Réhabilitation du réservoir d’eau potable
Réhabilitation du génie civil et des équipements hydrauliques
L’opération associe le traitement des bétons et des revêtements, le remplacement de l’hydraulique, la modernisation de la télégestion et la remise en service du réservoir. Elle comprend les installations et la préparation de chantier, les échafaudages, les déposes et évacuations, les alimentations provisoires, la sécurisation et la continuité de l’alimentation en eau potable des villages par un by-pass, avec basculements selon le phasage. Sont aussi compris les réglages, la mise en service, les autocontrôles, le récolement et la remise en état des abords, espaces verts, clôtures et voiries dégradés.
Préparation des supports, réparations et revêtements
Les surfaces sont décapées à haute ou ultra-haute pression, ou par sablage. L’entreprise vérifie la cohésion du support, enlève les résidus et évacue les gravats. Les parties dégradées sont piquetées ; les réparations comprennent la passivation des aciers et le ragréage ou la reconstitution des bétons.
Les fissures visibles de plus de 0,3 mm après décapage sont ouvertes et nettoyées ; les armatures mises à nu sont brossées et passivées, puis une résine souple est appliquée et la fissure pontée par une toile armée sur au moins 20 cm de largeur. Les armatures corrodées sont dégagées jusqu’à l’acier sain, avec 10 cm d’acier sain de part et d’autre et 2 cm à l’arrière ; celles dont la section est réduite sont remplacées par des armatures de mêmes caractéristiques. Les reprises de béton sont réalisées avec un mortier hydraulique à haute adhérence de classe R4.
Pour l’intérieur de la cuve, les revêtements en contact avec l’eau potable doivent être de qualité alimentaire et disposer des justificatifs sanitaires requis. Le revêtement d’étanchéité est conçu pour assurer l’étanchéité malgré des fissures existantes ou à venir de 10/10 mm, les cycles de remplissage-vidange plusieurs fois par jour et les nettoyages usuels du réservoir ; il ne doit pas contenir de bisphénol ni de molécules reconnues comme cancérigènes. Les revêtements d’imperméabilisation intérieurs doivent être compatibles avec le support et les produits de nettoyage.
Les ravalements extérieurs comprennent le retrait des enduits non adhérents, la réparation des bétons, un revêtement anticryptogamique et des revêtements d’imperméabilisation de classe I2 sur les parois, à plus de 800 g/m², et de classe I3 sur les cuves et l’acrotère, à plus de 1 kg/m². Les ravalements intérieurs comprennent le nettoyage, les réparations, un revêtement anticryptogamique et deux couches de peinture acrylique microporeuse mate blanche. Les travaux extérieurs sont réalisés cuve vide. Les tuiles déposées lors du diagnostic sont reposées ; les tuiles fournies en remplacement sont de teinte et de forme similaires et collées au mortier. L’isolation thermique du réservoir est indiquée sans objet.
Hydraulique, électricité et télégestion
L’hydraulique existante est déposée et remplacée : conduites et supportages en inox 316L, vannes de sectionnement, robinets de prélèvement et traversées de parois par manchettes inox 316L ou fonte. Un by-pass extérieur en fonte est installé. Les conduites extérieures au réservoir sont en fonte ductile de qualité alimentaire ; les conduites intérieures sont en inox 316L de qualité alimentaire, avec tubes soudés d’au moins 2 mm d’épaisseur. Les brides sont prévues PN 16, y compris lorsque la pression ne dépasse pas 10 bars. Les vannes à opercule sont prévues pour une pression de service de 20 bars vanne ouverte et 16 bars vanne fermée. Les contacts entre inox et autres métaux nécessitent des joints diélectriques. Les conduites inox d’adduction, de distribution et de vidange/trop-plein reçoivent un calorifugeage destiné à protéger contre le gel jusqu’à −25 °C pendant plusieurs heures, pour un débit inférieur à 2 m³/h ; il est posé après validation de l’étanchéité des canalisations.
L’armoire électrique existante doit alimenter les sondes et poires de niveau, les capteurs anti-intrusion, le compteur existant ou un dispositif futur de comptage et l’éclairage, notamment LED. La prestation de télégestion comprend un coffret de type Sofrel S4W ou similaire, le câblage, le raccordement, le paramétrage et la mise en service. Les alarmes, informations de niveau et de comptage sont transférables par SMS à l’exploitant. La configuration prévue comprend une carte GSM/GPRS, 12 entrées numériques, 2 entrées analogiques et 4 sorties numériques ; les informations comprennent notamment l’intrusion, la présence du personnel, le manque d’eau, le trop-plein, la marche et le défaut de chloration, le manque de chlore, le niveau du réservoir et le report de trois compteurs de distribution. Le fonctionnement est prévu en automatique, sans surveillance.
