Orthophotographie hiver, lever LiDAR et photomaillage 3D
Acquisition et production géospatiale
Mission globale sur environ 676 km² du territoire de la Métropole de Lyon, comprenant une zone centrale de 52 km² et une zone périphérique de 624 km². Les acquisitions aériennes associent prises de vues verticales et obliques, orthophotographie couleur naturelle et infrarouge couleur, lever LiDAR concomitant et photomaillage 3D.
Prises de vues et orthophotographie
La caméra numérique doit produire des prises de vues verticales à une résolution native maximale de 5 cm/pixel et une orthophotographie à 5 cm. Les images obliques sont décrites par le candidat avec leurs résolutions et angles. L’orthophotographie finale doit respecter une précision géométrique planimétrique de classe 10 cm : EMQ cible de 8,8 cm, seuil S1 de 17,5 cm et seuil S2 de 26,3 cm.
Les recouvrements sont définis pour permettre la photogrammétrie, limiter les dévers et garantir le photomaillage. Le dévers maximal est de 18 % en zone périphérique et de 10 % en zone centrale. L’aérotriangulation s’appuie sur des points terrain et est livrée en RGF93/Lambert CC46 (EPSG:3946) avec altimétrie NGF-IGN69. Elle comprend les orientations, trajectographies, coordonnées des points et éléments nécessaires à l’exploitation photogrammétrique.
Les acquisitions doivent tenir compte des zones ZICAD et des autorisations DGAC, préfectorales et de photographier, que le prestataire obtient. L’offre comprend des plans de vol SIG avec GSD maximum et moyen, un scénario évitant les ZICAD et un plan spécifique pour la zone 069-003 en cas de refus de survol. Un rapport hebdomadaire de vol et de non-vol est remis pendant la période concernée.
L’orthophotographie doit être totalement exempte de nuages et d’ombres de nuages, sans zone inondée sur la voirie. Le traitement radiométrique préserve la visibilité du sol et des ombres, tandis que le mosaïquage limite raccords radiométriques, décalages, cisaillements, véhicules coupés, ponts déformés, flou, coulées de pixels et autres artefacts. Les ouvrages d’art et bâtiments visibles sont contrôlés et corrigés.
LiDAR et modèles numériques
Le lever LiDAR de base vise une densité d’émission de 30 points/m², avec une précision minimale de 10 cm en altimétrie et 20 cm en planimétrie. Les surfaces de contrôle comprennent au minimum 3 zones planes d’environ 25 m², un maillage au pas de 1 à 2 m et au moins une dizaine de points de canevas homogènement répartis. Les levés GPS doivent atteindre une précision comprise entre 2 et 5 cm.
Le nuage brut est calé géométriquement, corrigé du bruit et des points aberrants, puis colorisé. La classification de base distingue le sur-sol (classe 1) et le sol (classe 2), en excluant notamment les surfaces en eau et tabliers de ponts de la classe sol. Le MNT et le MNS sont continus, maillés au pas de 0,5 m et découpés selon des dalles de 500 × 500 m. Le MNT est interpolé par TIN à partir des points sol, avec lignes de contrainte, talwegs, fossés, berges, surfaces d’eau et altitudes arrondies au centimètre. Le MNS intègre bâtiments, végétation et ouvrages hors sol, également avec altitudes au centimètre.
L’option n°1 remplace le lever de base dans la zone centrale par une densité d’émission de 60 points/m² et alimente les MNT/MNS. L’option n°2 ajoute les classes points non classés, sol, végétation basse, moyenne, haute et très haute, bâtiment, eau et tablier de pont ; elle est indépendante de la densité retenue.
Photomaillage 3D et contrôles
Le photomaillage exploite les clichés verticaux, obliques et les données LiDAR. Les textures sont homogénéisées, les jointures de tuiles rendues invisibles et chaque niveau de détail adapté à son échelle. Le géoréférencement doit garantir une précision 3D inférieure à 3 pixels en XYZ, sans perte de résolution. Les artefacts liés aux objets flottants isolés, matériaux difficiles, structures trop fines ou objets en mouvement ne sont pas corrigés.
Les contrôles portent sur les recouvrements, l’homogénéité temporelle, les angles solaires, l’aérotriangulation, la précision planimétrique, les dévers, le mosaïquage, les ouvrages d’art et les bâtiments. Pour le LiDAR, ils couvrent complétude, précisions planimétrique et altimétrique, densité, attributs, artefacts et bruit.
Livrables, formats et livraison
Les données sont livrées en dalles de 500 m de côté en RGF93/Lambert CC46 (EPSG:3946) pour le CRAIG et la Métropole, puis en RGF93/Lambert-93 (EPSG:2154) pour le CRAIG. Les orthophotoplans sont fournis en TIFF avec compression sans perte et fichier .tfw, puis en GeoTIFF. Le nuage classé est livré en LAZ ; les MNT/MNS en ESRI ASCII Grid à 50 cm ; le photomaillage en 3D Tiles, OBJ avec index GeoPackage, ESRI I3S/SLPK et 3DML.
Les livraisons comprennent deux exemplaires des données de prises de vues, deux des livrables LiDAR bruts et trois des livrables finaux. Les supports neufs sont fournis par le prestataire. Le formalisme de livraison peut entraîner un refus sous 5 jours ouvrés et une relivraison jusqu’à conformité. Les données produites restent la propriété du CRAIG et de la Métropole de Lyon. Une garantie technique d’un an couvre la correction et la relivraison des produits défectueux.
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