Réhabilitation des postes de refoulement d’eaux usées
Réhabilitation globale de postes de refoulement
Le marché porte sur la réhabilitation de postes de refoulement d’eaux usées, pouvant recevoir des apports d’eaux pluviales, sur le territoire de la Communauté d’Agglomération de Sète Agglopôle. Les reconstructions totales sont exclues, mais des reconstructions partielles peuvent être nécessaires. Les interventions comprennent également la modification d’installations de pompage pour réseaux d’évacuation et d’assainissement ainsi que la réhabilitation de bâches de reprise en béton ou en maçonnerie.
Études, préparation et organisation
Le titulaire réalise les reconnaissances, sondages, diagnostics et études nécessaires avant travaux :
- Prélèvements, analyses et diagnostics par organisme agréé pour rechercher la présence éventuelle d’amiante et de HAP ;
- Sondages de reconnaissance des sols et des réseaux existants, avec implantation et piquetage des ouvrages en coordonnées RGF93 et altitudes NGF ;
- Dossier d’exécution complet, plans de fabrication et de mise en œuvre, notes de calcul, plans de coffrage et de ferraillage, fiches techniques, avis techniques et procès-verbaux d’essais ;
- Programme d’exécution détaillant les phases, enchaînements, moyens, cadences, matériels et effectifs ;
- Phasage compatible avec le maintien de la circulation, des accès riverains et des réseaux en exploitation ;
- Constat d’état des lieux par huissier avant travaux et tenue d’un cahier de chantier comprenant notamment les ordres de service, documents de réseaux, plannings, relevés journaliers, comptes rendus, bons de livraison et justificatifs d’évacuation des déchets.
Les postes de refoulement étant classés comme espaces confinés, les interventions nécessitent des personnels titulaires d’une aptitude CATEC ou équivalente, des contrôles d’atmosphère, une ventilation, des équipements de protection collective et individuelle, des moyens de communication et des équipements de secours adaptés aux risques, notamment ATEX. Le titulaire assure la signalisation, le gardiennage, la protection des ouvrages, les installations de chantier, les démarches de voirie et les autorisations nécessaires.
Maintien du service et travaux préparatoires
La continuité du service d’assainissement doit être assurée pendant les travaux. Le titulaire met en place les dispositifs provisoires nécessaires, notamment un by-pass adapté aux débits à transiter, avec un secours by-pass ; lorsqu’une pompe de surface est utilisée, une pompe de secours de même capacité est prévue. Les raccordements provisoires, alimentations électriques et sujétions associées sont inclus dans la prestation.
Les travaux préparatoires comprennent l’isolement, la vidange et le curage des ouvrages, la dépose et le démontage des équipements existants, leur tri, conditionnement, stockage, réemploi éventuel ou évacuation en filière agréée. Les démolitions peuvent concerner les dalles de couverture, acrotères, trémies, voiles, murs périphériques, maçonneries, ouvrages en béton et revêtements de voirie. L’emploi d’explosifs est interdit.
Les fouilles sont réalisées à ciel ouvert, drainées pour permettre une exécution à sec et ouvertes au maximum trois jours avant la pose des canalisations. Les tranchées comprennent un lit de pose en sable ou grain de riz 2/6 de 10 cm minimum, un enrobage en grain de riz 2/6 de 20 cm au-dessus de la génératrice supérieure et des remblais en GNT 0/20 ou GNT 0/31,5, les matériaux recyclés étant interdits. Les objectifs de compactage q2, q3 ou q4 sont contrôlés selon les zones ; les matériaux avertisseurs sont posés au-dessus des réseaux. Les chaussées, trottoirs et caniveaux font l’objet de réfections provisoires et définitives.
Génie civil, réparation et étanchéité
Les prestations comprennent la préparation des supports par nettoyage, décapage haute ou très haute pression, hydrocurage, hydrodécapage, ponçage ou procédé approprié, ainsi que la purge des bétons carbonatés ou non adhérents. Les fissures visibles après décapage dont l’ouverture est supérieure à 0,1 mm sont repérées, caractérisées, mesurées et traitées selon leur ouverture, leur activité et la présence éventuelle d’eau. Les aciers apparents corrodés sont nettoyés et repassivés ; le béton d’enrobage est reconstitué avec un mortier de réparation R3 ou R4 conforme à la NF EN 1504-3.
