Viabilisation d’une extension de zone d’activités

Communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne - CAUVALDOR
Date limite
2 octobre 2026 à 12 h
Localisation
Martel (46)
Durée
110 jours ; préparation 30 jours ; travaux 80 jours ; réception au plus tard le 31 mars 2027
Budget
Non précisé

Une opération complète de viabilisation, livrée prête à construire

Les travaux concernent l’extension sud de la zone d’activités des Bourrières, avec desserte de trois parcelles d’environ 1 400 à 1 600 m². Ils comprennent les infrastructures routières pour véhicules légers et poids lourds, une aire de retournement, les accès aux lots, les réseaux publics, la gestion des eaux pluviales, l’éclairage, la signalisation, les aménagements paysagers, le récolement et la remise en état.

Préparation, installation et contraintes de chantier

Sont compris les installations et le repliement du chantier, le panneau d’information, les sanitaires, le bungalow de réunion, la signalisation temporaire, les déviations, le maintien des circulations et des accès aux riverains, commerces et services publics, ainsi que le constat d’huissier. Le panneau de chantier est prévu en 3 m × 2 m, en aluminium composite résistant aux UV et aux intempéries, sur structure bois contreventée avec fondation béton.

L’entreprise assure les DICT, les investigations complémentaires, le repérage et le marquage durable des réseaux, l’implantation, les relevés topographiques, les plans et études d’exécution, les notes de calcul, le PAQ, le PPSPS, le programme d’exécution, le mouvement des terres, le SOSED et les fiches produits. Les documents d’exécution doivent notamment présenter les altimétries NGF, profils, pentes, coupes types, structures, tranchées, réseaux et fondations.

La circulation est maintenue pendant les travaux, avec gestion des flux liés aux commerces, habitations et transports scolaires. Les réseaux existants et les ouvrages voisins sont protégés ; les intervenants à proximité des réseaux doivent disposer d’une AIPR. Toute dégradation est réparée aux frais de l’entreprise.

Terrassements, sols et matériaux

Les terrassements comprennent le sciage de chaussées, les purges, le décapage de la terre végétale sur 0,20 à 0,25 m, les déblais, remblais, empierrements, géotextiles, réglages, compactage et essais de portance. Les matériaux excavés sont réemployés après validation ou évacués en décharge avec chargement, transport et déchargement compris.

Les matériaux comprennent notamment :

  • 930 m³ de déblais et remblais sur site ;
  • 200 m³ de purges et matériaux rocheux de substitution, avec Dmax inférieur ou égal à 300 mm ;
  • 640 m³ de GNT 0/150 et 100 m³ de GNT 0/31,5 ;
  • 1 000 m² de géotextile non tissé de classe IV, certifié ASQUAL, avec résistance à la traction supérieure à 12 kN/m, allongement supérieur à 80 % dans le sens principal, perforation dynamique supérieure à 18 mm, poinçonnement statique supérieur à 1,8 kN et masse surfacique supérieure à 150 g/m² ;
  • 270 m³ de terre végétale décapée puis reprise sur stock.

Le compactage vise notamment 90 % de la densité sèche Proctor normal sur 30 cm pour certaines préparations, 95 % du Proctor modifié pour les couches support et remblais, ainsi que les objectifs AR1 et PF2. Sous voirie, les essais intermédiaires sont réalisés par couche de 50 cm et par tranche de 200 m², ou tous les 20 m pour une chaussée à deux voies ; la réception prévoit un essai par tranche de 200 m² ou tous les 20 m. Les rapports précisent la localisation, la méthode, les résultats et la signature du technicien habilité.

Les tolérances de nivellement sont de ± 2 cm pour le fond de forme des voiries ; les tolérances détaillées des arases, couches de forme et couches de réglage s’appliquent également. Les essais granulométriques et de caractérisation sont prévus à raison d’un essai par jour ou par 200 t pour les granulats.

Voirie et revêtements

La structure de voirie comprend notamment GNT 0/31,5, GNT 0/150, grave bitume et enrobés. Le dimensionnement est fondé sur un trafic de 50 poids lourds par jour et par sens, une durée de 15 ans, un taux d’accroissement de 0 % et un risque de 25 %.

Les quantités principales comprennent :

  • 130 m³ de grave bitume 0/10 classe 3 avec couche d’imprégnation ;
  • 530 m² d’enrobé noir BBSG 0/10 de 5 cm sur structure existante ;
  • 1 000 m² de BBSG 0/10 de 5 cm sur structure neuve ;
  • 130 m² de GNT calcaire 0/10 de 10 cm ;
  • 350 ml de bordures béton type T2.

