Contrôles et essais des réseaux d’assainissement

Agglomération du Saint-Quentinois
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Date limite
3 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Aisne (02)
Durée
1 an initiale ; 3 reconductions tacites d’1 an ; durée maximale 4 ans
Budget
Max: 600 000 €

Contrôles indépendants des réseaux d’assainissement

Le marché couvre le diagnostic de réseaux en service et les contrôles impartiaux associés à la réception de réseaux neufs : compactage des remblais, inspection télévisée (ITV), essais d’étanchéité et contrôles de contre-épreuve. Le BPU prévoit aussi du curage, du pompage et des contrôles sur des canalisations réhabilitées avant la réouverture des branchements. Le titulaire doit être accrédité COFRAC (ou organisme équivalent) selon la NF EN ISO/IEC 17020 pour les contrôles des travaux d’assainissement neufs : compactage, ITV et étanchéité.

Réseaux existants : inspection et curage

Une reconnaissance préalable vérifie l’accès, les dimensions, la profondeur et l’état des réseaux. Pour l’ITV, les observations portent notamment sur les défauts, fissures, déformations, pentes, joints, raccordements, infiltrations, obstacles, regards et boîtes de branchement, selon la NF EN 13508-2+A1. La caméra est couleur, centrée et dotée d’un objectif à balayage 360°; elle peut être tractée ou treuillée. Le véhicule permet au contrôleur de suivre l’intervention en direct depuis une cabine isolée. L’exploitant décide du nettoyage préalable ou de son attribution au prestataire; si le nettoyage est réalisé par l’exploitant, le prestataire assure néanmoins les nettoyages de base nécessaires au passage de son matériel.

Les réseaux visitables (hauteur ≥ 1,60 m) sont inspectés à pied; les réseaux semi-visitables (1 à 1,60 m) le sont à pied ou par caméra selon le cas. L’équipe pédestre compte au moins trois personnes, avec possibilité d’en tolérer deux dans certains cas à risques réduits. Les interventions en égout exigent notamment du personnel titulaire du CATEC en cours de validité, des détecteurs de gaz, explosimètre et oxygénomètre, un éclairage antidéflagrant, une ventilation de 25 l/s par personne, un auto-sauveteur, un harnais et un dispositif antichute; la présence dans les ouvrages ne dépasse pas 6 heures par journée de travail. Un plan de prévention est requis.

Le BPU prévoit également le curage des réseaux en service, avec dérivation et pompage si nécessaire. Les tranches de diamètre sont : 150 à 350 mm, plus de 350 à 550 mm, plus de 550 à 750 mm, plus de 750 à 1 050 mm, plus de 1 050 à 1 450 mm et plus de 1 450 à 1 650 mm. Pour chacune, le tarif distingue un encrassement inférieur à 25 %, compris entre 25 % et 50 % inclus, ou supérieur à 50 %. Les tranches de débit de pompage sont ≤ 50 m³/h, de 51 à 100 m³/h et de 101 à 300 m³/h. Le dépotage des produits de curage est prévu uniquement pour ceux issus des réseaux en service, à l’installation désignée; les transports sont enregistrés à la pesée.

Réseaux neufs : compactage, ITV et étanchéité

La préparation des contrôles dure 15 jours. Un essai de compactage est réalisé entre chaque regard des collecteurs principaux; les antennes peuvent aussi être testées sur demande du maître d’œuvre. Pour les réseaux d’eau potable et autres fouilles, celui-ci quantifie et positionne les essais. Les objectifs suivent la NF P 98-331 et le guide SETRA. Le contrôle s’effectue au pénétromètre dynamique à énergie variable (type PANDA ou équivalent, NF P 94-105) ou au gammadensimètre (NF P 94-061-1); l’analyse du Q2 est demandée. Le matériel doit être contrôlé pour l’année en cours et le certificat d’étalonnage doit dater de moins d’un an. Les percements et prélèvements sont comblés avec un béton autocompactant réexcavable. Un résultat Q5, ou Q4 sur une hauteur dépassant la tolérance réglementaire, entraîne le refus de la tranchée; l’entreprise de travaux reprend alors les remblais et un contrôle de contre-épreuve est effectué.

L’ITV de réception couvre les collecteurs principaux et les antennes. Leur hydrocurage incombe exclusivement à l’entreprise qui construit le réseau; les tronçons trop sales pour être inspectés doivent être signalés immédiatement au maître d’œuvre. Le BPU prévoit aussi une inspection par drone des collecteurs de diamètre ≥ 600 mm, avec acquisition d’images et vidéos, localisation des observations et codification selon la NF EN 13508-2+A1 lorsqu’elle s’applique.