Les ragréages généralisés reconstituent des supports lisses, réguliers, plans et compatibles avec le revêtement. L’enrobage des aciers doit atteindre au minimum 3 cm. Les réservations, scellements, coffrages, feuillures, chanfreins, larmiers et raccords souples nécessaires sont réalisés par le titulaire.
Les bétons et mortiers respectent notamment les normes NF EN 206-1, NF EN 197-1, NF EN 12620 et NF EN 13670/CN. Les bétons prévus comprennent notamment :
- C16/20 pour le béton de propreté ;
- C20/25 pour assises, blocages, remplissages de tranchées et fondations diverses ;
- C25/30 pour regards, ouvrages enterrés, dalles et éléments assimilés ;
- C30/37 pour ouvrages en béton armé nécessitant un parement de qualité.
Les bétons de résistance supérieure ou égale à 25 MPa font l’objet d’épreuves d’étude et de convenance. Pour les contrôles, des lots de 12 éprouvettes sont prélevés à chaque ouvrage et au moins pour 100 m³ de béton par catégorie ; 6 éprouvettes sont essayées à 7 jours et 6 à 28 jours. Deux carottages continus sont inclus dans l’offre, d’autres pouvant être demandés en cas de doute.
Les cuves et chambres de vannes peuvent être réalisées en béton préfabriqué, inox ou polyester armé de fibres de verre. Elles doivent résister aux charges de remblai, d’exploitation et de circulation, à la poussée hydrostatique et à la flottabilité, tout en restant totalement étanches. Les ouvrages préfabriqués en béton présentent une classe d’exposition minimale XA3 et un enrobage minimal des armatures de 4 cm.
Le revêtement d’étanchéité peut être constitué d’une résine époxy armée, d’un mortier hydraulique hydrofuge ou d’un mortier à base d’aluminates de calcium. Il est appliqué sur les surfaces en contact avec l’eau et au moins 20 cm au-dessus du trop-plein. Pour le système époxy armé, le complexe comprend notamment un primaire à 250 g/m², une couche de stratification à 950 g/m², un tissu de verre d’au moins 800 g/m², une couche de saturation à 700 g/m², un saupoudrage de silice d’au moins 400 g/m² et une finition époxy-novolac à 800 g/m². Le fond des cuves reçoit en outre un renfort en tissu de verre d’au moins 450 g/m².
Le revêtement doit notamment présenter une résistance à la contre-pression d’eau d’au moins 1 bar, une tenue à la fissuration de 20/10e mm sur les fissures existantes traitées et de 15/10e mm sur les fissurations futures. Les contrôles portent sur l’environnement d’application, les consommations, les épaisseurs, l’aspect, la polymérisation et la continuité diélectrique ; les défauts sont repris puis contrôlés à nouveau.
Équipements hydrauliques et pompage
Les canalisations et appareils sont dimensionnés selon les conditions de service et d’exploitation. Les conduites peuvent être en acier inoxydable 316L PN16, PEHD PN16, PVC-U PN16 ou fonte ductile PN16, avec accessoires, assemblages, raccords, manchons et protections adaptés. Les conduites inox ont une épaisseur minimale de 3 mm jusqu’au diamètre 300 mm inclus et de 4 mm au-delà. Les vannes et clapets sont adaptés aux besoins du projet, avec revêtements époxy, boulonnerie inox A4/316L et exigences d’étanchéité.
Les pompes sont submersibles, à moteur triphasé 400 V, étanches IP68, avec roue semi-ouverte résistante à l’abrasion, enveloppe de refroidissement et accessoires de levage. Le point de fonctionnement doit être compris entre 80 % et 110 % du point de meilleur rendement. Les chaînes de levage en inox 316L sont dimensionnées pour au moins 150 % du poids des équipements. Les barres de guidage sont à double barre en inox 316L ; le guidage par câble est proscrit. Les fonds de bâche sont conçus pour favoriser l’autocurage, avec des pentes de 30° à 45° vers les pompes ou un puisard minimal de 300 × 300 × 100 mm.
