Maintenance et travaux d’éclairage public et d’équipements basse tension

Date limite
30 octobre 2026 à 12 h
Localisation
Dinard (35)
Durée
1 an maximum ; 3 reconductions expresses d’1 an maximum ; durée totale maximale de 4 ans
Budget
Max: 3 220 000 €

Entretien et travaux sur les installations électriques extérieures

Le marché couvre l’entretien du patrimoine d’éclairage public et des équipements basse tension, ainsi que les travaux neufs, de rénovation et de modernisation. Le patrimoine indicatif comprend environ 3 800 points lumineux et 110 commandes d’éclairage, ainsi que 4 carrefours à feux tricolores, 5 panneaux à message mobile et 4 feux à LED.

Les interventions comprennent notamment :

  • la maintenance préventive — tournées nocturnes de recherche de foyers défectueux, relampage, vérifications électriques et mécaniques, diagnostics photométriques et mise en sécurité des installations dangereuses ;
  • le dépannage et la recherche de défauts sur les foyers, commandes et alimentations basse tension, avec réparations provisoires ou définitives ;
  • la création, l’extension, la modernisation et la rénovation de réseaux aériens ou souterrains, de coffrets, armoires, commandes, massifs, candélabres et points lumineux ;
  • l’éclairage sportif, la mise en lumière de bâtiments et du patrimoine architectural ou paysager, et des travaux sur la signalisation lumineuse tricolore et dynamique.

Une astreinte de sécurité fonctionne 24 h/24 et 7 j/7, y compris dimanches et jours fériés : l’entreprise doit pouvoir être opérationnelle sur le terrain dans l’heure suivant l’appel. Les interventions donnent lieu à une fiche signée par le représentant du maître d’ouvrage, avec l’appel, les horaires, le lieu, le type de maintenance, les défaillances, travaux, pièces remplacées et observations. Un procès-verbal est remis immédiatement après chaque intervention sécuritaire.

La maintenance préventive et corrective des abribus, panneaux d’affichage lumineux, PMV/PML, jalonnement dynamique, planimètres et panneaux de direction, radars pédagogiques et caméras de vidéosurveillance est exclue. L’alimentation et la protection basse tension, ainsi que la stabilité des supports de PMV/PML et de jalonnement dynamique, restent dans le périmètre. Les canalisations « neutre commun » et supports ENEDIS sont également exclus.

Réseaux, matériels et contrôles

Les fournitures doivent être conformes aux normes françaises, soumises à l’accord préalable du service Espaces publics et VRD et réceptionnées avant leur mise en place. Des matériels équivalents sont possibles sous réserve de garanties de qualité au moins identiques et d’un accord préalable. La collectivité peut réaliser ou faire réaliser des prélèvements de contrôle; les fournitures non conformes peuvent être refusées.

Les prescriptions couvrent les fourreaux, câbles, lampes, luminaires, accessoires, mâts et armoires de commande. Les luminaires LED sont à blanc chaud 3 000 K, avec photométrie adaptée, protection minimale IP44 et classe II; leur garantie minimale est de 5 ans. Les lampes et accessoires sont garantis un an. Les matériels thermolaqués doivent bénéficier d’un traitement adapté au bord de mer et les calculs des candélabres prennent en compte la zone littorale.

Pour les travaux de réseaux, le lit de pose en sable mesure au moins 5 cm, porté à 10 cm en terrain rocheux; la tranchée est de 0,3 m de large pour un câble ou fourreau. Les réseaux sont recouverts de 0,20 m de sable, avec grillage avertisseur rouge placé 0,20 m au-dessus. Le compactage des réfections s’effectue par couches successives de 0,20 m maximum et les chaussées, trottoirs et promenades doivent être restitués à l’identique. Les mesures prévues sur les installations nouvelles ou modifiées portent notamment sur l’isolement, la prise de terre, la tension, les intensités et le Cos µ; la valeur de terre exigée est inférieure à 10 ohms. Des contrôles électriques par organisme agréé et des contrôles de stabilité des mâts sont également prévus.

Le bordereau prévoit des campagnes de mesures photométriques selon EN 13201 sur 70 km de voirie et 10 km de cheminements piétons, avec mesures d’éclairement en trois points transversaux à 30 cm et de luminance à 1,5 m de hauteur et 60 m de l’observateur. Les livrables prévus comprennent un rapport, des plans A1 ou A0 et les mesures avec coordonnées GPS.

Géoréférencement et gestion patrimoniale numérique

Le titulaire assure le géoréférencement des points lumineux, armoires, coffrets et réseaux, ainsi que la géodétection des réseaux souterrains. Les plans géoréférencés sont demandés en classe A, à l’échelle 1/200, aux formats DWG (RGF93 CC48, X-Y-Z) et Shape SIG. Sur les tronçons rectilignes, l’intervalle entre points de mesure est au maximum de 10 m; il est resserré dans les courbes et les points singuliers sont relevés. Pour les ouvrages et branchements non cartographiés, le relevé est effectué tous les 2 m au minimum et à chaque changement de direction. Les investigations intrusives ne sont réalisées qu’après accord du maître d’ouvrage.

La base GMAO/SIG et les plans sont mis à jour pour les installations et interventions. Le bordereau prévoit notamment la mise à jour de 4 000 points lumineux, 200 coffrets/borniers, 120 armoires de commande, 200 chambres ou regards et 40 000 ml de réseaux. Les plans de récolement sont transmis en RGF93 CC48 et PDF, avec mise à jour de la GMAO; le délai prévu est de 8 jours ouvrés après la fin des travaux, ou exceptionnellement jusqu’à 10 jours ouvrés en cas de jours fériés et ponts.

Une GMAO/SIG avec cartographie Web, gestion du patrimoine, interventions et maintenance est aussi prévue : intégration et migration de données, historique, alertes de cohérence, suivi des interventions et fonctions mobiles. La solution doit être hébergée de manière externalisée, disponible 24 h/24, sécurisée et conforme au RGPD; l’offre de base prévoit l’hébergement externalisé, avec NIS2 obligatoire. Le CCTP demande que la GMAO/SIG et le téléservice DT-DICT soient opérationnels dans les 3 mois suivant la notification. La prestation comprend également la formation des utilisateurs, la documentation, la maintenance corrective, adaptative et évolutive du logiciel, ainsi que l’assistance fonctionnelle.

Suivi et déchets

Un rapport annuel d’activité documente le patrimoine, les travaux, les dépannages, les consommations, les non-conformités et l’évolution des installations. Le titulaire récupère les déchets liés aux travaux, notamment déblais, massifs, câbles, supports, luminaires, sources, coffrets et enveloppes; les lampes sont recyclées et les déchets sont cédés par contrat à une installation de revalorisation ou à un intermédiaire autorisé.

Préparez votre dossier

Critères d'évaluation

CritèrePondération

Marchés similaires

Autres appels d'offres proches encore ouverts.

Posez vos questions sur le marché

Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.