Les essais d’étanchéité suivent la NF EN 1610 : méthode à l’air ou à l’eau pour les réseaux gravitaires. L’essai à l’air concerne canalisations et branchements; pression et durée sont déterminées selon le diamètre et la méthode applicable. L’essai à l’eau peut porter sur les canalisations et branchements, ou remplacer un essai à l’air échoué; il est obligatoire pour tous les regards de visite et de branchement. Le temps d’imprégnation est d’une heure pour le béton, le grès, le PVC et la fonte; l’essai dure 30 minutes (tolérance ± 1 minute), avec maintien de la pression à 1 kPa près. L’eau ajoutée ne doit pas dépasser 0,15 l/m² pour les canalisations et 0,40 l/m² pour les regards et boîtes de branchement, rapportés à la surface intérieure mouillée.

Les conduites de refoulement sont testées à l’eau selon le fascicule 71 et la NF EN 805; le maître d’œuvre établit le mode opératoire et l’entreprise contrôlée assure la mise en place et le remplissage à la pression de service. Pour les collecteurs de diamètre supérieur à 1 200 mm, une inspection visuelle ou télévisuelle, ou un essai joint par joint, peut remplacer l’essai classique; la chambre de test doit alors être raccordée à un système électronique produisant une courbe de chute de pression. Toute non-conformité en compactage, ITV ou étanchéité nécessitant une reprise donne lieu à une contre-épreuve, facturée à l’entreprise responsable des malfaçons.

Le BPU couvre aussi les essais d’étanchéité à l’air réalisés le jour même des travaux de réhabilitation par l’intérieur et avant réouverture des branchements, ainsi que les essais à l’air ou à l’eau de canalisations entre deux regards consécutifs, les essais d’ouvrages et les essais de pression. Il prévoit la récupération d’échantillons de gaine après réhabilitation et leur envoi au CSTB pour un essai de flexion 3 points selon la NF EN ISO 11296-4; il s’agit d’un contrôle, non d’un échantillon de présentation.

Rapports, contraintes et quantités estimatives

Une fiche navette est envoyée au maître d’œuvre et à l’entreprise au plus tard à 18 h le jour de l’intervention; un rapport d’alerte pour non-conformité majeure est transmis sous 24 heures ouvrées; le rapport complet et définitif est remis sous 10 jours ouvrés après la fin des contrôles. Les rapports localisent les observations, présentent les résultats et leur interprétation et décrivent les non-conformités. Le format demandé comprend un exemplaire papier et un exemplaire numérique sur clé USB ou plateforme dans le CCTP; les postes de rapports du BPU mentionnent trois exemplaires papier et une clé USB, différence à clarifier.

Avant les essais, les plans et, pour les travaux neufs, les plans d’exécution, la classification GTR, les coupes de tranchées, les contacts de chantier et les types de tests sont transmis au prestataire. Les interventions requièrent les autorisations d’accès correspondantes, la coordination avec l’exploitant et, selon la situation, une signalisation agréée par le maître d’œuvre. L’eau et l’air sont à la charge du prestataire; il ne peut pas puiser l’eau aux appareils de fontainerie du réseau d’eau potable. Les essais respectent la réglementation DT-DICT et s’effectuent sous couvert des DICT de l’entreprise de travaux.

À titre estimatif et non contractuel, le DQE prévoit notamment 100 essais de compacité à ≤ 2 m et 50 à plus de 2 m, 3 planches d’essai, 3 analyses GTR et 2 tests d’homogénéité; pour les ITV, 600 ml et 300 ml de collecteurs neufs, 500 ml et 250 ml de réseaux en service, 50 et 30 branchements, 100 ml d’inspection pédestre semi-visitables et 5 journées d’inspection par drone. Il prévoit aussi des contrôles d’étanchéité par plages de diamètres, des essais d’ouvrages et 50 récupérations d’échantillons de gaine. Pour le curage, les quantités estimatives par tranche de diamètre sont respectivement : 760/760/750 ml, 750/750/750 ml, 200/200/200 ml, 200/100/100 ml, 50/50/50 ml et 20/20/20 ml, les trois valeurs correspondant aux niveaux d’encrassement < 25 %, de 25 à 50 % inclus et > 50 %.

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