export de rapports et de requêtes prédéfinies sur 12 mois, l’extraction des historiques techniques, le suivi en temps réel des événements d’accès et du système, ainsi que l’édition de rapports et de graphes sur les passages autorisés et refusés.
La fonction VISIOSESAME doit notamment assurer la supervision simultanée de plusieurs VMS, la visualisation en direct sur icônes, synoptiques et alarmes, le pilotage des dômes et murs d’images, l’enregistrement automatique sur alarmes, la relecture de séquences liées aux alarmes ou passages de badges, l’intégration des alarmes vidéo et défauts des VMS, ainsi qu’un tableau de bord de supervision des processus système.
Le serveur vidéo/LAPI comprend notamment 16 Go de RAM, 2 SSD M2 de 480 Go en RAID 1, 2 To de stockage HDD, 3 disques supplémentaires de 8 To, une alimentation redondante de 700 W et un contrôleur iDRAC9 sous Windows Server 2022. Un support ProSupport doit fournir une assistance 24/7, une intervention sur site sous 24 heures en cas de panne matérielle critique et l’accès aux mises à jour et outils de diagnostic. Le stockage doit conserver les images des caméras contextuelles pendant 8 jours.
Sont également prévus une licence serveur vidéo multiposte, une licence d’intégration au contrôle d’accès TIL, une licence de lecteur LAPI compatible avec les formats français et européens, une licence GSC-1SDK-TIL-MI, une licence caméra pour l’analyse vidéo avancée et un module convertisseur Wiegand/TIL. Le paramétrage et les tests du serveur et des équipements associés sont réalisés en laboratoire, notamment pour vérifier la compatibilité, les paramètres réseau, la perte de connexion, la saturation du stockage et les tentatives d’intrusion.
Équipements déployés et mise en service
Chaque site peut comprendre une rehausse caméra LAPI et contextuelle, un module MLP2 compatible TIL, les licences LAPI, TIL et caméra, un module convertisseur Wiegand/TIL et une supervision. Les quantités du DQE sont estimatives : 1 serveur, 1 licence serveur, 1 licence TIL, 10 paramétrages en laboratoire, 11 rehausses caméra, 11 modules MLP2, 11 licences lecteur LAPI, 11 licences d’intégration TIL, 11 licences caméra, 11 modules convertisseurs, 110 postes de supervision, 260 unités de programmation/essais/mise en service et 82 unités de gestion de projet. Les quantités réellement exécutées déterminent la rémunération selon les prix unitaires.
La programmation, les essais et la mise en service comprennent la configuration, les tests de lecture LAPI et vidéo, la validation des flux vers le serveur, l’installation physique, le paramétrage final et la formation. Un chef de projet dédié assure la coordination, le suivi, le reporting et la validation des étapes.
Le titulaire doit fournir une documentation technique complète en français, comprenant les prérequis, notices d’installation, spécifications, documentation fonctionnelle et documentation d’exploitation. Il doit également fournir une attestation de conformité aux exigences du Code de la sécurité intérieure, un appui à la demande d’autorisation préfectorale, une certification APSAD délivrée conjointement par l’AFNOR et le CNPP, ainsi qu’une étude d’implantation.
Formation, garantie et maintenance
Le titulaire doit former 2 agents de la Commune à l’utilisation du système. Le CCAP prévoit par ailleurs une session de formation, réalisée dans les locaux de la collectivité avec au moins un formateur qualifié et son matériel, pour environ 15 agents ; cette formation est incluse dans le prix. Les supports techniques d’utilisation et de paramétrage LAPI doivent être remis au minimum avant le démarrage des formations.
La garantie est de 12 mois minimum, pièces et main-d’œuvre, à compter de la réception du matériel concerné, hors modifications non autorisées et conditions environnementales extrêmes. La maintenance doit être assurée par une société disposant des qualifications APSAD R81, R82 et D83, d’une GMAO et des certifications constructeurs HIRSCH/TIL Technologies et BES.
La maintenance doit remédier à un dysfonctionnement sous 24 heures ou fournir une solution aux fonctionnalités équivalentes. Les vérifications quantitatives et qualitatives peuvent conduire à l’acceptation, la mise en conformité, l’ajournement, la réfaction ou le rejet des prestations.
Contraintes d’utilisation et données
Le dispositif doit respecter l’arrêté ministériel du 3 août 2007 modifié et les restrictions du Code de la sécurité intérieure : aucune captation des occupants des véhicules, des intérieurs de bâtiments ou espaces privés, aucune reconnaissance faciale, aucune transmission systématique aux forces de l’ordre, aucune utilisation pour la police judiciaire ou la verbalisation automatisée, et aucune interconnexion avec le SIV sauf convention spécifique. Le titulaire est soumis aux obligations RGPD applicables au sous-traitant, notamment confidentialité, accès limité, traitement selon instruction et signalement des violations.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Marchés similaires
Autres appels d'offres proches encore ouverts.
Extension et maintenance du dispositif de vidéoprotection
Ville de Portes les Valence
Fourniture et pose de bornes d’accès automatiques
Ville de Montélimar
Solutions de sûreté et de sécurité des bâtiments et parkings
Régie Régionale des transports Publics Haute-Garonne
Posez vos questions sur le marché
Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.