Création d’un poste de refoulement et conduite de refoulement

Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences
Date limite
30 septembre 2026 à 12 h
Localisation
Rémelfing (57)
Durée
3 mois (02/11/2026–03/02/2027) ; préparation 2 semaines incluse ; sans reconduction ; 5 jours d’intempéries prévisibles
Budget
Non précisé

Création et raccordement d’un poste de refoulement

Le marché porte sur la conception, la construction et l’équipement complet d’un poste de refoulement à Rémelfing, avec réseaux d’amenée gravitaire, conduite de refoulement, chambre à vannes, raccordements électriques et intégration à la télégestion. Sont compris l’installation de chantier, les terrassements, blindages, rabattements de nappe, évacuation ou réemploi des déblais, génie civil, fournitures, pose, mise en service, essais, remise en état et dossiers de récolement.

Les raccordements entre le poste, les regards et les armoires sont prévus jusqu’à 50 m. Le projet comprend notamment une conduite gravitaire PVC CR16 DN 315 sur 10 m, une conduite de refoulement de 280 m en PVC pression PN16 ou en PEHD pression PN16 selon la variante, trois regards de visite DN 1000 de hauteur 1,30 m, cinq tampons en fonte ductile classe D400, des fourreaux TPC DN 63 sur 30 m et du grillage avertisseur.

Poste, pompage et équipements hydrauliques

La bâche de pompage et la chambre à vannes sont réalisées en béton préfabriqué ou coulé en place, avec terrassements, blindages, épuisement des eaux, étanchéité, lestage si nécessaire et réfection des abords. La bâche prévue au BPU présente un diamètre intérieur de 1,80 m et une profondeur de radier d’environ 3,30 m. La chambre à vannes doit disposer d’un volume suffisant pour l’exploitation, avec des dimensions intérieures minimales de 1,95 m × 1,60 m et une hauteur sous dalle minimale de 2,00 m.

Le poste comprend :

  • deux pompes immergées fonctionnant en alternance, dont une en secours, avec débit moyen indicatif de 3 l/s par pompe pour une HMT de l’ordre de 7 mCE ;
  • une section de passage minimale de 76 mm dans le CCTP technique, portée à 80 mm dans le BPU ;
  • pieds d’assise, barres de guidage et chaînes en inox 316L, potence amovible et outillage spécial de maintenance ;
  • conduites et collecteurs de refoulement en inox 316L, clapets à boule DN 80, vannes d’isolement et joints de démontage ;
  • ventilation haute et basse, bouche d’arrosage incongelable, dispositifs antichute, trappes cadenassables et point d’ancrage fixe ;
  • empierrement calcaire 0/31,5 sur 30 cm autour des ouvrages.

Le dimensionnement doit respecter une vitesse de refoulement comprise entre 0,6 et 1,2 m/s, un maximum de 10 démarrages par heure, un minimum de 1 démarrage par heure pour les besoins actuels et, à défaut de précision, une valeur de 6 démarrages par heure. La hauteur de marnage est au moins de 70 cm ; la distance entre le fil d’eau d’arrivée et le niveau haut de marnage est comprise entre 30 et 50 cm ; le niveau bas se situe 10 cm au-dessus du niveau d’immersion totale des pompes. Les deux pompes doivent pouvoir fonctionner simultanément lors d’une opération exceptionnelle déclenchée manuellement.

Électricité, automatisme et télégestion

Une armoire extérieure en polyester IP66, posée sur socle béton, intègre les protections, mesure, commande, éclairage, prise 230 V, chauffage, parafoudre, démarreurs ou variation de vitesse et automate. Une réserve de place minimale de 30 % est prévue dans les gaines et l’armoire. Les gaines de câbles présentent un diamètre minimal de 90 mm ; les câbles d’instrumentation sont blindés et tous les conducteurs sont repérés durablement.

La régulation est assurée par une sonde radar avec secours par quatre interrupteurs à flotteur : arrêt niveau bas, démarrage d’une pompe, démarrage exceptionnel des deux pompes et niveau très haut avec alarme. Les informations de niveau, débit et volume cumulé sont transmises à la télégestion compatible avec le système central de la collectivité, par réseau GSM/GPRS, avec interface homme-machine.

