Construction de deux unités de traitement d’eau potable
- Date limite
- 18 janvier 2027 à 12 h
- Localisation
- Bas-Rhin (67)
- Durée
- TF 12 mois max (prép. 3, trav. 9) ; TO 10 mois max (prép. 3, trav. 7) ; mise au point ≤1 mois ; observation ≥7 j ; notif. TO ≤24 mois depuis origine délai TF
- Budget
- Non précisé
Conception et réalisation des installations
Réalisation clé en main de deux unités de traitement d’eau potable : études et dimensionnement, dossiers d’autorisation, construction des locaux et ouvrages connexes, fourniture et montage des équipements, raccordements aux installations existantes, essais, mise en service, formation de l’exploitant et remise des documents d’exploitation et de récolement. Le titulaire assume la conception et le dimensionnement des installations et doit justifier les choix de procédés et d’équipements.
Le CCTP présente un écart de capacité à clarifier dans l’offre : son article de consistance indique 80 m³/h pour la première unité et 12 m³/h pour la seconde, tandis que les capacités nominales exigées à l’article 3.02 sont respectivement de 83 m³/h (jusqu’à 1 500 m³/j) et 17 m³/h (jusqu’à 340 m³/j). Les pompes de forage existantes sont conservées et leur capacité après ajout de la filière doit être vérifiée.
Filière de traitement et garanties
Le procédé prévu repose sur l’adsorption des micropolluants sur charbon actif en grains (CAG), complétée par la désinfection au chlore. Les filtres doivent être by-passables, avec un temps de contact d’au moins 15 minutes, une vitesse de filtration de 6 à 8 m/h, 50 crépines/m² et une hauteur de CAG maximale de 1 500 mm. Deux filtres sont prévus pour l’unité dimensionnée à 83 m³/h et un filtre pour celle dimensionnée à 17 m³/h. Le titulaire fournit la première charge de supports de traitement.
Le lavage automatique mixte air-eau comprend détassage à l’air de 1 à 2 minutes, lavage à contre-courant air et eau de 8 à 10 minutes, puis rinçage à grand débit de 7 à 8 minutes. Les eaux sales sont stockées et décantées avant rejet ; la bâche est dimensionnée pour le cycle le plus contraignant et équipée notamment d’une mesure de niveau, d’un turbidimètre, d’une régulation de débit réglée à 10 l/s, d’une vanne de confinement et d’une prise à boues. Un traitement complémentaire est prévu si nécessaire pour respecter les exigences de rejet. Le volume d’eau consommé ou rejeté par le procédé est limité à 3 % du volume traité en régime nominal.
Les performances garanties comprennent, en sortie de filtre CAG, un COT inférieur à 2,0 mg/l, une turbidité continue inférieure à 0,2 NTU avec arrêt ou recyclage au-delà de 0,5 NTU, les pesticides et métabolites pertinents sous 0,05 µg/l par substance et 0,20 µg/l en somme, ainsi que la somme des 20 PFAS sous 0,10 µg/l. En sortie d’usine, le chlore libre doit être réglable de 0,1 à 0,3 mg/l ; les THM doivent rester sous 100 µg/l, la couleur sous 5 mg/l Pt/Co, et l’eau doit être sans odeur ni saveur désagréable. E. coli et les entérocoques intestinaux doivent être absents dans 100 ml. Les exigences de rejet des eaux de lavage incluent la compatibilité du pH avec le milieu et l’absence de pollution visible, de dépôts, de coloration anormale, de moussage, d’irisation ou de nuisance olfactive.
Ouvrages, équipements et raccordements
Les prestations comprennent les locaux de traitement tout corps d’état, fondations et génie civil, réservoirs et bâches en béton, tuyauteries et robinetterie, pompage, filtration, dosage des réactifs, ventilation, chauffage, déshumidification, éclairage, équipements sanitaires, manutention, clôtures et aménagements extérieurs. Les matériaux en contact avec l’eau destinée à la consommation humaine doivent disposer d’un certificat sanitaire à jour ; les matériaux et matériels sont neufs et soumis à agrément.
Les bâtiments sont prévus à ossature bois, avec bardage bois et toiture végétalisée extensive. Les exigences indiquées incluent notamment un substrat de 4 à 12 cm et des performances thermiques U ≤ 0,25 W/m² pour les planchers bas, Uw ≤ 1,4 W/m².K pour les menuiseries, U ≤ 0,15 W/m².K pour la toiture et U ≤ 0,20 W/m².K pour les murs. Le local comprend aussi un aérotherme d’au moins 2 000 W, une ventilation insonorisée et une déshumidification à condensation.
