Démolition et reconstruction d’un mur de soutènement

Date limite
27 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Luriecq (42)
Durée
17 semaines (5 de préparation + 12 de travaux) ; début prévisionnel 03/05/2027 ; jusqu’à la fin de la garantie de parfait achèvement
Budget
Non précisé

Démolition et reconstruction

Le marché porte sur la déconstruction du mur de soutènement existant et de la chaussée concernée, puis sur la reconstruction du mur en maçonnerie de pierre et la réfection des équipements et abords. Sont également compris les installations et ouvrages provisoires, les études d’exécution, la mission géotechnique G3, les contrôles internes, la signalisation et la remise en état.

Fondations, mur et remblais

Le mur reconstruit suit le linéaire existant, long d’environ 19 m, et atteint environ 2 à 3 m de hauteur totale. La fondation est une semelle superficielle en béton armé. L’assise doit atteindre les arènes granitiques compactes ; les matériaux peu compacts sont purgés et remplacés par de la GNT 0/80, avec un objectif de compactage q3. Une couche de réglage en GNT 0/31,5 de 20 à 30 cm est recommandée. Une réception géotechnique du fond de fouille est prévue en présence de la mission G4 avant coulage.

La maçonnerie est reconstruite avec les pierres récupérées en bon état, nettoyées et agréées ; les éléments endommagés irréversiblement sont écartés. Les pierres neuves doivent se rapprocher des anciennes par leur résistance, leur dureté, leur couleur et leur aspect. Le montage est réalisé au mortier de chaux, avec calepinage des joints soumis à acceptation, attention à l’alignement et au niveau des rangées, fruit en tête et nettoyage des parements au fur et à mesure.

Les remblais contigus sont mis en œuvre par couches successives compactées, conformément aux prescriptions du GTR, avec objectif q3 et contrôles de densification. La GNT 0/80 est prévue sous la GNT 0/31,5 et au niveau des fondations ; la GNT 0/31,5 est également prévue sous chaussée et sous semelle. Les remblais de réemploi sont possibles sous réserve de conformité et, si nécessaire, d’essais d’identification. Le remblayage des ouvrages enterrés en béton armé ne commence pas avant 72 heures après bétonnage.

Drainage, chaussée et équipements

Le drainage comprend un géotextile ou géocomposite, un drain collecteur en PVC de diamètre minimal 200 mm, calé dans un matériau drainant 40/80 sur 0,30 m, ainsi qu’un massif drainant et un exutoire. Des barbacanes en acier inoxydable de diamètre 100 mm traversent les piédroits ; leur longueur est adaptée à l’épaisseur traversée. Les prescriptions indiquent un espacement maximal de 1,50 m dans la description de l’ouvrage et de 2,00 m dans la partie consacrée à l’exécution : ce point mérite clarification.

La chaussée est élargie à 3,91 m et comprend une couche de roulement BBSG 0/10 de classe 3, épaisse de 8 cm, sur remblais compactés. Un accotement enherbé de 1 m est réalisé. Un regard sans fond en béton armé préfabriqué récupère les eaux pluviales à l’aval ; sa grille en fonte ductile est de classe minimale D400. Des garde-corps piétons de type S8, en acier galvanisé puis peint, sont posés sur platines. Le positionnement est vérifié avant scellement définitif des ancrages. La terre végétale est analysée avant livraison ; l’engazonnement est réalisé avec un mélange adapté, soumis à l’agrément du maître d’œuvre.

Préparation, circulation et contraintes de chantier

Le titulaire établit le phasage et le planning, les études d’exécution, le PAQ, le PPSPS, le PAE, le SOGED et le DOE. La mission G3 comprend les études géotechniques d’exécution et, si nécessaire, une campagne complémentaire de reconnaissances. Les réseaux sont repérés par DICT ; leur dévoiement est exclu du marché. Le titulaire maintient l’accès des riverains et propose un plan de circulation déviée, en coordonnant la signalisation avec les gestionnaires de voirie. Les travaux sont phasés pour maîtriser la démolition ; l’emploi d’engins de grande puissance pour la démolition des éléments de voirie est interdit et la raboteuse à fort effet dynamique est proscrite sur la chaussée de l’ouvrage.

Les documents d’exécution d’une phase sont transmis au maître d’œuvre au plus tard 20 jours avant les travaux correspondants. Ils sont fournis en deux exemplaires papier et en version numérique ; les plans numériques sont au format AutoCAD et PDF. Les points d’arrêt comprennent notamment l’acceptation de la procédure de déconstruction, l’implantation, les purges et substitutions éventuelles, l’agrément des pierres, les bétonnages, les équipements et les remblais.

Matériaux, qualité et contrôles

Les produits de construction doivent satisfaire aux exigences de marquage et de conformité applicables et sont soumis à l’acceptation du maître d’œuvre. Le béton de structure spécifié au CCTP est de classe C30/37 ; le granulat maximal est limité à 25 mm. Les aciers d’armature doivent être soudables et disposer de la marque NF-Armatures. Les bétons font l’objet d’études et d’épreuves de convenance et de contrôle ; au minimum deux essais de consistance sont réalisés par camion, avant et pendant la mise en œuvre, ou un essai par heure en cas de fabrication sur chantier. Le contrôle des enrobés comprend notamment des prélèvements et des vérifications de fabrication, de compacité, de vides et, selon les zones, de macrotexture. Les vibrations sont interdites pour le compactage des enrobés sur les ouvrages d’art.

Le DOE comprend le calendrier réel, les incidents, le PAQ et les résultats de contrôle, d’épreuves et d’essais, une notice de visite et d’entretien, ainsi que les plans et notes de calcul conformes à l’exécution, avec recensement des parties de l’ouvrage existant laissées en place.

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Modalités de livraison

Exigence conditionnelle en cas de demande d’équivalence : éléments à fournir aux frais du titulaire au moins 2 mois avant tout approvisionnement ou mise en œuvre. Le maître d’œuvre dispose de 30 jours à compter de leur livraison pour accepter ou refuser le produit. Les documents sont rédigés en français.

Produits à fournir

  • Échantillons de produits proposés en équivalence, lorsque nécessaires à l’appréciation de l’équivalence

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