Plantation de plants forestiers

Date limite
20 novembre 2026 à 21 h
Localisation
Régina (973)
Durée
12 mois ; 2 reconductions tacites d’1 an ; durée maximale : 3 ans
Budget
Max: 66 500 €

Mise en place de plantations forestières

La prestation comprend le piquetage des lignes, l’enlèvement et le transport des plants depuis les pépinières, puis l’ouverture des potets, la fertilisation et la mise en terre. La surface indiquée est de 13,5 ha, susceptible de varier, répartie en quatre unités de plantation. Le piquetage est estimé à 65,6 ares. Les quantités estimatives non contractuelles comprennent 7 500 plants dans chaque catégorie de potets et 3 000 plants de regarnissage.

Implantation et plantation

Le piquetage utilise une boussole, des jalons et un décamètre : petits jalons tous les 3 m et grands jalons d’au moins 1,50 m tous les 15 m. Les emplacements de plantation sont ensuite alignés à l’aide d’un câble ou d’une corde munie de repères espacés de 3 m. La densité théorique est de 1 111 plants/ha, avec adaptations ponctuelles possibles en cas de relief ou d’obstacles.

Le CCTP distingue les potets de moins de 1 litre des potets de plus de 1 litre ; le BPU désigne respectivement les catégories ≤ 1 litre et > 1 litre. La profondeur maximale est de 45 cm pour la première catégorie et de 35 cm pour la seconde. Avant le trou, une zone d’environ 30 × 35 cm est dégagée jusqu’au sol nu. Le plant est dépoté sans endommager la motte, placé verticalement, collet non enterré, puis le sol est remis en place et modérément tassé ; aucune cuvette ne doit se former.

Une fertilisation de fond de 50 g d’engrais NPK 6-7-10, ou équivalent, est prévue par potet, sauf consigne contraire de l’ONF. L’engrais est mélangé à de la terre au fond du trou, sans contact direct avec la motte et les racines. Les outils de plantation sont soumis à l’agrément du maître d’œuvre ; canne à planter et tarière thermique sont autorisées pour les plants en conteneurs si le trou convient à la motte. Une barre à mine peut être envisagée en terrain fortement caillouteux.

Plants, transport et regarnissage

Les plants doivent être sains, sans détérioration ni maladie, avec un système racinaire préservé, non enroulé et une partie aérienne saine. Le titulaire prévient la pépinière au moins 48 heures à l’avance, hors week-ends et jours fériés ; le retrait est organisé entre 7 h et 12 h. Les plants sont transportés de préférence le matin, arrosés avant transport et protégés contre l’écrasement et le dessèchement. La jauge temporaire, si nécessaire, est ombragée, drainée, arrosée et limitée à deux jours d’activité ; elle suit le principe « premier entré, premier sorti ». Un plant conservé plus de 48 heures en jauge est réputé non viable et ne peut être utilisé.

Les essences prévues comprennent Bagassa guianensis, Cordia alliodora, Diplotropis purpurea, Hymenaea courbaril, Platonia insignis, Sextonia rubra, Vochysia guianensis, Vochysia sabatieri, Aniba rosaeodora, Inga edulis, Heritiera utilis, Swietenia macrophylla, Andira coriacea, Enterolobium schomburgkii, Handroanthus serratifolius et Ocotea tomentolla. Les peuplements peuvent être purs ou mixtes ; la sélection des essences, leurs proportions et leur disposition sont arrêtées avant plantation de chaque unité et consignées contradictoirement. Le regarnissage remplace les plants manquants, morts ou non viables, aux mêmes emplacements et selon le maillage initial. L’objectif de reprise est de 80 % de plants vivants, évalué trois mois après plantation ; le regarnissage suit les mêmes contrôles et règles de mise en terre.

Suivi et contrôles

Les contrôles portent notamment sur la qualité des plants à la pépinière, le transport, la réception par fiches de suivi, le stockage et l’humidité des mottes, la préparation des plants, l’espacement, la profondeur, la position du collet, la rectitude, le rebouchage, le tassement et la fertilisation. Des plants peuvent être temporairement arrachés lors des contrôles puis remis immédiatement en terre. Chaque unité est réceptionnée indépendamment. La réception peut faire l’objet de réserves et d’une reprise des prestations ; une réfaction proportionnelle peut être appliquée aux imperfections admises en l’état.

L’état de la piste agricole empruntée pour l’accès est qualifié au début de la campagne et doit être restitué dans un état analogue ; elle doit rester praticable par des véhicules légers.

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