Réseau de chaleur géothermique
- Date limite
- 15 décembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Île-de-France
- Durée
- 27 ans et 6 mois à compter de la notification ; études et travaux : 2 ans et 6 mois ; exploitation : 25 ans
- Budget
- Estimation: 320 000 000 €
Conception, réalisation et exploitation d’un réseau de chaleur
Le concessionnaire conçoit, finance, construit et exploite le réseau public, ses moyens de production et les ouvrages de distribution. La prestation couvre la commercialisation du service, le raccordement et la desserte des abonnés, ainsi que l’entretien, la maintenance, le gros entretien et le renouvellement des biens affectés au service. Elle inclut la production et la fourniture de chaleur pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, la relation avec les abonnés et le développement du réseau.
Production et mix énergétique
La production s’appuie principalement sur une géothermie profonde au Dogger, dont la puissance récupérable est estimée autour de 12 MW, complétée par une ou plusieurs pompes à chaleur (puissance au condenseur estimée à 6 MW) et, si nécessaire, une chaufferie d’appoint-secours. L’import éventuel de chaleur depuis un réseau existant peut être proposé à hauteur de 15 MW ou 23 MW ; l’offre peut aussi prévoir des mesures conservatoires pour permettre un import ultérieur. D’autres solutions renouvelables peuvent être proposées. Le taux minimal d’énergies renouvelables et de récupération demandé est indiqué dans les clauses environnementales.
L’offre doit justifier l’architecture de puits retenue par comparaison avec les solutions alternatives, en précisant débits attendus, hypothèses de températures d’exhaure et de retour, risques géologiques, mesures de sécurisation des performances et choix des matériaux de casing. Elle présente aussi les moyens d’appoint et de secours et leur articulation avec la géothermie et l’éventuel import. Une chaufferie gaz de plus de 20 MW peut, sous les conditions précisées pour le dossier ICPE, entraîner des démarches complémentaires à prévoir.
Réseau, travaux et raccordements
Le réseau prévisionnel représente environ 35 km au total ; le tracé étudié estime environ 25 km de création sur Antony, tandis que le tracé de Bourg-la-Reine doit être étudié par les candidats. Le projet vise des points de livraison potentiels estimés à 132 sur Antony et 113 sur Bourg-la-Reine. La consultation demande un plan de réseau en PDF A3 sur fond OSM gris, avec nord en haut, noms de voies lisibles, phases de pose différenciées, diamètres nominaux, points de raccordement proportionnels aux puissances estimées et renvois numérotés vers les études. Un plan SIG Shapefile en Lambert 93 doit également présenter au minimum longueurs et diamètres des canalisations, chambres de vannes et dates prévisionnelles de pose.
Les études et travaux portent notamment sur la centrale géothermique, les moyens d’appoint-secours, les canalisations, branchements, extensions et sous-stations. Le concessionnaire est maître d’ouvrage des travaux de raccordement et d’extension. Un branchement est limité à 50 mètres linéaires ; au-delà, la canalisation relève d’une extension. Il étudie les prospects, vérifie la compatibilité des raccordements, estime travaux et coûts, puis présente au délégant les études de raccordement avant leur agrément lorsque requis.
Les travaux doivent intégrer les interfaces avec les autres réseaux et projets urbains, les contraintes de voirie et de circulation, la sécurité des personnes et la limitation des nuisances et coupures. Les points de passage complexes comprennent notamment des traversées d’autoroutes, de voies ferrées, d’un cours d’eau couvert et de zones de réseaux enterrés. Les travaux de réseau doivent être couverts par un plan d’assurance qualité, notamment pour les soudures et la pose, ainsi que par des dispositions de détection de fuites et de sectorisation par vannes.
Les réfections sont réalisées à l’identique ; déblais et tranchées ouvertes sont limités, les remblais sont réalisés à l’avancement et les fouilles protégées et balisées, y compris la nuit. Les contrôles et livrables comprennent les essais de compactage au pénétromètre jusqu’au fond de tranchée sur demande, les essais de fonctionnement, plans d’exécution et de récolement, notices de fonctionnement et de maintenance, DIUO et dossiers des ouvrages exécutés. Les réseaux sont géoréférencés en classe A ; les DT-DICT et ATU, investigations complémentaires, relevés topographiques et obligations liées au guichet unique sont pris en charge par le concessionnaire. Les documents d’ouvrages exécutés sont remis dans le mois suivant la réception, notamment sur papier et en DWG ; les plans et inventaires sont tenus à jour. Les essais de forage, épreuves hydrauliques, rinçages, passivation et mise en conservation des tubes font partie des opérations visées par les prescriptions de rejet.
Sous-stations et limites d’intervention
Le concessionnaire prend en charge le réseau primaire jusqu’aux équipements de livraison en sous-station : branchement, canalisations et isolation, organes de commande, régulation et sécurité, compteurs, échangeurs, et raccordement primaire. La limite de sa mission se situe aux brides ou vannes d’isolement des circuits secondaires ; les installations en aval, dont le circuit secondaire, relèvent de l’abonné. Le génie civil et le local sont généralement à la charge de l’abonné, selon les prescriptions applicables, avec une répartition des socles qui distingue bâtiments existants et constructions neuves.
