Réhabilitation d’un collecteur ø1000 par chemisage
Réhabilitation sans tranchée d’un réseau d’eaux usées
Le marché porte sur la réhabilitation d’environ 430 ml de collecteur en béton de diamètre intérieur 1000 mm, entre le boulevard d’Arbrissel et la route de Pouillé, sur l’avenue Maurice Tardat et le chemin des Trois Paroisses. Le périmètre comprend 387 ml de conduite posée en 1974, 43 ml posés en 2025, ainsi que 12 regards — 11 de 1974 et 1 de 2026. Les travaux doivent rétablir l’étanchéité des collecteurs et regards, le renforcement structurel et durable, la résistance à la corrosion et à l’abrasion ainsi que la qualité hydraulique.
Préparation et organisation
Les opérations préalables comprennent le curage soigné des collecteurs et branchements, les inspections télévisées, le pompage et le by-pass des effluents, l’épuisement éventuel des eaux de nappe, ainsi que le fraisage et la suppression des obstacles, dépôts, ferraillages apparents, joints pénétrants et corps étrangers. Le réseau est fortement ensablé, avec un dépôt estimé à environ 50 % de la capacité du tuyau; les déchets de curage doivent être transportés en centre agréé et les bons de pesée remis au maître d’œuvre.
Le titulaire fournit notamment les plans de tir et de by-pass, la note de calcul par tir sous logiciel 3R2014–V2, le mode opératoire, les procédures d’autocontrôle, les fiches techniques des matières premières, le DTA en vigueur et le planning d’exécution. Il installe une base vie proposée à proximité immédiate du chantier, à moins de 500 m, sous réserve d’approbation du maître d’œuvre.
Chemisage du collecteur
La réhabilitation est réalisée par chemisage continu polymérisé au moyen d’une gaine structurante préfabriquée en matrice tissée ou non tissée, en polyester ou en fibres de verre. La résine peut être époxydique, polyester ou vinylester, thermo- ou photodurcissable, colorée pour permettre le contrôle visuel de l’imprégnation et adaptée aux effluents, notamment à leur agressivité chimique. Les chemises préimprégnées sont livrées au fur et à mesure des besoins par camion réfrigéré.
La gaine doit reprendre l’intégralité des charges et efforts, en intégrant un module de flexion à long terme sur 50 ans, une ovalisation maximale de 4 % en état 2 et de 8 % en état 3, sauf valeur différente issue des ITV. Le dimensionnement considère notamment la nappe au niveau du terrain naturel en l’absence de données, les charges roulantes, une canalisation existante dont la résistance résiduelle est considérée comme nulle, un décentrage maximal de 20 mm, un désalignement maximal de 20 mm et une déviation angulaire maximale de 3°. La note de calcul est établie avec 3R2014–V2 et soumise au visa de la maîtrise d’œuvre.
Les tronçons mentionnés sont les suivants : 42,10 ml; 51,10 ml; 51,40 ml; 30,70 ml; 12,80 ml; 60,65 ml; 13,85 ml; 43,70 ml; 60 ml et 62,75 ml. Les contraintes comprennent notamment le maintien des accès riverains, des services et des circulations, la présence de pistes cyclables, de lignes de bus, de commerces et de réseaux raccordés aux regards.
Le procédé décrit par l’entreprise précise, par tronçon, la mise en œuvre de la gaine, la polymérisation, les pressions, les temps de chauffe et de refroidissement, les tolérances dimensionnelles, les cadences et l’étanchéité des raccordements et des liaisons gaine-regard. Les courbes de chauffe ou le temps de parcours du train de lumière sont enregistrés. En présence de nappe ou de milieu chimiquement défavorable, une enveloppe tubulaire peut être mise en œuvre pour éviter les contacts nuisibles pendant la polymérisation et le refroidissement.
Regards, raccordements et maintien en service
La réhabilitation des regards traite globalement les parois dégradées, les cunettes, les jonctions avec les canalisations et les venues d’eau. Elle peut utiliser du béton projeté, une résine projetée ou des coques préfabriquées. Les matériaux d’enduisage doivent être des micro-mortiers hydrauliques souples, imperméables, adhérents au béton et applicables sur support humide, avec une résistance garantie aux agressions chimiques, notamment au H2S, pendant au moins 20 ans.
Les injections ponctuelles comprennent la pose du manchon sous contrôle caméra, son gonflage, le test d’étanchéité joint par joint, l’injection de résine acrylique ou polyuréthane aqua-réactive, la gélification et les reprises jusqu’à obtention de l’étanchéité. Les raccordements existants sont repris depuis l’intérieur de l’ouvrage sans restriction d’écoulement.
Le réseau ne peut pas être arrêté. Le pompage doit pouvoir traiter un débit de pointe de 650 m³/h, avec une pompe de secours d’un débit au moins égal à la moitié du débit de pointe, disponible sous une heure. Le dispositif comporte une poire de niveau, une télésurveillance, une alerte de montée en charge et une cote maximale de 26,40 NGF. Les installations restent opérationnelles pendant les nuits, jours non ouvrés et jours fériés, avec une astreinte 7 jours sur 7 et une intervention sous une heure. Aucun rejet d’eaux usées vers le milieu naturel ou les réseaux d’eaux pluviales n’est autorisé.
Contrôles et livrables
Les inspections avant travaux sont réalisées selon la NF EN 13508-2 et donnent lieu à des rapports, photographies, points métriques, plans et vidéos informatiques. Les contrôles de fabrication et d’exécution sont réalisés par des organismes ou laboratoires indépendants accrédités COFRAC.
Un prélèvement est effectué sur chaque gaine et pour chaque tir. Chaque prélèvement est tracé par une fiche et une étiquette, doit rester en une seule partie et permettre de vérifier l’épaisseur structurante, l’épaisseur hydraulique maximale, le diamètre, le module, la contrainte et l’allongement. Il comporte au minimum 5 éprouvettes circulaires de 50 mm avec une tolérance de ±1 mm. Les essais de flexion en trois points sont réalisés par un laboratoire indépendant accrédité NF EN ISO 17025; l’échantillon est conditionné et envoyé au laboratoire au plus tard 15 jours après le dernier prélèvement selon le marché, avec protection anti-UV pour les résines photosensibles.
La réception comprend les essais d’étanchéité par tronçon selon EN 1610, les contrôles télévisuels indépendants, les essais mécaniques selon NF EN 11296-4 et ISO 178, ainsi que les reprises à la charge du titulaire en cas de non-conformité. Le DOE comprend notamment les plans de récolement au format DWG et papier au 1/200, les rapports et vidéos ITV, les procès-verbaux d’étanchéité, les fiches d’essais, les notes de calcul, les contrôles d’imprégnation, de stockage et de polymérisation, les fiches techniques, les photographies et le rapport des données de mise en œuvre.
Le chantier doit appliquer les normes NF EN ISO 11296 parties 1 et 4, NF EN 13566, NF 390, les prescriptions du Fascicule 70-1, du Fascicule 67 titre III, du RRR 98 de l’ASTEE et du guide CSTB applicable aux prélèvements. L’applicateur doit être certifié NF 390 et l’usine de fabrication des gaines certifiée ISO 9001.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Marchés similaires
Autres appels d'offres proches encore ouverts.
Posez vos questions sur le marché
Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.