Schéma directeur et étude patrimoniale du service d’eau potable
- Date limite
- 10 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Loire (42)
- Durée
- 12 mois initiaux ; 1 reconduction tacite de 12 mois ; maximum 24 mois
- Budget
- Max: 430 000 €
Diagnostic et connaissance patrimoniale
La mission établit l’état du service d’eau potable, de ses ouvrages, équipements, réseaux et données, puis construit un outil de diagnostic et de programmation. Le périmètre technique décrit comprend notamment 327 km de réseau, 2 stations de traitement, 24 réservoirs et 30 cuves représentant 16 186 m³ de capacité, 13 stations de pompage, 82 compteurs et débitmètres de sectorisation, ainsi que 741 poteaux incendie, 8 bouches incendie et 9 réserves incendie.
La première phase rassemble et analyse les données, les consommations, les interventions et les informations d’exploitation. Elle comprend le diagnostic des ouvrages et équipements, des filières de traitement, des capacités de stockage et pompage, des comptages et des réseaux. Sont notamment examinés les consommations électriques et de réactifs, les performances de traitement, les risques sanitaires, les incidents des cinq dernières années, les fuites, les pressions, les temps de séjour et les conditions de défense incendie. L’analyse de la qualité de l’eau porte notamment sur les résultats des trois dernières années.
Les plans et inventaires sont vérifiés et actualisés dans le SIG, avec intégration des données au format shape selon le modèle de données fourni. Les livrables cartographiques couvrent notamment les canalisations, matériaux, diamètres, organes, ouvrages, abonnés et secteurs. Les données de localisation des ouvrages doivent atteindre une précision inférieure à 1 m en XY et à 1 dm en Z. L’analyse patrimoniale comprend aussi l’Indice réel de Connaissance et de Gestion Patrimoniale des Réseaux et les pistes de progression.
Sectorisation et mesures
La deuxième phase définit les secteurs, leurs comptages, les conditions d’acquisition et un programme de mesures. Le pas d’enregistrement prévu pour la sectorisation est au maximum d’une heure. Après validation, le titulaire prépare les pièces techniques, graphiques et financières pour les opérations de comptage télégéré et peut assister la collectivité en maîtrise d’ouvrage. La fourniture et la pose des compteurs ou systèmes de télégestion sont exclues ; la collectivité assure l’analyse des offres et le suivi des travaux. Le remplacement des organes non fonctionnels relève de l’exploitant.
La campagne hydraulique mesure notamment débits, niveaux de réservoirs, pressions et durées de fonctionnement des pompes. Le DQE prévoit les quantités suivantes : 10 mesures de débit sur comptages non télégérés, 5 sur compteurs de gros consommateurs, 24 niveaux de réservoir, 40 mesures de pression, 10 durées de fonctionnement de pompes ou groupes de pompes, 150 mesures télégérées et 4 installations temporaires de débitmètres externes. Les enregistrements couvrent au minimum 10 jours communs, à un pas de temps maximal de 5 minutes, avec une relève intermédiaire. Si la campagne est inexploitable faute de données, elle est recommencée aux frais du titulaire.
Les mesures de chlore prévues au DQE comprennent 60 mesures ponctuelles, 13 mesures sur 24 h à l’aide d’analyseurs télégérés et aucune unité prévue pour les mesures sur 24 h nécessitant un analyseur à équiper. La prestation de campagne et d’évaluation de la qualité de l’eau est réalisée sur commande expresse de la collectivité. Les mesures continues sont acquises au pas de cinq minutes ; en cas de relevés manuels, la fréquence est horaire. La modélisation de la qualité comprend une carte du chlore, l’évolution modélisée des teneurs et une carte du CVM.
Modélisation, formation et sécurité sanitaire
Le modèle hydraulique informatique doit être compatible avec EPANET, intégrer les ouvrages, être compatible avec le SIG et permettre aux exploitants de réaliser des simulations et mises à jour. Les écarts de calage admis ne dépassent pas ±3 mCE pour les pressions, ±10 % pour les débits et ±10 cm pour les niveaux des réservoirs. Les simulations portent notamment sur les pressions, débits, stockage, temps de séjour, fuites, interconnexions et défense incendie. Pour chaque poteau incendie, le modèle vérifie la possibilité de fournir 30 m³/h puis 60 m³/h à 1 bar pendant 2 heures ; le débit maximal disponible à 1 bar est également estimé.
La formation, fondée sur le modèle et sur des cas concrets du réseau étudié, doit rendre les agents capables d’extraire des résultats, de simuler des évolutions de réseau et de mettre à jour le modèle pour les modifications usuelles d’exploitation.
La phase PGSSE décrit le système de production et de distribution, identifie les dangers et événements dangereux, cote et hiérarchise les risques, évalue les mesures de maîtrise existantes et détermine les risques résiduels. Elle produit un plan d’action priorisé, avec mesures, responsables et délais, ainsi que des outils de surveillance, de suivi des actions et de gestion de crise. Des résumés sont établis à destination de l’ARS et du préfet, ainsi que du grand public.
Scénarios et livrables
La phase finale compare des scénarios d’amélioration de la qualité de l’eau, du rendement, de la gestion patrimoniale, de la desserte des zones urbanisables et de la défense incendie. Elle hiérarchise le renouvellement des réseaux et équipements, évalue les effets attendus sur les pertes et les pressions et formalise un programme de travaux par étapes. Les besoins futurs sont évalués à l’horizon 2050 ; le schéma directeur couvre la période 2028-2043.
Les rapports de phase, modèles informatiques, paramétrages, SIG, plans, synoptiques et fiches d’ouvrages ou de travaux sont remis sous des formats modifiables. Les livrables SIG sont fournis en SHP, projection Lambert 93 CC46, et les plans ou croquis en DWG.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Installations du service d’eau potable
Modalités
Dans le cadre de la phase 1, le titulaire doit réaliser les visites des installations en heures ouvrées, accompagné d’une personne du service chargée de l’exploitation. Il prend rendez-vous avec la régie de l’eau de l’Ondaine.
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