Le cahier de raccordement donne, à titre indicatif, des températures primaires d’arrivée de 70 à 109 °C et de retour de 45 à 70 °C, pour un réseau basse pression dont la température maximale est inférieure à 110 °C. Pour le secondaire, il indique, pour les bâtiments neufs, un départ chauffage de 50 à 55 °C maximum et un départ ECS de 60 °C maximum ; pour les bâtiments existants, le départ chauffage peut atteindre 85 °C maximum et le départ ECS 60 °C maximum. Les températures de retour indiquées sont inférieures à 40 °C pour les bâtiments neufs et à 65 °C pour les bâtiments existants. Ces valeurs sont indicatives et les niveaux contractuels de livraison restent à préciser par les candidats.
Le local de sous-station doit permettre l’installation et la maintenance en sécurité, un accès permanent, une ventilation naturelle haute et basse, un point d’eau, une coupure électrique extérieure et une rétention. À titre indicatif, les surfaces minimales du local vont de 8 m² pour les plages de puissance inférieures à 500 kW à 40 m² pour une puissance de 4 500 à 5 000 kW ; les configurations intermédiaires et nombres d’échangeurs sont précisés dans le tableau technique. L’abonné prend notamment en charge les installations secondaires, leur traitement d’eau, filtration, désembouage et régulation.
Exploitation, maintenance et service aux abonnés
Le service comprend la livraison de chaleur pour le chauffage pendant la saison de chauffe et l’eau chaude sanitaire toute l’année, sous réserve des interruptions nécessaires à l’entretien. Les compteurs d’énergie thermique sont entretenus et vérifiés annuellement sur site par un organisme accrédité COFRAC ; un compteur reconnu inexact doit être remplacé dans le mois. Le concessionnaire entretient les échangeurs et ballons ECS inclus dans son périmètre et prend en charge la lutte contre la légionelle dans les installations qui lui sont confiées.
La maintenance préventive comprend des interventions systématiques et conditionnelles, une détection opérationnelle des fuites sur les ouvrages enterrés, la thermographie annuelle des armoires électriques en chaufferie et une campagne par rotation quinquennale dans les sous-stations. Les compteurs d’énergie thermique font l’objet d’un étalonnage annuel. Une GMAO tient l’historique des interventions et la maintenance des équipements ; le concessionnaire constitue un stock de pièces d’usure et de rechange et organise une permanence des équipes d’entretien et de réparation. Le petit entretien inclut les opérations et remplacements inférieurs à 1 000 € HT par opération non dissociable, valeur de référence au 30 septembre 2026, révisée annuellement. Le renouvellement des biens est à la charge du concessionnaire sans limite de montant, avec suivi annuel des recettes, dépenses et opérations du compte de renouvellement.
La continuité du service inclut une astreinte et un numéro joignable 24 h/24 et 7 j/7, un plan de continuité couvrant les défaillances de production et du réseau, ainsi que des solutions de secours. Pour les travaux de rénovation des réseaux existants entraînant une interruption supérieure à 48 heures, des chaufferies mobiles sont prévues pour alimenter les abonnés impactés. Le concessionnaire met à disposition un site internet et un espace client, une application mobile iOS et Android, des alertes et consommations consultables à un pas horaire au minimum, avec un historique glissant d’au moins trois ans. Il assure également le suivi des demandes, des informations en cas d’incident et de travaux, des bilans annuels par poste de livraison et des rendez-vous de suivi technique et commercial.
Système d’information et données
Le concessionnaire met en place un SI d’exploitation transparent et transférable, un SIG de réseau exportable en formats standards, un modèle hydraulique actualisé après les extensions, réhabilitations et modernisations, un système de télégestion et un dispositif de supervision. Les données de production, de réseau et de sous-stations sont accessibles au délégant ; un entrepôt de données est tenu à jour quotidiennement et conserve les données pendant la durée du contrat puis trois ans après son échéance. L’extranet est mis à jour mensuellement. Les outils comprennent notamment les données de consommation, puissances, températures, débits, pressions, incidents et interventions de maintenance. Le concessionnaire protège les données personnelles et sécurise le SI, organise les sauvegardes et prépare le transfert des applications et données en fin de contrat.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Sites ou installations à préciser dans la demande
Modalités
Visite commune possible sur demande, à soumettre via le profil d’acheteur avant le 5 novembre 2026 ; faisabilité évaluée par le SIMACUR. Maximum 3 personnes par opérateur, avec EPI (casque, chaussures de sécurité, gilet, bouchons et lunettes) et véhicule. Aucun signe distinctif de l’opérateur sur les visiteurs ou véhicules. Échanges limités à la description physique et fonctionnelle des sites et installations.
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