Terrassements pour liaison cyclable
- Date limite
- 9 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Doubs (25)
- Durée
- 110 jours ouvrés max (préparation 20 + travaux 90) ; délai optimisé du titulaire contractuel ; démarrage indicatif février 2027
- Budget
- Non précisé
Objet et limites des travaux
Le marché couvre la première phase de création d’une voie verte bidirectionnelle : les terrassements nécessaires à l’emprise sur les secteurs rocheux et de falaises des zones 4 à 8 et 10. Le revêtement des talus, les soutènements spécifiques éventuels et l’aménagement de la piste cyclable sont exclus et relèvent de marchés séparés.
Les tâches comprennent la préparation et l’installation du chantier, les accès et le balisage, les séparateurs lourds, la dépose de signalisation, le débroussaillage et l’abattage, les terrassements, le concassage et le stockage en vue du réemploi, puis le repli et la remise en état. Les quantités du DQE sont indicatives. Deux estimations du volume excavé apparaissent dans les pièces : le CCTP indique 2 400 m³ de déblais, dont 2 290 m³ de rochers ; le DQE prévoit 2 420 m³ de terrassements généraux, dont 2 170 m³ de plus-value pour rocher.
Installation, circulation et contraintes de chantier
L’installation comprend les zones de stockage, bureaux et base-vie, sanitaires, clôtures opaques, surveillance, maintien des accès, signalisation et barriérage des fouilles. Les installations sont déplacées selon le phasage si nécessaire ; les matériaux et déblais sont organisés en flux tendus, sans stockage de déblais la nuit. Les locaux comprennent notamment une salle de réunion de 15 m² et un local pour le personnel ; les WC sont raccordés au réseau existant.
Le chantier doit être isolé autant que possible de la circulation et peut être phasé avec maintien d’un seul sens de circulation. Les accès pompiers, riverains et collecte des déchets restent possibles ; les accès pompiers prévoient une largeur minimale de 3 m, 4 m au pied des façades et, en cas d’inaccessibilité, un tronçon neutralisé le long d’une façade limité à 20 m. Les poteaux et bouches d’incendie restent accessibles. Une astreinte de sécurisation fonctionne 24 h/24 et 7 j/7 avec intervention sous 2 h. Les accès aux propriétés, commerces et équipements, les cheminements piétons sécurisés et la continuité d’accessibilité PMR doivent être maintenus.
Sont notamment prévus au DQE : 450 m de séparateurs lourds, 30 m de clôture ou garde-corps à déposer, 305 m de sciage d’enrobé, 4 balises J4 et 1 panneau A19 avec pannonceau à déposer, 105 arbres à abattre, 1 450 m² de défrichage et 2 panneaux d’information de 1 m × 2 m. L’abattage concerne les arbres de diamètre supérieur à 0,20 m mesuré à 1 m de hauteur ; le dessouchage n’est pas inclus dans ce prix. Le défrichage concerne les végétaux de diamètre inférieur à 19 cm.
Terrassements, matériaux et contrôles
Le DQE prévoit 250 m³ de décapage de terre végétale, 150 m³ d’évacuation de matériaux impropres au réemploi, 100 m³ de remblais en matériaux bruts extraits, ainsi que le concassage de 1 170 m³ en 0/20 et 1 000 m³ en 0/80. Le concassage est effectué sur un site désigné dans un rayon de 6 km, avec stockage pour réemploi ultérieur ; l’entreprise fournit les caractéristiques granulométriques. Le stockage rocheux est décrit au CCTP au carrefour de la RD 5a et de la RD 465. Les déblais sont prioritairement réemployés sur site lorsque cela convient ; les excédents sont orientés vers des filières adaptées, en privilégiant valorisation et réemploi.
Le décapage de terre végétale porte sur 15 à 30 cm ; la terre est stockée en andain de moins de 1,5 m et protégée de la circulation. Un point d’arrêt après décapage permet le levé du fond de forme et la mesure du volume ; le délai prévu pour cette opération est d’une semaine. Les terrassements généraux suivent les profils en travers et cubatures validées. Les tolérances des profils de forme sont de ± 0,03 m en terrain meuble et ± 0,10 m en terrain rocheux ; celle des talus avant revêtement de terre végétale est de ± 0,10 m. L’emploi d’explosifs est strictement interdit.