Réseaux, terrassements et réfections

Les tranchées comprennent fouilles, évacuation ou réemploi des déblais, épuisement des eaux, blindage, lit de pose, enrobage, remblaiement, compactage, raccordements, fourreaux et réfection provisoire puis définitive des voiries, trottoirs, accotements et espaces verts. Les ouvrages comprennent également les branchements, regards, boîtes, dispositifs de fermeture, géotextiles éventuels, signalisation et maintien de l’accès aux riverains.

Les matériaux doivent disposer d’une certification NF, EN ou équivalente, ou d’un agrément préalable. Les classes minimales indiquées sont notamment béton 135A, grès 160, PVC/PEHD/PP CR8 ou SN8 et PRV SN 10 000. Les matériaux de remblai susceptibles de provoquer tassements, pollution, dissolution, évolution ou contenant des sols gelés sont proscrits.

La pose est réalisée conformément aux normes NF EN 1610 et NF P 98-331. Le lit de pose est normalement arasé à 0,15 m sous la génératrice inférieure du tuyau ; le remblai initial atteint 30 cm au-dessus de la génératrice supérieure. Les regards visitables ont un diamètre intérieur minimal de 1 000 mm, les regards de nettoyage de 800 mm et la distance entre regards visitables consécutifs ne dépasse pas 80 m. Les tolérances de pose sont de ±10 cm en planimétrie et de 0,5 mm/m en altimétrie.

Génie civil et contrôles

Les ouvrages en béton relèvent des Eurocodes et des fascicules 65, 70 et 74. La classe structurale S4 et une durée d’utilisation du projet de 50 ans sont retenues pour le génie civil du poste. Les ouvrages hydrauliques sont notamment associés à une classe d’exposition XA3, une fissuration très préjudiciable et les prescriptions d’étanchéité du fascicule 74.

Les contrôles comprennent les altimétries, la portance et le compactage, les épreuves de convenance et de contrôle des bétons, les essais d’affaissement à chaque coulage, les essais de compression sur au moins six éprouvettes par série — trois à 7 jours et trois à 28 jours —, les épreuves d’étanchéité des postes et regards, les essais à la plaque, la vérification des revêtements, la robinetterie, les soudures, les appareils de levage, les automatismes, l’électromécanique, les régimes transitoires hydrauliques, les vidanges, trop-pleins, ventilations, éclairages, alarmes et la conformité électrique. Le Consuel doit être obtenu avant la mise en service.

Pour les réseaux, le contrôle extérieur comprend le compactage, l’inspection visuelle ou télévisuelle après hydrocurage et le contrôle d’étanchéité de la totalité du linéaire neuf, y compris regards, boîtes et branchements, sauf impossibilité technique justifiée.

Études, qualité et livrables

Le titulaire fournit les études d’exécution, notes de calcul, plans au 1/100, DICT, plans d’installation, plans de ferraillage si nécessaire, planning, PAQ, SOGED et plan environnement chantier. Les plans d’exécution sont soumis au visa du maître d’œuvre avant démarrage ; le PAQ définit les contrôles intérieurs, extérieurs, points critiques et points d’arrêt.

Le DOE comprend notamment les notices descriptives, notes de calcul, plans et schémas conformes à l’exécution, programmes et paramétrages des automates et de la télétransmission, certificats, Consuel, étalonnages, rapports d’essais, procès-verbaux, notices d’entretien, guide d’exploitation et planning de maintenance. Les documents sont remis en PDF, les plans également en DWG ; le DOE est fourni en un exemplaire papier et un support informatique. Les plans de récolement des réseaux sont fournis en trois exemplaires papier et sur clé USB au format DWG, avec les coupes, notes de calcul et documents nécessaires à l’intégration géographique.

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Critères d'évaluation

PondérationCritère

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

Non précisé

Lieu

Rue de Sarreguemines, 57200 Rémelfing

Modalités

Prise de photo à intégrer dans le mémoire technique ; aucun rendez-vous sur place avec le maître d’ouvrage.

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