Les travaux comprennent le rabotage mécanique sur 8 cm, le balayage aspirateur, les engravures d’extrémité de 9 cm sur 4 m aux raccordements, les couches d’imprégnation et d’accrochage, le transport calorifugé des enrobés, leur répandage, cylindrage et contrôle. Les températures minimales de répandage varient selon le liant ; le transport est inférieur à 2 heures sauf bennes calorifugées. Les contrôles portent sur le nivellement, la largeur, la compacité et l’épaisseur, avec un carottage par lot de 200 m². Pour les BBSG, le pourcentage de vides visé est de 4 à 8 % sur une épaisseur minimale de 6 cm.

Les bordures et caniveaux sont exclusivement préfabriqués, les solutions coulées en place étant proscrites. Ils sont de classe U, posés sur fondation béton B16, avec joints au mortier M20 dosé à 200 kg/m³ sans dépasser 250 kg/m³ ; la tolérance d’alignement est de 1 cm.

Eaux pluviales et coordination eau potable

La gestion des eaux pluviales repose sur trois noues paysagères en terre, raccordées gravitairement, assurant collecte, stockage temporaire et infiltration. Elles sont dimensionnées pour 30 l/m² de surface active et présentent les caractéristiques suivantes :

| Ouvrage | Longueur | Capacité indicative |
|---|---:|---:|
| Noue n°0 | 16 m | 9 m³ |
| Noue n°1 | 23 m | 12 m³ |
| Noue n°2 | 35 m | 16,5 m³ |

Les noues ont une largeur en fond de 0,50 m, une largeur en tête de 1,70 m, une profondeur maximale de 0,60 m, des talus à 1H/1V et une pente longitudinale comprise entre 0 et 0,70 %. Leur fond reste constitué du terrain naturel scarifié sur au moins 0,20 m ; aucun béton, géotextile ou matériau rapporté n’est admis au fond sauf prescription particulière. Les terrassements doivent éviter le compactage, garantir l’écoulement gravitaire et respecter les cotes, profils et capacités hydrauliques contrôlés avant réception.

Les branchements définitifs d’eau potable ne font pas partie du marché : ils sont réalisés par le SMECMVD ou son exploitant. L’entreprise assure toutefois la prise de contact, les réunions techniques, la coordination, le planning, la mise à disposition des emprises et des terrassements, ainsi que l’accès nécessaire aux interventions du concessionnaire.

Réseaux secs et ouvrages associés

Les réseaux comprennent la basse tension, l’éclairage public et les télécommunications. Les tranchées comprennent fouilles, blindages, pompages ou dispositifs d’évacuation des eaux, lits de pose, enrobage, grillages avertisseurs, remblaiement, compactage et réfection. En zone publique, le linéaire ouvert simultanément est limité à 30 m sauf accord spécifique. Les profondeurs minimales indicatives sont de 0,80 m sous zone non circulée et 1,00 m sous voirie.

Les quantités principales comprennent :

  • 190 ml de fouilles pour réseaux secs ;
  • 150 ml de PEHD Ø 63 pour l’éclairage avec câblette cuivre de 25 mm² ;
  • 45 ml de PEHD Ø 90, 85 ml de PEHD Ø 110 et 280 ml de PEHD Ø 160 pour la basse tension ;
  • 110 ml de LST 42/45 et 360 ml de LST 55/60 pour les télécommunications ;
  • quatre regards béton 50 × 50 et trois chambres L2T.

Les fourreaux TPC en PEHD sont conformes à la NF EN 61386-24, avec résistance à l’écrasement d’au moins 450 N, pose en couronnes de 25 ou 50 m jusqu’au diamètre 90 mm inclus et en barres de 6 m à partir du diamètre 110 mm. Les gaines LST sont en PVC rigide, conformes à la NF T54-018, avec tenue à l’écrasement d’au moins 450 N. Chaque fourreau reçoit un filin de tirage d’au moins 300 N, un essai de passage de jonc ou d’aiguille et une identification intégrée au DOE.

Les regards sont préfabriqués en béton armé, avec tampons en fonte ductile adaptés aux classes B125, C250 ou D400 selon l’emplacement. Les chambres de plus de 90 cm comportent des échelons et une crosse de descente. Les dimensions minimales sont de 50 × 50 cm avec 50 cm de hauteur, ou 132 × 54 cm avec 60 cm de hauteur pour les L2T.

Éclairage public

L’éclairage vise 20 lux moyens sur la voirie entre la RD et la fin de la raquette, avec une température de couleur de 2 700 K. Le DPGF prévoit quatre candélabres de 6 m, des massifs préfabriqués en béton et les raccordements jusqu’à la mise en service.