Les matériaux de remblai ne doivent pas contenir, dans le mètre supérieur, d’éléments de plus de 0,25 m ; l’indice de plasticité est inférieur à 10 dans les 3 m supérieurs et à 25 dans les couches inférieures. Les remblais sont exécutés par couches après tassement de 0,20 m pour les déblais ordinaires et 0,50 m pour les déblais rocheux ; la densité sèche prescrite est de 95 % de l’essai Proctor normal. Le compactage des remblais rocheux est décrit par couches de 0,40 m au maximum avec cylindres à jantes lisses d’au moins 17 t ; les remblais meubles sont compactés par couches de 0,20 m au maximum avec cylindres à pneus lestables d’au moins 13 t. Le contrôle de compactage peut recourir aux essais de plaque, avec un rapport de modules au plus égal à 2,2 pour les remblais graveleux et rocheux. Le CCTP prévoit en principe 2 déterminations de Proctor modifié, 4 mesures de densité sèche et 4 mesures de teneur en eau ; les essais sont à la charge de l’entreprise. Le fond de forme est réceptionné avant la fondation ; son EV2 doit dépasser 20 MPa et EV2/EV1 doit être inférieur à 2,2.
Les déblais rocheux sont fractionnés pour favoriser leur réemploi et leur compactage. Les excavations, remblais, évacuations et volumes rocheux sont mesurés suivant les modalités du CCTP ; un point d’arrêt permet au service topographique d’acquérir le fond de forme dans un délai de 48 h. Les remblais provenant du site sont mis en œuvre après validation du maître d’œuvre.
Réseaux, implantation et livrables
L’entreprise réalise les DICT, le traçage et, lorsque les données sont incomplètes, la détection et la géolocalisation des réseaux. Pour un ouvrage rectiligne, les points de mesure sont espacés d’au plus 15 m ; les points singuliers sont relevés et les ouvrages ou branchements non cartographiés tous les 2,5 m au minimum ainsi qu’à chaque changement de direction. Les techniques de détection sont choisies selon les réseaux et l’environnement, puis soumises à validation. Le marquage suit le code couleur de la NF P 98-332 et fait l’objet d’un procès-verbal.
Le titulaire fournit pendant la préparation le planning et les plans de phasage, le plan d’installation, le PPSPS, le PAQ, les fiches produits, les demandes d’arrêté de voirie, les études géotechniques d’exécution de type G3 et le PV de traçage des réseaux. Il réalise aussi les études et plans d’exécution nécessaires. En fin de chantier, il remet le DOE complet, notamment les fiches produits, essais, études de béton armé, plans de récolement et bilan quantitatif des déchets. Le relevé des réseaux en fouille ouverte est assuré par le service topographique de GBM : préavis de 48 h requis ; une réouverture aux frais de l’entreprise peut être ordonnée si le relevé n’a pas été réalisé.
Végétation, espèces invasives et déchets
La zone de présence de Tulipe des Bois, espèce protégée, est mise en défens et le dispositif entretenu pendant le chantier. Les arbres et plantations conservés sont protégés ; sous le houppier, une couche de 20 cm de graviers 10/20, recouverte de plaques d’acier si des engins lourds circulent, est prévue. Les fouilles à moins de 2 m d’un tronc sont interdites sauf nécessité sur réseau, auquel cas le terrassement est manuel ; la coupe des racines est interdite.
La renouée du Japon est présente sur une station de la zone 4. Les traitements chimiques sont interdits ; la régulation prévue est manuelle, par arrachage ou coupe sélective selon le site. La coupe indiquée pour cette station se fait à 10 cm du sol. Aucun fragment ne doit être dispersé dans le milieu naturel. Les rhizomes arrachés sont orientés vers une filière agréée, avec justificatifs ; les parties aériennes ne sont pas transportées vers d’autres sites. Les prescriptions spécialisées prévoient, selon le protocole retenu, le bâchage, la contreplantation et un suivi avec 4 à 5 passages par an, ou le décaissement de 0,70 à 1,50 m, l’évacuation vers une plateforme autorisée, la pose éventuelle d’un géotextile biodégradable de 1,5 kg/m² et le remblaiement en matériaux sains. Les interventions sont consignées dans un registre ; les terres de remblai doivent être exemptes de renouée et autres espèces exotiques envahissantes.
Le titulaire fournit un SOSED et un plan de gestion des déchets avec tri à la source, traçabilité et valorisation d’au moins 70 % des déchets générés. Les déblais rocheux sont stockés pour concassage et réemploi ; les terres excavées et débris sont suivis par bons de transport, bordereaux et certificats de valorisation ou de mise en décharge, transmis chaque semaine pour le registre Trackdéchets. Les dépôts, abandons et brûlages de déchets sont interdits. Les matériaux volatiles sont protégés par des filets.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Chantier, le long de la RD 70 entre le Centre Croppet et le chemin des Tilleroyes
Modalités
Le règlement indique une visite facultative mais conseillée, à organiser aux frais du candidat. Le CCTP indique néanmoins que l’entreprise est réputée avoir visité les lieux avant la remise de l’offre ; les pièces divergent sur son caractère obligatoire.
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