Diagnostic des ouvrages hydrauliques et actualisation de l’étude de dangers

Voies navigables de France
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Date limite
9 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Bas-Rhin (67)
Durée
48 mois prévisionnels ; délais calendaires : P1 90 j, P2 20 j (recommandations), 15 j chacun (commande/analyse), P3 30 j, P4 365 j + 30 j (consolidation)
Budget
Non précisé

Diagnostic de l’état des ouvrages

La mission combine diagnostic exhaustif, bilan de conception et de comportement, puis actualisation de l’étude de dangers. Le diagnostic couvre le génie civil, la mécanique et le contrôle-commande ; il doit évaluer l’état et la fiabilité des éléments susceptibles de constituer un événement redouté central ou une barrière de sécurité.

Le périmètre comprend le barrage latéral en rive gauche, avec la porte de garde du port aux pétroles et les murs cavaliers, les deux sas des écluses ainsi que le barrage transversal entre l’usine hydroélectrique et le barrage mobile en rivière. La définition initiale cite également une section de 200 m de digue en rive droite à l’amont et à l’aval du barrage mobile ; la liste ultérieure des seuls ouvrages faisant l’objet de la mise à jour de l’EDD ne la reprend pas, ce qui laisse une différence de périmètre à clarifier.

Méthode, investigations et livrables

  • La première phase analyse les documents disponibles et définit le calendrier, la méthode de contrôle, les moyens spéciaux et le recueil des données, notamment pour les parties noyées ou difficiles d’accès. Les contrôles à prévoir incluent les commandes de vannes, les systèmes de sauvegarde (automates, capteurs), l’évolution du parement amont, les épaisseurs des conduites et de la vantellerie, ainsi que les ouvrages discrets ou traversants. Les moyens doivent tenir compte du contexte rhénan, qui ne permet pas un abaissement programmé de la ligne d’eau.
  • La phase d’assistance aux investigations complémentaires formule les recommandations et leur budget prévisionnel, propose un programme cartographié, puis prépare les consultations ou bons de commande, analyse les offres et suit les interventions. Les dossiers peuvent comprendre CCTP, DQE, BPU ou DPGF, calendrier et documents graphiques. Le titulaire contrôle la concordance des prestations et livrables avec la commande, rend compte au maître d’ouvrage et exploite les résultats ; les investigations complémentaires commandées portent sur la fourniture de données techniques, non sur des études déjà couvertes par la mission.
  • Les tâches liées aux réseaux comprennent la consultation des exploitants, l’analyse des retours de DT, le repérage des réseaux sensibles et la demande d’investigations complémentaires si nécessaire. Les classes de précision sont définies ainsi : classe A, incertitude maximale de 40 cm pour un réseau rigide et 50 cm pour un flexible ; classe B, jusqu’à 1,5 m, avec une limite de 1 m pour les branchements sensibles ; classe C, supérieure à 1,5 m, ou supérieure à 1 m pour ces branchements. Les obligations d’AIPR, de marquage-piquetage, de contrôle du piquetage et, le cas échéant, de géoréférencement en x, y et z sont également prévues.
  • Le diagnostic donne lieu à un rapport provisoire détaillé et synthétique, présenté en réunion. Un rapport distinct, confidentiel et non transmis au service de contrôle ni référencé dans l’EDD, formule des recommandations d’entretien et de maintenance et une proposition d’échéancier.

Actualisation de l’étude de dangers

L’EDD 2014 est actualisée selon le plan réglementaire : résumé non technique, analyse fonctionnelle, politique de prévention et système de gestion de la sécurité, diagnostic et vérification de conformité à l’ATB 2018, aléas naturels, retour d’expérience, caractérisation des risques, réduction des risques et cartographie. Le travail comprend notamment l’analyse des embâcles, la démonstration de conformité des ouvrages annexes, la caractérisation des situations et cotes de danger et de vulnérabilité, ainsi que le comptage des populations exposées.

Une onde de submersion doit être modélisée en 2D à partir de l’étude hydraulique du bief, sur un périmètre couvrant la plaine d’Alsace et l’aval du bief. Telemac 2D est souhaité ; tout autre logiciel doit permettre une comparaison avec les études précédentes. Le contexte hydraulique décrit notamment un débit d’équipement de l’usine de 1 100 m³/s, un débit de saturation fixé par défaut à 1 400 m³/s, une cote de régulation de 135,00 m NN et, au-delà de 2 100 m³/s, un abaissement du plan d’eau pouvant atteindre 1,50 m. Les données et hypothèses doivent être échangées avec EDF/CERGA. Les phases sont soumises aux validations prévues, et la phase finale comprend la présentation de l’EDD provisoire puis sa version consolidée.

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