Alimentation en eau potable et sensibilisation aux usages
Accès temporaire à l’eau potable et accompagnement des habitants
La prestation concerne au minimum 55 bidonvilles ou terrains de stabilisation par an, avec une évolution selon l’apparition ou la disparition de sites. Elle combine études techniques, raccordements temporaires, gestion des compteurs et réseaux, maintenance, retrait des installations et accompagnement des habitants.
Préparation et diagnostic
Le titulaire fait valider ses méthodologies et fournitures avant le démarrage : pose et dépose des canalisations, points de distribution, essais, rinçage, désinfection, raccordements, stockage, mobilisation communautaire et campagnes de sensibilisation. Les tuyaux, raccords PEHD et composants des points de distribution sont soumis à demande d’acceptation et visa.
Pour chaque site non raccordé licitement, le titulaire réalise, en coordination avec la Direction du Cycle de l’Eau et les opérateurs DOPEA et VEOLIA, une étude des options de raccordement temporaire. Les solutions doivent être légères, rapidement réversibles, ne pas dégrader le foncier et garantir un accès continu et sécurisé à une eau potable de qualité.
Le rapport de diagnostic comprend notamment :
- la synthèse du contexte naturel, des circulations piétonnes et véhicules et du circuit de collecte ;
- un plan PDF localisant les usagers vulnérables et sensibles ;
- un plan PDF du point de raccordement envisagé, des tracés possibles et des points de distribution ;
- la justification du nombre de points et du diamètre de canalisation ;
- un détail estimatif des quantités et, si plusieurs études sont commandées simultanément, une proposition de phasage, de priorisation et de calendrier.
Raccordement et distribution
Le titulaire assure le raccordement temporaire au réseau public et pose le matériel fourni par l’exploitant : compteur, socle béton antivol, raccord adapté à une bouche incendie, un poteau incendie, une ventouse ou une vidange, avec clapet anti-retour. Il installe la desserte post-compteur jusqu’à un ou plusieurs points de distribution.
Les installations sont temporaires, mobiles et facilement retirables. Elles ne sont pas domiciliaires. Les points sont positionnés dans l’enceinte du site lorsque le foncier le permet, au plus près et en sécurité dans le cas contraire, avec au maximum 20 personnes par robinet. L’accessibilité des bornes incendie doit rester préservée et aucune eau stagnante ne doit subsister autour des points.
Après chaque installation ou modification, le titulaire transmet les photos, une vidéo après mise en eau attestant l’absence de fuite, l’analyse de l’eau avant raccordement et un plan de récolement PDF. Les installations appartiennent à Nantes Métropole ; leur gestion et leur maintenance sont déléguées au titulaire.
Le DQE fournit notamment des hypothèses de 15 études de faisabilité, 15 désinfections de branchement, 15 amenées et replis de ressources, 3 200 ml de branchement aérien non calorifugé DN 25, 600 ml DN 30 et 10 ml DN 40, ainsi que 350 ml de branchement calorifugé DN 25, 100 ml DN 30 et 10 ml DN 40. Il prévoit aussi 25 points de distribution de 1 à 3 robinets, 10 points de 4 à 6 robinets, 5 points de 6 à 10 robinets, 6 robinets supplémentaires et 10 déposes de points existants. Ces quantités servent au détail quantitatif estimatif et au jugement des offres.
Compteurs, maintenance et suivi
Le titulaire reprend les abonnements des compteurs existants, souscrit les abonnements temporaires et paie les consommations ; ces frais sont remboursés sur présentation des factures. Il relève chaque compteur mensuellement et transmet un reporting indiquant notamment le site, l’opérateur, le numéro de compteur, le relevé et sa date, la consommation par personne, le nombre d’habitants, les observations, l’évolution des consommations et le travail de mobilisation communautaire.
