Confortement d'un mur de soutènement
Travaux de confortement et de sécurisation
Le marché porte sur le confortement d’un mur de soutènement par curage, clouage et réalisation d’un parement en béton projeté armé. Les prestations comprennent les études, la préparation du chantier, les travaux de terrassement, les ouvrages de confortement, le drainage, les contrôles et la remise en état.
Préparation, études et installation
L’entreprise doit notamment réaliser :
- les plans d’installation de chantier, autorisations, balisage, signalisation, protections de la voirie et des parcelles en aval ;
- les études d’exécution et de détails de mission G3, comprenant notes de calcul, justification de stabilité, plans, méthodologie, phasage et planning ;
- la recherche et la détection des réseaux enterrés par inspections caméra, sondages, relevés et détections, avec établissement d’un plan de récolement ;
- les constats d’huissier, l’état des lieux des parcelles impactées et le relevé topographique initial ;
- l’amenée et le repli des foreuses, nacelles, échafaudages et autres matériels ;
- le curage, le nettoyage, la dévégétalisation et le dessouchage, ainsi que la préparation des plateformes par terrassement et évacuation des déblais.
Ancrages passifs
Les ancrages sont de type autoforant, avec scellement continu au coulis injecté en continu. Les forages à l’air et à l’eau sont proscrits. Les machines doivent être adaptées à une plateforme de largeur limitée et aux conditions d’accès, notamment depuis la voirie, la plateforme aval ou en technique acrobatique.
Les armatures doivent respecter la NF EN 14490, avec une limite élastique supérieure à 500 MPa et une résistance à la rupture par traction supérieure à 670 MPa. Le dimensionnement intègre une durée d’utilisation de 75 ans en sols moyennement corrosifs de classe III. Les têtes comprennent des plaques métalliques d’au moins 200 × 200 × 10 mm ou, localement, des croix de Saint-André en UPE 180 couvrant au moins 60 × 60 cm, en acier S275 minimum.
Le coulis de scellement est à base de ciment CEM III/C 42.5, avec un rapport pondéral C/E égal à 2. Chaque ancrage fait l’objet d’un bordereau de forage mentionnant les terrains traversés, la consommation de coulis, les venues d’eau et les incidents éventuels. Les paramètres de forage et d’injection doivent être enregistrés et la fiche détaillée de forage soumise à validation.
Les contrôles portent sur l’inclinaison, la mise en tension, la longueur d’ancrage, les paramètres de forage ainsi que la densité, la viscosité et la résistance à la compression simple du coulis. Deux essais normalisés d’arrachement préalables et au moins deux essais de contrôle non destructifs sont prévus, auxquels s’ajoutent les essais sur ancrages en service définis en cours de chantier.
Béton projeté, armatures et drainage
Le béton projeté est mis en œuvre par voie sèche, avec une granulométrie limitée à 10 mm. Il est de type C30/37, doit atteindre au moins 30 MPa à 28 jours sur cylindre normalisé et comporte un dosage en ciment de 350 kg/m³. Les aciers à haute adhérence sont de classe Fe E500, avec une limite élastique minimale de 500 MPa et certification AFCAB. Les treillis soudés sont de classe TLE 520 jusqu’à 6 mm et de classe supérieure à TLE 500 au-delà.
Un premier gunitage armé est réalisé avant le clouage, puis un contrevoile en béton projeté armé est lié au mur existant par scellements de barres HA et aux ancrages. Le parement, d’une épaisseur indicative de 20 à 45 cm et d’un ratio d’armatures d’environ 70 à 80 kg/m³, est laissé brut mais doit rester vertical ; les pertes, hors profils, gravats et excédents de béton sont évacués.
Le drainage comprend des barbacanes réalisées par carottage, constituées de tubes PVC crépinés de diamètre 80 mm, entourés de géotextile, d’une longueur minimale de 1,00 m, à raison d’une unité pour 4 m².
Quantités principales et finitions
La DPGF prévoit notamment 80 m² de gunitage armé, 190 ml d’ancrages inclinés de type R38-500 ou équivalent, correspondant à 29 unités, avec 26 plaques et 3 croix de Saint-André, ainsi que 80 m² de parement en béton projeté armé. Elle comprend également les essais, les prélèvements et analyses d’échantillons de béton, la remise en état des espaces verts, le nettoyage général, l’évacuation des terres et gravats et l’établissement et la diffusion des DOE.
Des auscultations topographiques avec cibles, des diagnostics visuels réguliers et des contrôles du fonctionnement du drainage sont réalisés pendant le chantier. L’entreprise remet avant travaux l’étude d’exécution complète, les plans de phasage et de détails ainsi que la méthodologie des ancrages, du béton projeté, des essais et du drainage.
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