Les conduites comprennent les raccordements aux réseaux existants, eaux brutes et traitées, réseaux de lavage, eaux pluviales et eaux de rejet. Les prescriptions distinguent matériaux et usages : PEHD comme solution de base en milieu sec à Bouxwiller, inox 304L à Griesbach, inox 316L en milieu humide de réservoir, et matériaux autorisés spécifiques pour les conduites enterrées. La vitesse dans les conduites est limitée à 2,0 m/s ; les accessoires en acier galvanisé sont interdits. Les dispositifs de stockage et de dépotage des réactifs comprennent rétention, détection ou limitation de remplissage, moyens de neutralisation, douche et lave-yeux.
Les installations électriques, automatismes et télégestion sont fournis, raccordés, programmés et mis en service, avec TGBT, tableaux, armoires, API, terminal tactile 10 pouces, capteurs, alarmes, éclairage, mises à la terre et protections contre les surtensions. L’automatisation doit être complète, avec commandes manuelles et mode dégradé. À Bouxwiller, la télégestion neuve de type SOFREL S4W couvre l’unité, les deux forages et les deux réservoirs ; les communications vers les forages passent par la 4G et les équipements des réservoirs sont reliés par liaisons filaires. À Griesbach, le poste S4W existant est déposé, vérifié puis réinstallé dans la nouvelle armoire. Les variateurs des pompes de forage sont identifiés comme prestations optionnelles ; les PSE de l’acte d’engagement portent aussi sur la tuyauterie inox, l’isolation biosourcée et des variateurs.
Les travaux de voirie représentent au minimum 350 m² sur un site et 100 m² sur l’autre, avec plateformes PF2 visées à EV2 ≥ 50 MPa. Sont également prévus la remise en état des espaces verts, leur entretien la première année, et la démolition de l’escalier existant en béton avec fourniture et pose d’un escalier en aluminium de 6 marches, largeur 1,2 m, avec palier et garde-corps. Sur le second site, le local existant est déconstruit après mise en service du nouveau ; les matériaux amiantifères et contenant du plomb sont pris en charge, triés et évacués en filières agréées, avec bordereaux BSDD via Trackdéchets.
Continuité, essais et livrables
Les installations existantes doivent rester en service jusqu’à la mise en service des nouvelles. Les coupures d’eau ponctuelles de raccordement sont planifiées avec l’acheteur et l’exploitant et ne peuvent dépasser 4 heures. La formation du personnel d’exploitation est prévue selon un programme validé avec l’exploitant ; le titulaire suit les réglages et performances en phase de mise au point, de mise en régime et d’observation, et intervient sous 24 heures en cas de dysfonctionnement majeur.
Les contrôles comprennent notamment les essais béton, l’étanchéité des réservoirs et bassins, les essais sous pression des conduites, l’inspection télévisuelle et les essais d’étanchéité des réseaux gravitaires, les essais de compactage et de portance, la vérification des capteurs, pompes, installations électriques et automatismes. Pour les bétons, le CCTP prévoit des éprouvettes et essais de résistance à 7 et 28 jours ; son chapitre 11 prévoit un lot de 12 éprouvettes par ouvrage, avec un minimum d’un lot par 100 m³ et par catégorie de béton, et un essai d’affaissement par camion-malaxeur pour le béton prêt à l’emploi. L’étanchéité des réservoirs est appréciée après 10 jours d’imbibition, puis sur 3 jours ; la perte moyenne admissible est de 0,5 l/m² de paroi mouillée par jour. Les conduites en charge sont éprouvées 30 minutes à 1,5 fois la pression de service, sans baisse de pression, avec un minimum de 10 bars pour les conduites sous pression.
Les livrables incluent études, notes de calcul, plans d’exécution, dossiers réglementaires, schémas et programmes, fiches techniques, procès-verbaux d’essais, notice d’exploitation et DOE papier et numérique (plans notamment en PDF et DWG). Les performances contractuelles doivent être démontrées avant réception ; les adaptations et renouvellements d’essais nécessaires en cas de performance insuffisante sont à la charge du titulaire.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
16/11/2026 à 14 h ou 19/11/2026 à 14 h
Lieu
Devant l’entrée du site des réservoirs, rue du Bastberg, Bouxwiller
Modalités
Attestation de passage délivrée après la visite et à joindre à l’offre ; à défaut, l’offre peut être déclarée irrégulière et écartée.
Échantillons
Modalités de livraison
À fournir avec les plans lorsqu’il est demandé par le maître d’œuvre ; nature, quantité, délai et conditionnement non précisés.
Produits à fournir
- Échantillonnage des équipements et matériels proposés, si demandé par le maître d’œuvre
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