La prestation comprend la fourniture et la pose des débitmètres, de la métrologie, des câbles et fourreaux. La mesure du débit en sortie de poste est obligatoire. Le débitmètre électromagnétique est installé sur la conduite de refoulement, avec degré de protection minimal IP68, vannes d’isolement, manchette de démontage, convertisseur déporté et deux gaines TPC vertes de 40 mm ainsi qu’une gaine TPC rouge de 40 mm.
Électricité, automatisme et télégestion
L’installation électrique basse tension respecte notamment la NF C 15-100, la NF EN 60204-1 et les prescriptions réglementaires applicables. L’armoire de commande, d’automatisme et de protection est étanche, à double enveloppe, en inox 316L ou matériau composite résistant aux UV, implantée hors sol sur un socle adapté.
Elle comprend notamment les protections électriques, parafoudres, arrêt d’urgence, prises 220 V et 380 V, mise à la terre, inverseur réseau/groupe électrogène, onduleur, démarreurs ou variateurs, protections et signalisation des pompes, ainsi qu’un système SOFREL de gestion des pompages, niveaux, débits, défauts et alarmes. L’inverseur tétrapolaire est manuel, d’un calibre minimal de 63 A, et permet le raccordement sécurisé d’un groupe électrogène mobile non fourni au marché. L’onduleur est dimensionné à au moins 115 % des besoins maximaux avec une autonomie minimale de 30 minutes.
La prestation comprend un télétransmetteur Sofrel gamme S4W, sa programmation, son paramétrage, ses connexions, l’intégration des pages synoptiques dans la supervision du maître d’ouvrage et la reproduction de l’interface sur écran tactile. L’automate dispose d’une réserve de capacité de traitement et d’espace d’environ 30 %. Le système est compatible avec la supervision de l’exploitant, notamment TOPKAPI, et doit permettre un fonctionnement manuel en cas de défaut de l’automate et du télétransmetteur. Les câbles, cheminements, tranchées, fourreaux et regards de tirage sont compris ; les chemins de câbles doivent conserver au minimum 25 % de réserve de place.
Mise en service, contrôles et livrables
Les essais comprennent notamment les performances des groupes électropompes, les essais de levage à 1,5 fois la charge nominale, les essais d’étanchéité des canalisations et ouvrages, les contrôles de compactage, les vérifications électriques, les automatismes, l’autosurveillance, les niveaux vibratoires et sonores, les consommations électriques, les régimes transitoires hydrauliques, la résistance des prises de terre et le traitement du H2S. Les tolérances des essais en usine des pompes sont de ±5 % sur le débit, ±3 % sur la HMT et -3 % sur le rendement.
La mise en route comprend le constat d’achèvement, la mise au point, la mise en régime et la mise en observation. Elle inclut les réglages, les essais en conditions normales, la formation du personnel d’exploitation à la conduite, à l’entretien et aux réparations courantes, ainsi que la proposition et la mise en œuvre d’un protocole d’essai. La canalisation de refoulement doit être remplie avant les essais ; un débit complémentaire par hydrocureurs peut être prévu si nécessaire.
Le titulaire fournit un dossier de récolement comprenant les plans, coupes, profils et documents conformes à la charte graphique du maître d’ouvrage, au moins 10 jours avant les opérations préalables à la réception. Trois exemplaires papier sont demandés, complétés par un support informatique et des fichiers graphiques DWG. Il fournit également les manuels d’entretien et de maintenance ainsi qu’un cahier de maintenance recensant les observations, tests, diagnostics, remplacements, dépannages, modifications, causes de panne, dates et temps d’intervention. La garantie prévoit des interventions sur site sous 48 heures, ou sous 24 heures en cas d’urgence demandée par l’administration ; elle couvre notamment les réseaux pendant 1 an et la structure du poste pendant 10 ans.
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Modalités de livraison
Fourniture dans les délais fixés ; entreposage dans un local spécial annexé au bureau du maître d’œuvre ; inscription et numérotation sur un registre avec signatures du maître d’œuvre et du maître d’ouvrage. Aucune commande ne peut être passée avant acceptation de l’échantillon correspondant.
Produits à fournir
- Échantillons de matériaux, matériels et fournitures demandés par le maître d’œuvre
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