La consommation de référence est estimée à 110 litres par jour et par personne dans les bidonvilles sans toilettes ni douches régulières et à 150 litres par jour et par personne dans les terrains de stabilisation équipés de blocs sanitaires. Les sites nouvellement équipés font l’objet d’un passage au moins tous les 15 jours pendant les deux premiers mois, puis d’une visite mensuelle sur chaque site. Le titulaire intervient en cas de casse, fuite, surconsommation ou dysfonctionnement et remplace les équipements dégradés ou volés. Les réparations de maintenance sont limitées à 7 mètres linéaires ; au-delà, les prix travaux du BPU s’appliquent.
Accompagnement et retrait
Le titulaire associe les habitants, échange en roumain ou avec un interprète, travaille avec les opérateurs déjà présents et recherche une information collective et équitable. Il évalue l’acceptabilité, prépare l’implantation, sensibilise à l’hygiène, au stockage, au nettoyage, à l’entretien, à l’usage de la ressource et à l’alerte en cas de fuite. Chaque ménage reçoit 2 jerrycans de 20 litres, dont un avec robinet. Des séances collectives de promotion de l’hygiène et une veille régulière sont organisées.
En cas de mauvaise gestion, maintenance récurrente, dégradation ou difficulté de partage, une intervention complémentaire est réalisée et intégrée au reporting ; toute campagne doit être préalablement validée par écrit par Nantes Métropole. Les installations sont retirées en cas de mésusage récurrent, de déplacement des occupants ou de fermeture d’un terrain. Les tuyaux déposés ne sont pas réutilisés et sont recyclés dans un centre agréé.
Matériaux, contrôles et livrables
Les matériaux respectent le Fascicule 71, sont agréés par Nantes Métropole, traçables et titulaires de l’ACS. Les tuyaux sont en PE100 PN16 à bandes bleues, ou PE100 RC PN16 certifiés PAS 1075 le cas échéant. Les raccords sont électrosoudés en résine RC ; le soudage au miroir exige une validation préalable. Les normes NF 114, NF EN 12201-1 à 5, NF T54-951, NF DTU 45.2 P1-1 pour les tuyaux calorifugés, NF EN 681 pour les garnitures et NF EN 1074 pour la robinetterie s’appliquent selon les équipements.
Après mise en œuvre, aucun essai de pression n’est demandé ; un contrôle visuel vidéo est réalisé après mise en eau. Les conduites sont nettoyées et rincées avec une vitesse d’au moins 1 m/s, jusqu’à obtention d’une eau claire, avec un renouvellement minimal d’un volume de canalisation. La turbidité à l’exutoire doit rester à moins de 0,5 NFU au-dessus de l’eau d’alimentation et sous 2 NFU.
La désinfection utilise un produit agréé : peroxyde d’hydrogène à 250 mg/l maximum pendant au moins 6 heures, ou solution chlorée à 10 mg/l pendant 24 heures. Une pompe doseuse, une mesure aval et la validation des produits par le fabricant sont requises. Le rinçage final renouvelle au moins 2 fois le volume de la canalisation.
Les prélèvements sont effectués au plus tard dans les 24 heures après nettoyage et désinfection, sur au moins deux points. Les analyses sont réalisées par un laboratoire agréé et portent notamment sur la turbidité, les paramètres organoleptiques, l’ammonium, les nitrites, le pH, la conductivité, Escherichia coli, les entérocoques, les coliformes et les bactéries aérobies revivifiables à 22 °C et 36 °C. En cas de non-conformité, vidange, désinfection et rinçage sont recommencés aux frais de l’entreprise jusqu’à obtention de résultats conformes.
Les livrables comprennent les diagnostics, reportings mensuels, bilans d’étape semestriels et bilan annuel qualitatif et financier. Le titulaire participe aux réunions de lancement, de suivi technique et aux comités communaux pertinents.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Marchés similaires
Autres appels d'offres proches encore ouverts.
Travaux sur le réseau d’eau potable
Communauté de communes Saint-Méen Montauban
Travaux sur réseaux d’assainissement et d’eau potable
Communauté Urbaine Caen la Mer, Eau du Bassin Caennais et Commune de Caen
Renouvellement et renforcement de canalisations d’eau potable
SIAEP de BRETTE/SAINT-MARS
Posez vos questions sur le marché
Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.