Désherbage des voiries
Périmètre et travaux
Le désherbage porte sur environ 218 500 mètres linéaires de voiries et concerne les voiries, trottoirs, places, caniveaux, aplombs de façade, pieds d’arbres et tours ou dessous de mobilier urbain. Les gazons, surfaces plantées, parcs et cheminements intérieurs des parcs sont exclus. La prestation comprend main-d’œuvre, déplacements, matériel, outillage, produits adaptés, nettoyage, ramassage et évacuation des déchets et consommables. Le résultat attendu est l’absence de végétation après le passage des équipes.
Le BPU et le DQE distinguent les interventions manuelles, mécaniques et par biocontrôle sur caniveaux, bordures et pieds de façade (au mètre linéaire), ainsi que sur trottoirs, joints, fissures, pieds de mobilier urbain et pieds d’arbres non plantés (au mètre carré). Les quantités du DQE sont estimatives : 140 000 ml et 40 000 m² en manuel ; 32 000 ml et 2 000 m² en mécanique ; 2 000 ml et 10 000 m² avec biocontrôle.
Méthodes et organisation des interventions
Les méthodes prévues comprennent le désherbage thermique à l’eau chaude, à la vapeur, à flamme vive, à mousse ou à infrarouge ; le désherbage mécanique par balayage ou brossage, débroussailleuse à fil ou à réciprocateur, ou balayeuse à bras de désherbage ; et le désherbage manuel par binage, griffage ou méthode équivalente. Le biocontrôle est également détaillé dans les pièces techniques, avec des restrictions propres à son emploi.
Le planning annuel est proposé par le titulaire, puis validé au lancement et au début de chaque année civile. La fréquence prévue est de 5 passages par an dans les 3 secteurs du centre-ville et de 4 passages par an dans les 14 autres secteurs. Des interventions supplémentaires ponctuelles peuvent être demandées pour un événement ou une urgence ; leur délai d’exécution est de 1 à 2 semaines selon l’importance de la zone. Le titulaire remet un planning prévisionnel annuel, participe à une réunion hebdomadaire avec le représentant de la collectivité et fournit un état d’avancement écrit ainsi que des bons d’intervention hebdomadaires indiquant lieu, date, effectif, heures réalisées et prévisions pour la semaine suivante.
Conditions d’emploi du biocontrôle et contrôles
Les produits doivent être autorisés, qualifiés à faible risque et approuvés au préalable. Leur usage est interdit dans les zones à risque élevé de ruissellement ou de pollution des eaux ; dans les zones à risque moins élevé, les produits les plus respectueux de l’environnement et/ou sans classement toxicologique sont à privilégier. Avant chaque entretien, le titulaire fournit une carte distinguant les zones à risque, à faire valider avant intervention. Toute proposition de procédé est soumise au maître d’ouvrage avant emploi.
En cas de biocontrôle, une fiche journalière cosignée par l’applicateur et le représentant de la collectivité retrace le lieu, la date, le personnel, le produit, le dosage, la formulation et la météo. Les pulvérisateurs doivent être en bon état, entretenus, réglés et équipés de buses adaptées, changées au minimum une fois par an ; les lances comportent un cache de protection. Les traitements sont interdits par vent supérieur à 20 km/h et les jours de pluie. La préparation de la bouillie se fait sur une zone stabilisée et plane, hors surface imperméable, point d’eau ou risque important de ruissellement. Le titulaire précise dans son offre le ou les lieux et types de surfaces prévus pour cette préparation.
Le personnel applicateur porte les EPI requis : lunettes pour la manipulation, bottes, gants imperméables aux produits chimiques et combinaison ; masque à cartouche si l’étiquette du produit l’exige. Le titulaire fournit les EPI, les agréments nominatifs des applicateurs et les fiches techniques des produits. Il joint également à l’offre une présentation détaillée de son local de stockage. Celui-ci est réservé à cet usage, fermé à clé, aéré, sec, frais et éclairé, équipé notamment d’un extincteur extérieur, d’une réserve de matière absorbante et d’un poste d’eau avec dispositif anti-siphonage. Les produits restent dans leur emballage d’origine et sont rangés par catégorie ; le livret de bord retrace les entrées, sorties et stocks et est présenté deux fois par an.
Les effluents de produits, fonds de bidons, fonds de pulvérisateurs et eaux de rinçage sont récupérés et traités comme déchets dangereux ; aucun effluent ne doit être vidé dans un égout, un fossé ou un autre système d’évacuation des eaux. Les emballages sont éliminés dans des installations agréées et les bordereaux d’élimination sont transmis à la collectivité. Les déchets collectés sont orientés vers le recyclage ; les déchets verts sont valorisés en station de compostage réglementaire.
Sécurité et vérification
La signalisation des interventions doit respecter les normes et la législation applicables au domaine public. Le titulaire protège les usagers, évite le désherbage thermique dans les zones à forte fréquentation piétonne et n’intervient pas à proximité des terrasses de bars ou restaurants de la fin de matinée au milieu de l’après-midi. Il précise les mesures de prévention des risques d’incendie liés aux matériels thermiques. Si une zone est insuffisamment désherbée ou si l’herbe a levé au stade de plantule, l’intervention est reprise à titre gracieux sous 48 heures ouvrées. Les interventions sont vérifiées pendant une semaine à compter de leur réalisation, sur la base des bons transmis.
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