Réhabilitation d’une station d’épuration
Réhabilitation de la filière d’assainissement
Les travaux comprennent les études d’exécution, la fourniture et la pose des équipements, les terrassements et travaux de génie civil, les raccordements, la mise en service, les essais de garantie et la remise en état. La continuité du service d’assainissement doit être assurée pendant toute la durée du chantier.
Ouvrages et traitement
La station réhabilitée est dimensionnée pour 190 EH, environ 120 branchements, un volume moyen de 28,5 m³/j et un débit de pointe de 5,34 m³/h. Les charges nominales indiquées sont de 11,4 kg/j de DBO5, 22,8 kg/j de DCO, 17,1 kg/j de MES, 2,85 kg/j de NTK et 0,76 kg/j de PT. Les performances de rejet doivent respecter les seuils réglementaires applicables selon la charge reçue et les exigences du SDAGE Loire-Bretagne pour l’azote et le phosphore.
- Prolongement du réseau d’amenée par 24 m de PVC CR8 Ø 200 mm, avec tranchée, lit de pose, remblai et raccordements ; fourniture d’un regard préfabriqué en béton Ø 1 000 mm avec tampon fonte classe 400.
- Création du poste de refoulement n° 1 avec dégrilleur automatique vertical en inox 316L, entrefer de 20 mm, moteur IP55 et ensachage automatique. Fourniture d’une recharge de 50 sacs filtrants en polyéthylène (1 000 × 800 mm), d’un container PVC de 120 l et d’accessoires de rechange. Le poste comporte trois pompes, chacune alimentant un casier du filtre et délivrant au minimum 38 m³/h.
- Création d’un filtre planté de roseaux de 228 m², réparti en trois bassins de 76 m². Chaque bassin fonctionne 3 ou 4 jours puis reste au repos les 7 jours suivants ; une bâchée apporte 3,8 m³. Massifs en matériaux alluvionnaires roulés et lavés, avec graviers 2/8 sur au moins 50 cm et 10/20 sur au moins 10 cm, drainage inférieur en 20/60 sur 20 cm et drains PVC de diamètre minimal 125 mm, posés avec une pente de 1 %. Les bassins sont étanchés par géotextile anti-poinçonnement supérieur à 100 g/m², géomembrane PEHD d’au moins 11,4/10e et protection anti-racines ; plantation à une densité minimale de 4 roseaux/m². L’alimentation doit répartir les effluents uniformément sur toute la surface, à au moins 0,5 m³/h/m² au point le plus défavorable ; note de calcul préalable requise. La distribution prévue est en inox 304L avec au moins six points d’alimentation par bassin et plaques béton de dissipation de 1 × 1 m ; une solution enterrée en PVC est proposée en option.
- Conservation et reconditionnement du poste de refoulement n° 2 : deux pompes alternées, chacune d’au moins 5 m³/h, avec secours automatique, remplacement de la conduite d’alimentation du sprinkler et adaptation du dispositif d’accès. Le lit bactérien est conservé et son sprinkler remplacé ; note de calcul justificative à remettre avant travaux. Le clarificateur est conservé ; la conduite de recirculation est reprise et prolongée jusqu’au poste n° 1. La pompe de recirculation existante doit être vérifiée et remplacée si elle n’est pas adaptée.
- Création de fossés d’infiltration fonctionnant en alternance, avec alimentation depuis le canal de mesure et plantation de 25 saules. Le détail estimatif comprend 90 m de profilage de fossés. Fourniture d’un réseau interne d’eau potable en PEHD Ø 19/25 et de deux bouches de lavage incongelables près des postes de refoulement.
Équipements, aménagements et démolition
Une armoire électrique neuve reprend et commande les équipements de la station ; elle est dimensionnée avec une réserve de 20 % et intègre la télégestion. Celle-ci doit permettre le pilotage et la surveillance des ouvrages, l’optimisation du fonctionnement ainsi que l’enregistrement, l’archivage et la transmission GSM des données d’exploitation. Le titulaire fait contrôler l’installation par un organisme agréé et remet le certificat de conformité avant mise en service.
Le local d’exploitation est un chalet en douglas d’au moins 28 mm d’épaisseur, isolé, sur dalle en béton armé d’au moins 20 cm ; le poste de prix prévoit un local de 3 × 5 m. Il comprend deux parties indépendantes : une partie accessible depuis le stade avec accès, WC et lavabo PMR, et une partie d’exploitation avec armoire électrique, évier, paillasse, bureau, porte et fenêtre. Il doit aussi disposer d’éclairage, de prises, d’un chauffage hors gel et d’une évacuation des eaux usées.
Les travaux comprennent une voirie lourde pour les véhicules de curage et l’accès aux ouvrages (largeur minimale de 3 m), constituée d’un film anticontaminant, de 0,30 m de concassé 0/80 et de 0,10 m de concassé 0/31,5 ; le détail estimatif prévoit 375 m². S’ajoutent la dépose du portail et de la clôture existants, l’arrachage de 17 m de haie, le comblement de 20 m de fossé, une clôture neuve, un portail métallique à deux vantaux de 4 m de largeur minimale, une barrière herbagère en acier galvanisé de 4 m minimum, et l’engazonnement rustique des surfaces non occupées. La vidange et l’évacuation des effluents de l’ancien décanteur-digesteur doivent suivre une filière agréée ; l’ouvrage et ses annexes abandonnées sont ensuite démolis, évacués et comblés avec du concassé 0/31,5.
Organisation, sécurité et contrôles
L’accès aux ouvrages est soumis à l’accord et aux prescriptions de l’exploitant. L’entreprise fournit l’énergie nécessaire au chantier, vérifie si la puissance existante de 6 kW triphasé suffit aux nouveaux équipements et signale tout besoin de renforcement. Elle réalise les sondages géotechniques à la tarière, les plans et notes de calcul, les plans de génie civil visés par un organisme de contrôle, les plans des ouvrages exécutés, le DOE, le DIUO et le manuel d’exploitation.
Pour les interventions en espaces confinés, le titulaire justifie que les intervenants dans les réseaux disposent du CATEC ou d’un équivalent, prévoit les EPI, le détecteur multigaz, le masque sauveteur et le personnel chargé de la sécurité et de la communication avec la surface. Une ventilation adaptée est mise en place une heure avant toute descente. Les essais comprennent les vérifications d’étanchéité et d’écoulement, le fonctionnement des équipements et la répartition des effluents. Après hydrocurage, les réseaux gravitaires sont inspectés par caméra et soumis à un essai d’étanchéité à l’eau ou à l’air ; les regards et le poste n° 1 font l’objet de contrôles visuels et d’étanchéité. Le fond des filtres et leurs conduites d’évacuation sont éprouvés après pose de la géomembrane : le niveau d’eau ne doit pas baisser 24 heures après remplissage jusqu’à la couche drainante ; un pluviomètre est installé pendant l’essai. Les essais indépendants du réseau sont à la charge du maître d’ouvrage ; les réparations et répétitions d’essais après résultat insatisfaisant sont à la charge de l’entreprise.
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Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
29/10/2026 et 13/11/2026 à 10h00
Lieu
Station d’épuration
Contact
Commune de Varennes-lès-Narcy
Téléphone
03 86 69 10 87
Modalités
Prendre rendez-vous par téléphone ou par courriel. Faire signer le certificat de visite au début de la visite et le joindre à l’offre ; l’absence à la visite obligatoire rend l’offre irrégulière.
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