Les travaux de serrurerie et menuiserie comprennent les études et dessins d’exécution, la dépose et l’évacuation des ouvrages existants, la fourniture, la pose, les réglages, les fixations, l’étanchéité, les raccordements d’alarme lorsqu’ils existent et les retouches anticorrosion. Les garde-corps ont une hauteur minimale de 1,10 m, avec main courante, sous-lisse et plinthe ; l’espace libre entre éléments ne dépasse pas 500 mm et la plinthe mesure au moins 100 mm, posée à 10 mm au maximum du niveau de circulation. Les garde-corps de cuve et extérieurs sont en inox 316L ; ceux des paliers techniques et escaliers en inox 304L. Une contre-porte barreaudée en inox 304L, ouvrant vers l’intérieur, est prévue en hauteur 2,25 m et largeur 1,40 m. Les portes extérieures comportent au minimum un isolant thermique, une serrure à canon européen compatible avec l’organigramme de l’exploitant, un ferme-porte et des grilles de ventilation avec protection anti-insectes. Les trappes de manutention sont équipées d’un barreaudage antichute.
Sécurité, essais et livrables
Les intervenants en espace confiné doivent disposer du CATEC. L’offre décrit le personnel qualifié et la procédure d’intervention, avec détection des gaz, ventilation par soufflage, harnais et dispositif d’arrêt de chute EN 795, trépied et treuil. Le contrôle de l’atmosphère est réalisé depuis la surface en trois points (haut, milieu, bas), pendant au moins une minute par point. Le masque autosauveteur décrit doit permettre une autonomie maximale de 32 minutes.
Le dossier d’exécution comprend les dessins des ouvrages, les notes de calcul de résistance et de stabilité, le planning et le plan d’installation de chantier. Le dossier de récolement comprend notamment les caractéristiques et cotes des canalisations, des plans à l’échelle 1/50, les plans « tel que construit », les dossiers techniques des équipements, les fiches des matériaux, les procès-verbaux d’autocontrôle et un rapport d’analyses d’eau par laboratoire agréé. Les éprouvettes et essais béton sont à la charge de l’entreprise ; en cas de résultats non satisfaisants, des auscultations dynamiques ou essais de chargement peuvent être demandés à ses frais.
Avant remise en eau, les mortiers, bétons et revêtements doivent être secs et polymérisés et la cuve nettoyée. Le remplissage d’essai est progressif, à une vitesse maximale de 1 m de hauteur d’eau par 24 heures. Après remplissage au niveau plus haut d’exploitation, une attente de 24 à 48 heures précède un essai d’étanchéité d’au moins 7 jours consécutifs, avec mesure du niveau. En cas d’échec, l’entreprise vidange, recherche et répare les défauts à ses frais, puis réalise un nouvel essai complet de 7 jours ; l’eau des remplissages d’essai dus à une défaillance est également à sa charge. Le CCTP énonce deux seuils distincts : pour l’essai d’étanchéité, une perte inférieure à 0,250 cm³/m² de surface mouillée par jour ou le respect des tolérances du fascicule 74 ; pour le contrôle associé au nettoyage avant mise en service, une mesure à J0 et une mesure contradictoire à J+7 avec un taux inférieur à 250 cm³/m² de paroi mouillée par jour, sans fuite ni suintement. La cuve est nettoyée, rincée et désinfectée ; le désinfectant est laissé au moins 48 heures avant vidange. Les analyses bactériologiques préalables à la mise en eau définitive, au minimum de type D1 plus l’oxydabilité à chaud au permanganate, sont à la charge du titulaire et réalisées par l’ARS ou un laboratoire agréé.
Pour les remblais de tranchées, les matériaux d’apport prévus sont de type 0/80 ou 0/31,5 ; le lit de pose peut être en sable non gélif 0/5 avec équivalent de sable supérieur à 80 %, ou en gravier roulé lavé 5/15 enveloppé dans un géotextile en présence de nappe. Le compactage vise q2 en assise de chaussée, q3 en partie supérieure du remblai et q4 en partie inférieure et autour de l’enrobage des canalisations. Un grillage avertisseur bleu détectable est posé sur toute la longueur des conduites d’eau potable.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
12 octobre 2026 à 9 h ou 19 octobre 2026 à 14 h
Lieu
Réservoir de Janvilliers
Modalités
Confirmer par courriel la participation à la Collectivité (accueil@cc-briechampenoise.fr) et à Cereg (l.petit@cereg.com) au plus tard le 8 octobre pour la visite du 12 octobre, ou au plus tard le 15 octobre pour celle du 19 octobre. Équipement de protection individuelle obligatoire ; aucune visite en dehors des dates prévues.
Échantillons
Modalités de livraison
Réaliser la surface témoin avant le début des applications ; elle est réceptionnée par le maître d’œuvre avant le démarrage des travaux d’étanchéité. Proposer les planches d’essai pour permettre le choix du RAL du revêtement extérieur.
Produits à fournir
- Surface témoin correspondant aux spécifications du marchéx1, minimum 1,00 × 1,00 m
- Planches d’essai pour le choix du RAL du revêtement extérieur
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