Collecte en mer et transfert des sargasses fraîches
- Date limite
- 27 novembre 2026 à 17 h
- Localisation
- Martinique (972)
- Durée
- 1 an initial à compter du 1er bon de commande ; 1 reconduction tacite de 12 mois ; maximum 2 ans ; début et achèvement prévisionnels : 01/03/2027–01/03/2028
- Budget
- Non précisé
Collecte et transfert dans le secteur sud atlantique
Le titulaire intervient sur les secteurs maritimes des communes du Robert, du François et du Vauclin pour récupérer les sargasses fraîches interceptées par des barrages bloquants ou accumulées en fond de baie. La prestation comprend le lancement et le repli des moyens, la coordination, la collecte en mer et le transfert immédiat vers une barge de stockage ou un point de déchargement à terre. Le stockage, la réimmersion et l’évacuation depuis le point de déchargement vers les sites terrestres relèvent de marchés distincts.
Moyens et collecte
Le titulaire doit disposer en propre d’au moins un moyen spécialisé de ramassage et prévoir les capacités suivantes, avec des rendements et modes d’intervention distincts :
- type 1 : collecte mécanisée par navire spécialisé ;
- type 2 : collecte non mécanisée par navire polyvalent adapté ou configuré, de type yole de pêche ;
- type 3 : collecte mécanisée par navire spécialisé pour la collecte et le transfert.
Les sargasses doivent pouvoir être placées dans des big bags, filets, godets ou contenants équivalents permettant vidange, pesage et transfert. Le titulaire évalue le poids collecté par capacité et remet au maître d’ouvrage un suivi détaillé des tonnages par jour et par capacité. Le poids de référence est celui de sargasses fraîches, humides et égouttées pendant au moins 30 secondes.
Pour ce lot, le dimensionnement des équipes et des moyens doit permettre une capacité de collecte de 400 tonnes par semaine en période de crise. Une priorité est annoncée pour l’installation des barges au large du Robert et du François ; un point de réimmersion autorisé est décrit comme situé à 15 miles des côtes dans une précision de périmètre, mais à 20 miles dans une autre précision technique. La position applicable devra donc être confirmée par le maître d’ouvrage. Le transfert vers un ou plusieurs points de déchargement à terre reste également possible pour les trois communes.
Déclenchement, coordination et contraintes
Les opérations doivent pouvoir être assurées toute l’année : interventions renforcées d’avril à juillet, régulières de février à mars puis d’août à septembre, et ponctuelles d’octobre à janvier, avec adaptation aux variations des arrivages. La collecte est visée dans les 24 heures suivant l’échouement, avec un maximum de 48 heures ; les sargasses sont transférées immédiatement. Un dépôt temporaire en sacs près des barrages n’est admis que dans certains cas et pour 24 heures au plus.
Le lancement inclut l’amenée et le repli des capacités et matériaux nécessaires, ainsi que la vérification de l’accessibilité des sites. La coordination suit les tonnages, distances de déplacement et durées de travail des moyens de transfert (environ 4 heures à la demi-journée ou 8 heures à la journée), et organise l’interface avec les opérateurs de stockage ou de transfert afin d’éviter la saturation. Les données sont communiquées au maître d’ouvrage à sa demande et peuvent faire l’objet de contrôles de terrain et de réunions de cadrage.
Le titulaire récupère aussi, dans la limite de la présence de ses moyens sur la zone et de leur capacité maximale d’emport, les sargasses collectées et livrées par d’autres opérateurs publics, notamment communaux. Le transfert à terre s’arrête au point de déchargement désigné par le maître d’ouvrage.
Sécurité des interventions
Les navires doivent être professionnels et disposer des titres de navigation requis ; les conditions d’exploitation, notamment les distances d’éloignement et le chargement maximal, doivent être respectées. Le personnel doit avoir les qualifications et autorisations nécessaires, des vêtements de travail et EPI agréés, et l’équipe comprend des salariés formés aux premiers secours. Le titulaire établit un plan écrit de prévention avant le début des travaux, le fait signer chaque année et fait respecter les consignes aux éventuels sous-traitants. Pour les interventions exposant aux sargasses décomposées ou aux boues, les opérateurs concernés sont formés à l’usage des EPI et détecteurs H2S ; les détecteurs individuels ont des alarmes à 5 ppm et 10 ppm, et les attributions, incidents et relevés font l’objet d’un suivi documenté. Le CCTP précise que la collecte de sargasses fraîches ne comporte ni macro-déchets ni risque d’émanations, contrairement aux sargasses putréfiées.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Non précisé
Modalités
Visite préconisée. Les candidats peuvent solliciter la présence du maître d’ouvrage, qui définira alors les jours et horaires.
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