Diagnostics structurels d’ouvrages d’art
Diagnostics et prescriptions de réhabilitation
L’accord-cadre porte sur des diagnostics structurels d’ouvrages d’art, principalement des ponts et murs de soutènement, dans le cadre d’opérations de réhabilitation ou de modernisation. Les ouvrages mesurent majoritairement au maximum 20 m de long sur 5 m de large ; des ouvrages d’environ 30 m sur 5 m peuvent ponctuellement être concernés. Le périmètre de chaque intervention est défini par le maître d’ouvrage dans un cahier des charges spécifique.
Préparation et sécurisation
Le titulaire recueille les données disponibles et établit l’historique de l’ouvrage : plans, notes de calcul, caractéristiques, modalités de construction, matériaux, travaux structurels ou de réseaux et pathologies connues. Il compile ces éléments dans une synthèse faisant ressortir les problèmes récurrents, les points critiques et les premières orientations de diagnostic. Les rapports comportent les références, réglementations et règles de l’art applicables ainsi que des plans.
Le titulaire fournit les moyens nécessaires à l’exécution, notamment appareils de mesure, échelles et protections. Il sollicite les autorisations d’intervention nécessaires et prend en charge les DT-DICT, sauf fourniture contraire du maître d’ouvrage. Il établit, si nécessaire, un plan d’installation de chantier et assure la sécurité des piétons, cyclistes, automobilistes, riverains et autres usagers. La signalisation temporaire est réalisée sous sa responsabilité, conformément à l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière et au Manuel du chef de chantier du Cerema. Les diagnostics amiante doivent être traités avant tout travail destructif de chaussée.
La sécurisation spécifique de la zone de diagnostic est requise lorsque le diagnostic d’ouvrage est la seule intervention menée sur le périmètre ; elle n’est pas à prévoir si la zone est déjà sécurisée dans un autre cadre. Un drone peut être utilisé pour les inspections s’il répond au besoin et reste compatible avec les prix du BPU-DQE.
Inspections et investigations
- Inspection visuelle préalable sur site : repérage des accès et contraintes logistiques, identification des risques, définition des modalités pratiques, liste détaillée des éléments à inspecter validée par le maître d’ouvrage, rapport de visite avec photographies et proposition de plan d’intervention.
- Inspection visuelle détaillée de la superstructure, de l’infrastructure, des fondations et des équipements : recherche des fissures, désordres de surface, corrosions, dégradations des matériaux, affouillements et végétaux nuisibles ; vérification des joints, drainages et protections contre l’érosion. Chaque désordre est photographié, localisé sur plan et décrit dans un tableau, puis classé comme mineur, majeur ou critique selon sa gravité et son urgence.
- Moyens d’accès spécifiques : nacelle, passerelle, embarcation nautique ou autre dispositif, avec location et amenée à la journée.
- Auscultations non destructives : mesures d’épaisseur, détection d’armatures, radar et ultrasons, avec rapport, repérage et cartographie des éléments.
- Prélèvements et essais : carottages de béton ou d’acier, repérage des aciers, essais de résistance mécanique et analyses chimiques, notamment corrosion et sulfates, avec rapport illustré des résultats.
- Instrumentation éventuelle : pose de fissuromètres, piézomètres ou autres capteurs, suivi des mouvements pendant plusieurs semaines, rapport et recommandations.
Les rapports d’investigations sont rédigés dans un langage accessible aux élus et directions générales des services. Ils établissent le diagnostic et recommandent les opérations nécessaires à la pérennité de l’ouvrage.
Analyses et restitution
Selon le besoin, le titulaire vérifie la stabilité de l’ouvrage par calcul de résistance des éléments porteurs, vérification des fondations, analyse des sollicitations permanentes, du vent et du séisme, modélisation numérique et sondages ou essais in situ. Une étude géotechnique peut compléter ces travaux pour examiner la portance des sols, les risques d’affouillement et les glissements de terrain.
Le rapport final présente les constats, les prescriptions techniques sur le devenir de l’ouvrage et les travaux à réaliser. Il comprend une estimation financière suffisamment détaillée pour distinguer les postes de réparation ainsi qu’un planning de réalisation ; le titulaire ne se substitue pas au maître d’œuvre chargé d’établir le projet.
Le BPU-DQE prévoit notamment des forfaits de réunions, installations et repli de chantier, signalisation temporaire, analyse documentaire et historique, recalcul de charge et vérification de stabilité, ainsi que des unités pour les inspections, moyens d’accès, prélèvements et instrumentation. Les quantités estimées du DQE sont non contractuelles.
Le maître d’ouvrage prévoit une réunion de lancement, une réunion de restitution et, éventuellement, une réunion intermédiaire. Le titulaire rédige les comptes rendus et peut assister à des réunions avec des services tiers ou concessionnaires. Avant l’émission d’un bon de commande, il remet sur demande une proposition d’intervention sous forme de devis dans un délai maximal de 5 jours ouvrés. Il transmet mensuellement, au plus tard le 15 du mois suivant, la liste exhaustive des bons de commande reçus, avec la collectivité émettrice, la référence du marché, le numéro et la date du bon ainsi que les montants HT et TTC.
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