Les mâts sont ronds, en acier galvanisé à chaud avec thermolaquage, équipés de platines, crosses, passe-câbles et dispositifs antivandalisme. Les câbles sont de type RO2V ou équivalent agréé ; le tirage au treuil est interdit. La mise à la terre utilise une câblette de cuivre nu de 25 mm². L’armoire d’éclairage comprend protections, commande jour/nuit, horloge astronomique ou cellule photoélectrique, coupure générale, disjoncteurs, borniers repérés et réserves pour extensions. Les essais portent sur le fonctionnement, la coupure, la bascule jour/nuit, la tension, le courant et l’isolement, avec remise d’un rapport de conformité.

Les luminaires sont de type Eclatec ELIPT X ou similaire, IP65, IK08, classe I, IRC supérieur à 70, avec durée de vie L80B10 supérieure à 80 000 heures à 25 °C.

Aménagements paysagers et engazonnement

Les travaux comprennent la mise en œuvre de terre végétale, les prairies, l’engazonnement, l’entretien et les travaux de finalisation. Les épaisseurs moyennes de terre sont de 30 cm pour les espaces herbacés et vivaces, 50 cm pour les strates arbustives et 100 cm pour les strates arborées ; une fosse isolée d’arbre reçoit au minimum 1 m³.

La terre est analysée, épierrée, amendée si nécessaire et protégée contre le compactage et la contamination. Les stocks ne peuvent excéder 6 mois, 1,50 m de hauteur, et sont protégés par une couverture végétale. L’engazonnement prévoit une densité minimale de semis de 350 kg/ha, des semences livrées dans leur emballage d’origine, une réception au moins 6 semaines avant le semis, un semis entre le 1er avril et le 30 octobre hors conditions défavorables, puis un arrosage et un entretien comprenant au minimum 10 arrosages par an.

Le marché prévoit 1 660 m² d’engazonnement sur zones en reprise et 550 m² sur terre végétale, noues et secteurs similaires. La garantie de parfait achèvement est d’un an ; les travaux de finalisation sont prévus pendant un an et comprennent surveillance, arrosage, entretien des arbres, arbustes, haies, prairies et gazons, désherbage et prévention des maladies et ravageurs.

Signalisation

La signalisation comprend la dépose de l’existante, le prémarquage, l’effacement, la signalisation horizontale et la fourniture-pose de signalisation verticale. Le marquage horizontal inclut nettoyage, produits à froid ou à chaud, résine méthacrylate blanche bicomposante, microbilles et contrôles de rétroréflexion, visibilité de jour et adhérence. Les passages piétons, pictogrammes et logos sont traités en résine à froid de type 2H certifiée NF2, avec classes P6, S2, R3 et Q2.

Les panneaux verticaux sont certifiés NF et CE, de gamme petite, avec films rétroréfléchissants de classe 2 et durabilité de 10 ans. Les supports sont en acier galvanisé de diamètre 60/65 mm et d’épaisseur 3 mm ; les panneaux sont posés entre 2,20 m et 2,30 m du sol, avec béton de scellement dosé à 350 kg/m³ et maintien vertical pendant 48 heures. Le DPGF prévoit un marquage « Stop », un mât et un panneau AB4.

Qualité, déchets et réception

Le contrôle intérieur mobilise notamment un conducteur de travaux, un responsable du contrôle intérieur ou chef de chantier présent en permanence, un chargé d’essais et un topographe. Le PAQ définit les procédures, contrôles, points critiques et points d’arrêt. Les matériaux, granulats, géosynthétiques, graines, amendements, réseaux, bordures, revêtements et produits de signalisation font l’objet de fiches techniques, certificats ou attestations de conformité et, lorsque nécessaire, d’études de formulation.

Les déchets sont triés à la source, orientés vers le réemploi ou des filières agréées et suivis par SOSED, registres et bordereaux de suivi, y compris pour les terres inertes. Les déchets dangereux sont suivis via Trackdéchets. Le récolement est remis avant les opérations préalables à la réception en 4 exemplaires papier et 2 clés USB au format DWG, avec plans géoréférencés et réseaux classés A.

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Critères d'évaluation

PondérationCritère

Visite de site

Optionnelle

Date(s)

Non précisé

Lieu

Non précisé

Modalités

Visite facultative et fortement recommandée avant la remise de l’offre pour examiner le site, ses accès, son environnement et les contraintes techniques.

Échantillons

Requis

Modalités de livraison

Le CCAP prévoit la présentation de prototypes, d’éléments de construction ou d’échantillons, y compris ceux entrant dans la réalisation de locaux témoins ; les produits, quantités, lieu et calendrier détaillés ne sont pas précisés. Les fiches techniques, certificats et procès-verbaux d’essais demandés pour les matériaux ne constituent pas des échantillons physiques.

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